La Belgique hausse le ton contre NKURUNZIZA et sa clique

BURUNDI, LA DEMOCRATIE EN PERIL

LA BELGIQUE HAUSSE LE TON CONTRE NKURUNZIZA ET SA CLIQUE

001« Burundi, la démocratie en péril », tel est le sujet abordé par huit conférenciers ce soir du mardi 2 juin 2015 dans l’enceinte de l’Université Libre de Bruxelles.
Les différents conférenciers étaient :
– Tomas Van Acker (Conflict Research Group – Université de Gand)
– Julien Nahayo (Comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise, ex-Ambassadeur du Burundi à Bruxelles)
– Ernest Sagaga (Fédération internationale des journalistes)
– Maria Arena (députée au Parlement Européen)
– Isabelle Durant (députée au parlement Bruxellois)
– Éric David (Professeur émérite de droit international – ULB)
– Valérie Rosoux (Spécialiste de la mémoire et de la résolution des conflits – UCL)
– Peter Moors (Chef de cabinet du ministre de la coopération au développement, Alexander de Croo)

Le premier à prendre la parole aura été Monsieur Tomas Van Acker, chercheur et enseignant à l’université de Gand. Connaissant bien le Burundi pour y avoir travaillé et fait des recherches sur les problèmes sociopolitiques que vit ce pays, Monsieur Tomas Van Acker a exposé sur la vraie nature des manifestants et des milices du CNDD-FDD.

Monsieur Tomas a tenu à souligner le fait que les manifestants n’ont pas de couleur ethnique bien qu’ils se retrouvent dans les quartiers à prédominance tutsi. Ils sont en majorité des jeunes, de classe sociale inférieure, en majorité des chômeurs mais bien éduqués.

Il a tenu à souligner que les propos des tenants du pouvoir à Bujumbura qui font croire que les manifestants sont de la seule ethnie tutsi sont des raccourcis de lecture plutôt ridicules. « Par exemple, insistait-t-il, les jeunes hutu surtout des FNL en provenance des collines environnantes descendent tous les jours pour appuyer les manifestants de Musaga. Même chose au Nord de Bujumbura à Mutakura, où viennent souvent des jeunes hutu en provenance de Bubanza pour appuyer les manifestants ».

Il a tenu à préciser encore que les jeunes burundais n’ont pas de perspective et qu’ils sont en majorité frustrés. Même celui qui détient un diplôme, s’il n’adhère pas au parti au pouvoir, il peut dire adieu au travail dans le secteur public ! Et cette discrimination au travail frappe les jeunes de toutes les ethnies.

Autre fait, les manifestants ne portent pas d’insignes d’un parti politique quelconque. Ce sont des Burundais tout simplement qui partagent l’idéal d’un lendemain meilleur !

Quant aux imbonerakure, Monsieur Tomas a précisé qu’ils sont de deux catégories :
La première catégorie est celle des jeunes burundais appartenant à la ligue des jeunes du parti CNDD-FDD qui sont idéologiquement formés pour défendre le parti. Ceux-ci ne sont pas armés.

La deuxième catégorie est celle des jeunes militairement formés et armés. Ce sont des anciens combattants rentrés du maquis, pour la plupart. Ce sont les vrais miliciens du pouvoir, et ils constituent un très grand danger pour la société burundaise.

En contrepartie, a-t-il ajouté, après le coup d’Etat manqué du 13 mai dernier, les jeunes des quartiers contenant les manifestants ont aussi cherché les armes et sont prêts à les utiliser. D’autres en cherchent pour se défendre. En plus, il y a beaucoup de militaires qui ont fait défection. Si cette situation de crise perdure, insiste-t-il, il y a risque d’une rébellion.

Le 2ème conférencier à prendre la parole fut l’Ambassadeur Nahayo qui représente le comité de suivi de la crise que vit le Burundi actuellement.
Son exposé concernait les doléances à formuler au Gouvernement belge et à l’Union européenne pour aider le Burundi à sortir de la crise.
Comme préalable aux doléances, l’Ambassadeur Nahayo a expliqué d’abord comment le régime Nkurunziza a préparé petit à petit la descente du Burundi aux enfers :

Premièrement, il y a eu le sort à réserver aux partis politiques et la traque des militants du parti FNL. En effet, selon un plan savamment conçu par le pouvoir et exécuté par le Ministre de l’Intérieur, les partis politiques du Burundi ont été divisés, et ce sont les ailes dissidentes qui ont été reconnues au détriment des leaders élus et reconnues par la majorité des membres. Ce système de division a tellement affaibli l’opposition burundaise que le Burundi est tombé sous le diktat d’un monopartisme de fait. Quant aux militants du FNL fidèles d’Agathon Rwasa qui avait une grande popularité dans les populations hutu, ils ont été littéralement massacrés ou complètement réduits au silence.

Deuxièmement, le régime Nkurunziza a pris le temps de former sa milice imbonerakure. Les rapports des Nations Unies et de plusieurs ONG étaient explicites à ce sujet, les partis d’opposition et la société civile ont crié mais rien n’y a été fait. Or, en formant une milice destinée à massacrer ses propres populations, le pouvoir Nkurunziza a préparé un enfer pour le Burundi, et nous y sommes, actuellement. Et si cela perdure, un génocide politique voire ethnique pourra avoir lieu au Burundi.

Au titre des doléances, l’intervenant a, notamment, formulé ceci :
– Que la Belgique assure le rôle de premier plan pour ramener toute l’Europe à agir d’urgence pour sauver le Burundi ;
– Qu’une forte pression soit faite sur Nkurunziza pour qu’il abandonne ce fameux 3ème mandat ;
– Que la Belgique annonce clairement que le gouvernement issu des élections en cours ne sera pas reconnu par la Belgique ;
– Que le processus électoral en cours s’arrête tout de suite ;
– Que la répression contre les opposants et les journalistes burundais s’arrête ;
– Que des poursuites judiciaires contre les forces de l’ordre qui tirent sur les manifestants soient faites le plus tôt ;
– Que des pourparlers entre le pouvoir de Bujumbura et l’opposition ainsi que la Société civile commencent au plus tôt ;
– Que la Communauté Internationale vole au secours du peuple burundais le plus urgemment possible ;
– Etc.
L’Ambassadeur Nahayo a demandé que tous les points annoncés comme doléances figurent dans les différentes résolutions des parlements belges.

Le 3ème intervenant fut le journaliste Ernest Sagaga de la Fédération internationale des journalistes. Son intervention s’orientait vers la situation des médiats et des journalistes privés au Burundi.

Selon Monsieur Sagaga, la situation des médiats privés au Burundi est catastrophique. Toutes les cinq radios et une télévision privées du Burundi ont été détruites en un jour par les agents armés du pouvoir.
Les journalistes sont tous menacés de mort et vivent en cachette, ceux qui le peuvent ont fui le pays. Selon une liste à sa possession, insiste-t-il, 35 journalistes burundais vivent en exil maintenant. C’est du jamais vu !
Cette persécution du pouvoir aux médiats privés s’explique par le fait que, après l’affaiblissement des partis politiques par le pouvoir, seuls les médias privés constituaient un contrepoids des messages officiels. Afin de mieux garder le monopole du débat politique, le pouvoir a détruit ces médiats.
M. Sagaga a enfin plaidé pour la protection des journalistes burundais par le système de sécurité des Nations Unies. Et l’urgence s’impose.

Le 4ème intervenant était Mme Maria Arena, députée au Parlement Européen. Son entretient portait sur les actions déjà menées et celles envisagées par l’Union Européenne pour sauver le Burundi.
Selon Mme Arena, l’Union Européenne a fait le premier pas en retirant sa mission d’observation aux élections du Burundi. Elle a rassuré que l’Union européenne n’entend pas donner une quelconque caution aux élections éventuelles que prépare le pouvoir de Bujumbura.
Mme Arena a annoncé que le régime de Bujumbura n’a rien vu encore ; que des sanctions plus rigoureuses seront prises la semaine prochaine par l’Union Européenne. Ces sanctions pourront être entre autres, le gèle des avoirs de certains dirigeants burundais coupables des violations massives des droits humains, le refus des visas d’entrée dans tous les pays européens, etc. Elle a aussi insisté sur le fait qu’une forte pression sera exercée sur la France pour qu’elle sorte de sa timidité sur la question burundaise.

Le 5ème intervenant était Mme Isabelle Durant, députée au parlement Bruxellois qui est très engagée auprès des organisations des femmes burundaises. Elle a félicité l’engagement des femmes dans la lutte contre le 3ème mandat de Nkurunziza. Elle a tenu à préciser que, avant le coup d’Etat manqué, seules les femmes sont parvenues à manifester jusqu’au centre ville de Bujumbura.
Elle a rassuré qu’elle sera toujours engagée auprès de la femme burundaise et surtout pour la démocratie au Burundi qui ne peut avoir lieu si la constitution et l’Accord d’Arusha ne sont pas respectés.

Le 6ème intervenant n’était autre qu’Éric David, professeur émérite de droit international à l’Université Libre de Bruxelles

Selon cet éminent professeur, il y a des conditions requises pour que le Conseil de Sécurité des Nations Unies décide d’envoyer une Mission de maintien de la Paix dans un pays donné. Si le Conseil considère que le conflit interne dans un pays quelconque constitue une menace internationale, la décision est rapide. De la même façon, l’incitation au génocide est une infraction internationale qui peut provoquer une prise de décision rapide. Mais les appels à la discrimination raciale (ou ethnique), les encouragements à la discrimination raciale, les appels à la haine ethnique, etc. ne sont pas considérés comme infraction internationale et ne peuvent inciter le Conseil à envoyer une Force de maintien de la paix. Par ailleurs, insiste-t-il, si, avec des éléments convaincants, la Belgique considère que le pouvoir de Bujumbura fait une incitation au génocide, elle devra demander qu’il y ait une réunion du Conseil pour présenter ces éléments et l’inviter à envoyer une Force de maintien de la paix à Bujumbura.

Répondant à une question d’un membre de l’assistance qui posait la question de savoir lequel, entre l’Accord d’Arusha et la Constitution qui serait primordial, le Pr. David a répondu : « Les accords internationaux restent toujours primordiaux par rapports aux textes constitutionnels.»

Le 7ème intervenant fut Mme Valérie Rosoux, Spécialiste de la mémoire et de la résolution des conflits à l’UCL. Après avoir passé en revue les enjeux du conflit actuel au Burundi et leurs implications sur la région des grands Lacs, elle a montré l’engagement de la Belgique à la recherche des solutions au conflit burundais. Selon Mme Rosoux, la Belgique ne s’engage pas au Burundi pour une question d’intérêts matériels quelconques, c’est plutôt une question de morale, une question d’attachement historique.

Le dernier intervenant fut Monsieur Peter Moors, Chef de cabinet du Ministre de la Coopération au Développement, M. Alexander de Croo.

Après avoir démontré que le Président Nkurunziza est dans l’illégalité totale en briguant le 3ème mandat, M. Moors a encore une fois rassuré le public sur l’engagement de la Belgique auprès du peuple burundais, mais un désengagement total auprès de Nkurunziza et de son gouvernement actuel et à venir.
M. Moors a martelé que le gouvernement belge ne reconnaîtra ni les résultats des élections que Nkurunziza est en train d’organiser seul, ni les institutions qui en seront issues. « Monsieur Nkurunziza, insiste-t-il, ne sera pas reconnu par la Belgique comme Président de la République du Burundi ».

Il a précisé que, en dehors d’autres dons et aides, la Belgique débloque chaque année cinquante millions d’euros (50.000.000 €) comme fonds d’appui au développement du Burundi. Ces 50 millions ne seront plus octroyés au gouvernement de Bujumbura. Mais la question reste la pénalisation du peuple burundais qui mourra de faim. M. Moors a précisé que le Gouvernement belge a déjà commencé à identifier des organisations locales par lesquelles il pourra faire passer des financements directs pour assouvir la souffrance de la population. C’est la seule solution envisageable.

Une question lui a été posée concernant l’orientation éventuelle du pouvoir de Bujumbura vers d’autres bailleurs de fonds qui remplaceraient la Belgique et l’Europe. M. Moors a répondu qu’un pays pauvre comme le Burundi, qui n’a ni pétrole ni sous-sol à vendre, ce n’est pas évident qu’il puisse trouver un partenaire comme la Belgique qui lui verse plus de 50 millions d’euro par an seulement au titre d’une coopération morale. « Je vous rassure qu’ils ne le trouveront pas », insiste-t-il.

Après les exposés des différents conférenciers, l’atmosphère était très détendue dans une salle pleine à craquer. Les organisateurs eux-mêmes étaient surpris de l’afflux massif des Burundais, des africains de différents pays et des Belges venus écouter les méandres de cette crise burundaise et les solutions y afférentes. Les organisateurs ont du ouvrir un autre amphithéâtre et y ont installé une sonorisation permettant à ceux qui n’avaient même pas eu où mettre le pied d’y aller pour y suivre le débat.

Parmi ceux qui ont pris la parole dans le public, il y avait un membre du « Balaie citoyen » burkinabé qui encourage les manifestants burundais à ne pas se fatiguer mais qui insiste sur l’organisation des manifestations pacifiques : « Pas de prise des armes s’il vous plaît ! », martelait-il. Un autre intervenant africain était un congolais membre de l’organisation « Filimbi ». Il avait toujours sa carte rouge et son sifflet dans la main et avait présenté ces éléments comme ses bombes de terrorisme. En effet, il venait fraîchement de s’exiler en Belgique pour avoir organisé un mouvement de résistance pacifique contre la violation de la loi au Congo, et le pouvoir l’a traité de terroriste.

D’autres interventions de Burundais étaient des contributions ou des compléments, mais deux interventions méritent d’être détaillés : celui de Monsieur Innocent Bano, responsable de soutiens à l’élection de Nkurunziza aux présidentielles prochaines en Europe, et mon intervention à moi, en réponse à cette dernière.

Selon Innocent Bano, l’opposition burundaise et la Société civile ne sont constituées que des nostalgiques du pouvoir. Ceux-ci cherchent ainsi à récupérer le pouvoir par tous les moyens y compris la violence. Il responsabilise la Belgique sur son engagement envers les manifestants et l’opposition et non envers le pouvoir.
Ce langage teinté de l’ethnisme à peine camouflé du camp Nkurunziza ne pouvait pas me laisser indifférent. J’ai eu au même moment la chance d’avoir le micro, pace que dans cette foule dont au moins 1/3 avaient les mains en l’air, avoir le micro, c’était une chance inouïe ! Voici mon intervention :

« Je m’appelle Anicet Niyonkuru, je suis Président d’un parti d’opposition, le CDP, mais je ne suis pas parmi les nostalgiques du passé dont mon ami Bano vient de parler, pour dire que ce qu’il dit est faux. La crise burundaise est profondément politique, c’est le camp Nkurunziza qui est en train de l’ethniser. Dans l’histoire récente du Burundi, nous avons connu un pouvoir d’un certain Micombero qui, après avoir massacré les Hutu, a appelé à la solidarité des Tutsi ! Et voilà que Nkurunziza copie le faux modèle ! Il viole la loi fondamentale, il viole la constitution et les accords d’Arusha et appelle à la solidarité des Hutu. Et les Hutu naïfs ou irresponsables le suivent, exactement comme les Tutsi naïfs ou irresponsables ont suivi Micombero en 1972 !
Sinon, moi-même qui vous parle, je suis hutu, mais je ne peux pas suivre un Hutu qui mène le pays vers l’hécatombe !
Ensuite, j’aimerais dire que je n’ai pas senti une position ferme et contraignante de la Belgique envers le pouvoir de Bujumbura ! Vous devez savoir qu’on enregistre 4 morts en moyenne par jour ! Et au moment où les policiers tirent sur les manifestants à mains nues, Nkurunziza joue à côté au football ou danse et chante quelque part dans ses meetings. On appelle ça un sadisme d’Etat.

Il y a donc urgence d’intervenir pour protéger le peuple qui souffre et qui meurt. Que la Belgique collabore avec la CPI pour lancer des mandats d’arrêt internationaux contre les assassins déjà connus. Il faut que Nkurunziza parte et que le Burundi ait la paix. Il faut d’urgence un gouvernement de transition qui prépare les élections libres et transparentes, des élections où chaque parti qui le veuille participe sans avoir peur des milices. Il faut faire en sorte que Nkurunziza arrête de violer les textes fondamentaux du pays. Après la démission des deux membres de la CENI, Nkurunziza commence à faire des tractations pour les remplacer. Mais la loi ne le lui permet pas parce qu’il aura violé l’article 104 de la constitution. Il est maintenant démissionnaire et n’a pas le droit de signer un décret-loi ! De la même façon, l’Eglise catholique vient de retirer ses membres des CEPI et des CECI. S’il les remplace, il aura violé les articles 6, 16 et 17 du décret-loi n° 100/76 du 12 mars 2012 relatif à la création et au fonctionnement de la CENI (résumé de ces articles : Art.6 : il faut 4/5 pour des prises de décisions à la CENI ; art.16 et 17 : les membres des CEPI et des CECI sont nommés au plus tard 2 mois avant le déroulement du premier scrutin au niveau national).

Pour dire que, que Nkurunziza continue les élections sans une CENI complète, il sera dans l’illégalité totale ; que Nkurunziza complète la CENI et ses démembrements et continue les élections avec une CENI illégale, il sera aussi dans l’illégalité totale. Je vous remercie ! »

Mes doléances :
– La crise burundaise est actuellement au cœur de l’Afrique, au cœur de l’Europe, au cœur du monde. Et partout, le langage est le même : Nkurunziza le dictateur s’entête et se maintient, comment sauver le peuple burundais ?
– Avec la prise de position ferme de la Belgique, si Nkurunziza se maintient, que le peuple burundais s’apprête déjà à une misère sans nom, une misère que le Burundi n’avait jamais connue ;
Mon énième demande : Que Nkurunziza démissionne le plus tôt possible pour sauver le minimum de ce qui reste de sa personnalité ; qu’il s’en aille pour que mon peuple ait la paix et le pain !

Tuv-i buja…. tuje ku murongo !

Fait à Bruxelles, le 03.06.2015
Anicet Niyonkuru,
Président du parti CDP
Participant à la conférence-débat du 02 juin 2015 à Bruxelles

Publié le 4 juin 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 17 Commentaires.

  1. nizigiyimana claver

    cher Anicet,vous êtes un gran homme

  2. N.B Ntimusubire kwibaza ngo murabafatira ibihano n’amatungo nukubima visa zukja muri bulaya
    abonta nakimwe bibabwiye baramaze kuba abicanyi babihevyi ahubwo amakungu ataje vuba bwango Abarundi barahona! raba France 24 iratekeye iragiye barayomoye ubulero ntagisigaye atarukwica nutabwa mu busho birikobiikogwa na milice zabo haribintu biriko bikogwa abarundi batazi kiremwa muntu atari muri
    cnddfdd atabashigikiye ari hafi y’urupfu

  3. Il a appris qu’il a tué plus de Hutu sous son pouvoir que les régimes tutsi n’en ont pas fait sous leurs règnes. ALors, il demande un autre mandat pour tuer les tutsi afin d’obtenir la pardon des Hutu.

  4. Nkuru est plutôt fort, comment peut-on être vomi par tout le monde et persister? ou alors il est malade. Et son entourage? Fou!

  5. Je félicite en 1er lieu tous les conférenciers pour leurs interventions et doléances.Ala lumière de ce débat je comprends que l’intervention militaire internationale est quasiment innopportune.A mon avis je proserais,outre vos doléances,l’envoi de deux mandataires étrangers à chaque bureau de vote sur tout le territoire burundais;la mise en place de la nouvelle CENI consensuelle et l’envoi de quelques contengents militaires pour la sécurité des leaders de l’opposition et de la societé civile.Merci

  6. merci Anicet, c’est la première fois qu’ une action d’une telle envergure soit mener en Europe, continuer à mener le combat et surtout à harceler la France pour qu’elle clarifie sa position le plus rapidement possible, ici nous sommes impatients

  7. La belgique, vous etes un peuple des braves et frere du burundi,vous nous comprenez car nous partageons un sicle d histoire depuis le depart des allemand apres la guerre de 14 -18, faites bcp de pression sur le pouvoir de bujumbura avec d autres pays de l europe,le pouvoir qui n a pas d argent ne fonctionne pas,les barundi nous voous demandons une force d inteposition et la reouvertire des medias,merci

  8. Je suis un demobilise consecutivement aux Accords de Paix d’Arusha que Nkurunziza ne reconnait pas. Ce dernier a garde les siens (Ex-CNDD-FDD) dans les services de renseignement pour commettre des assassinats cibles et sont payes par l’Etat, certains sont envoyes dans les Missions de Maintien de la Paix Onusiennes.Nous, le reste des demobilizes, sommes meurtris par la pauvrete, faim et le desespoir.

  9. Uvuze ukuri pe,Uri umugabo wijunja nijambo
    Komera ncuti yanje,Imana ibumvire

  10. Je regrette que BANO porte le nom d’innocent. Il doit savoir que tous les HUTUS ne sont pas
     » Ba niryo » c’est à dire d’accord pourvu qu’est c’est un hutu qui gafe. Il y en a de courageux qui n’aiment que la vérité point c’est tout que ce soit un hutu ou un tutsi qui tue , qui viole, qui pille. Il y en a qui sont fiers d’être Burundais. Parmi les morts manifestants, la majorité sont des hutus, il faut le savoir. Les réfugiés qui sont dans les pays voisins, ce sont en majorité des hutus persécutés par la trilogie miliciens et policiers et médias du pouvoir.

    Félicitations à Sagaga pour avoir fustigié IHONYAMAKURU.

  11. NDIHOKUBWAYO Floride

    Floride Ndihokubwayo
    Je remercie tous les conférenciers pour leurs contributions. J’habite Bujumbura est je suis d’ethnie Hutue et j’ai perdu mon père en 1972 quand le régime MICOMBERO a massacré les Hutus. J’appelle Innocent Bano à dire la vérité parce que la crise que connaît Bujumbura n’est pas ethnique. Nous voulons la bonne gouvernance, le respect des droits de l’homme et le développement. Hors le régime NKURUNZIZA pendant 10 ans n’a fait que vider les caisses de l’Etat, implanter le clientèlisme, le favoritisme et le népotisme(Si vous n’êtes pas du parti CNDD- FDD, vous ne pouvez pas décrocher un emploi peut importe les diplômes que vous détenez, d’où l’inefficacité de l’administration burundaise ). Un autre « exploit  » du régime NKURUNZIZA est la formation et l’armement de la milice des Imbonerakure pour abattre toute personne à voix discordante. Nous vivons au Burundi avec la peur au ventre signe qu’il n’y pas la paix. Monsieur Bano, comme tu vis dans un pays civilisé, je t’appelle à suivre l’évolution du monde et partant celle de ton pays.

  12. Birantiza Gilbert

    Merci Anicet, votre détermination nous donne du courage. continuez dans la même voie pour essayer de sauver notre pays.

  13. J’aime de telles conférences, mais je déteste les intervenants qui mettent en avant leurs intérêts personnels ou politiques et salissent la nation. Au gouvernement Belge, je demande de veiller toujours sur le Burundi.Même si les organisations de la société civile des fois rencontrent des difficultés avec le gouvernement.

  14. Chers Européens,aidez nous a nous débarrasser de ce système suicidaire de nkurunziza et ses siens qui veulent s’éterniser au pouvoir alors qu’ils n’ont rien fait de positif au Burundi tout en voulant piétiner les accords d’Arusha mais aussi en sacrifiant notre constitution…..ses radars qui sont l’uprona de concilie nibigira et gaston,LE SOI DISANT FNL DE JACQUES BIGIRIMANA SANS OUBLIER LE VENTRIOTE MUTABAZI JEAN DE DIEU QUI VEULENT CAUTIONNER LA DESTRUCTION DE NOTRE PAYS……NOUS DEMANDONS VOTRE CONTRIBUTION SANS TOUTEFOIS NOUS ABANDONNER.MERCI

  15. Pour ce qui est de la destruction méchante des radios, il y a des policiers qui ont vu la scène et sont prêts à témoigner. Y aurait-il quelqu’un qui peut se charger du dossier à le transmettre aux instances judiciaires capables de poursuivre ces destructeurs? Ces mêmes policiers vont jusqu’à dénoncer les exécutants des malades à l’hôpital BUMEREC au lendemain du tentative coup d’Etat fomenté par le pouvoir de Nkurunziza et son ministre de la défense Gn. GACIYUBWENGE.

  16. Nous vous remercions de votre éclairagEe,mais nous vous demandons une chose. Vérifier si NKURUNZIZA , s’ il remplace les membres de la CENI serait dans l’ illégalité et mêmement, s’ il poursuit les élection avec 3membres de la CENI restant,afin qu’il accepte de dialoguer avec les manifestants pour que les élections soient préparées en inspirant la confiance à tout le monde

  17. Merci, et je pense que ce fameux président n’a plus de personnalité. Donc , il n’a plus rien à sauver. Il va crever plutôt. On ne dirige pas un pays comme une jungle. Les lois existent pour les suivre ou les faire régner. Pas le contraire.
    Quant à BANO et ceux qui pensent comme lui, ils se trompent! Les burundais souhaitent un pays de paix, et qui avancent.

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