La police étouffe toute tentative de manifestation à Bujumbura

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Burundi: la police étouffe toute tentative de manifestation à Bujumbura – Belga

La police burundaise empêche mercredi toutes tentatives de manifestations hostiles au pouvoir dans les quartiers contestataires de Bujumbura.

Déployés en masse depuis presque deux semaines maintenant dans ces quartiers, les policiers interviennent systématiquement, à coups de gaz lacrymogène et de tirs de sommation, pour prévenir tout rassemblement suspect.

Ils pourchassent les manifestants jusque dans les moindres ruelles, alors que les grandes avenues sont désormais fermement sous leur contrôle et que toutes les barricades y ont été dégagées.

La tactique a un certain succès, puisque quasiment aucune manifestation d’importance n’était à signaler mercredi matin dans Bujumbura, après plus d’un mois de vive contestation populaire contre la candidature à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

La nuit a été une nouvelle fois ponctuée de tirs par intermittence. Dans la soirée de mardi, un véhicule a été attaqué à coups de cocktails molotov et incendié par des inconnus. Son chauffeur a été grièvement brûlé.

Une sensible augmentation des manifestations a été observée en province, avec des rassemblements anti-troisième mandat à Ijenda, à une trentaine de km de Bujumbura, à Mugamba (sud), à Matana (sud), à Gisozi (centre), et Kibumbu (centre).

Belga, le mercredi 3 juin 2015 à 11h51, http://www.rtbf.be/info

Publié le 3 juin 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Tout risque de tourner à l’ivoirienne ou à la burkinabé

    Malheureusement, impossible d’avoir des élections pacifiques, libres et impartiales. C’est clair comme de l’eau de roche, et cela depuis des mois, il est impossible de suivre le calendrier électorale proposé ou imposé. Même le prochain calendrier qui pourrait être bientôt craché. Le problème principal est celui d’une seule personne (le 3è mandat), avec une poignée d’acolytes co-coupables de meurtres, de détournements et de maux sans nom infligés aux Burundais et même aux étrangers. Mais ce problème en a appelé d’autres, et ça complique davantage la situation :
    – la répression meurtrière atroces contre des manifestants pacifiques
    – les montages de toutes sortes pour éliminer physiquement tous les opposants et les activistes de la société civile (jusqu’à monter un faux coup d’état)
    – les défections au sein de la CENI (qui sait qu’il ne pourrait y en avoir davantage ! )
    – l’utilisation des imbonerakure et autres tueurs à gages pour mâter l’opposition
    – impossibilité pour les partis de l’opposition et les indépendants de faire leur campagne électorale
    – une seule radio, celle de Gbagbo – il faut l’appeler ainsi – émet sur tout le territoire (la Radio Maria n’est pas à considérer), les autres ayant été délibérément saccagées : un projet ourdi depuis longtemps, avant même la fermeture de la RPA, puisque le faux coup d’état avait tout prévu pour faire taire toute vois discordante

    Tout cela disqualifie et affaiblit le camp Gbagbo – il faut l’appeler ainsi – si du moins ils ont encore la tête, car apparemment ils l’ont perdue depuis bien belle lurette

    Ainsi, quelques conditions minimales, pour ne pas les citer toutes, s’imposent pour qu’il y ait des élections libres, transparentes et apaisées :
    * le désarmement de la milice imbonerakure (or cela n’est pas à concevoir d’ici quelques mois), et ce n’est pas le camp Gbagbo qui va le faire, puisque c’est son chef-d’œuvre et son cheval de bataille. D’où un appel vibrant à ce qu’il y ait une sensibilisation urgente, par des articles et des conférences, pour qu’il y ait une force neutre d’interposition pour ce désarment
    * redonner aux citoyens le droit de manifester qui est reconnu par la loi au Burundi et la communauté internationale
    * ouverture des médias indépendants pour une couverture large et neutre, cela pour tous les concurrents pendant la période électorale
    * une force pour protéger les concurrents de l’opposition politique, les médias indépendants et leurs journalistes

    En conclusion, les élections sont impensables d’ici quelques mois, à moins qu’il y ait une mascarade d’élections, une autre sorte de coup d’état, un autre coup de force, une réédition de 2010, mais cette fois-ci sanglante et plus anticonstitutionnelle qu’en 2010. Cependant, comme le Gbagbo n’ont jamais eu froid dans les yeux, ils le feront, avec la même arrogance que nous connaissons, avec comme devise  » Le chien aboie, mais la caravane passe  » à la place de  » Unité, Travail, Progrès « . Il faut reconnaître que pour eux c’est la voie la plus rassurante, puisque plus ça traîne, plus la transition s’imposera, et ils perdront, étant donné que la préséance reviendrait au président de l’Assemblée Nationale ou à un autre, selon les transactions et les magouilles trafiquées. Les vrais membres du parti Gbagbo devraient aussi se ressaisir, sinon bientôt on dira du CNDD Conseil National de Déstabilisation de la Démocratie !

    • kiyago anatole

      Votre analyse est parfaite. notez encore que l’ambition de faire taire les médias n’a pas encore perdu son allure. mon analyse après l’incendie des véhiles garés aux enceintes de KCB-burundi tout près du groupe electrogène de sécours pour la banque (1,5 m de distance véhicules-groupe) n’est pas accidentelle mais préparé. en effet, en contigue avec ce groupe se trouve une pharmacie, elle-même mutuayen avec le distributeur privé Télé 10 qui lui aussi et mutoyen avec un autre distrubuteur privé Smartime (tous deux distributeurs de média télévisé). si le groupe était à essence, l’étincel provenant du fait de l’incedie des véhicules (trois) aurait occasionné malancontreusement l’explosion du groupe (30 KVA) et causerait l’incendie de tout le voisinage jusqu’à 50 m de long. les pertes inclueraient les deux télédistributeur TV Privés.

  2. Qui a dit qu’ étouffer une population en pleine manifestation légale est un acte démocratique? Ces policiers ne trouvent pas qu’ils aggravent la climat d’insécurité qui règne déjà au Burundi? Tant qu’ils agressent, torturent, assassinent, emprisonnent et traumatisent des citoyens paisibles afin de porter au pouvoir un président illégitime, ici Nkurunziza, les élections envisagées seront frappées de nullité.

    • pour étouffer les manifestations les policiers ont entame une nouvelle stratégie, ils entrent très tôt le matin dans les quartiers contestataires et commencent a faire beaucoup de tirs et ceux qui essaient de faire une tentative de descendre dans la rue ils se voient tires dessous sans pitié

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