Un journaliste de France 24 interdit de travailler

France 24 bujumburaUn journaliste de la chaîne de télévision France 24 s’est vu retirer son accréditation de travail au Burundi, où il couvrait notamment les manifestations hostiles au président Pierre Nkurunziza, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Le journaliste français Thaïs Brouck n’est plus autorisé à travailler sur le territoire burundais, a-t-il indiqué à l’AFP, précisant en avoir été informé par le Conseil national de la communication (CNC).

Interrogé par l’AFP, un responsable du CNC a confirmé l’information.

Selon M. Brouck, un responsable du CNC a justifié cette décision en affirmant avoir reçu des rapports de sécurité accusant le journaliste d’encourager par sa présence les manifestations. Dans une lettre officielle à l’intéressé, le CNC a estimé que M. Brouck « n’a pas suivi ce qui était inscrit sur son accréditation, à savoir la couverture des élections ».

Accompagné de deux membres de son équipe, le journaliste a quitté Bujumbura jeudi pour Kigali, au Rwanda.

« Nous regrettons le retrait de l’accréditation, mais nous sommes en discussion avec les autorités burundaises pour en obtenir une nouvelle », a déclaré à l’AFP Marc Saikali, directeur de France 24, contestant tout parti pris dans le traitement par la chaîne des évènements au Burundi.

Il y a une dizaine de jours, une journaliste de la BBC, pourtant titulaire d’un visa, avait été refoulée à son arrivée à l’aéroport de Bujumbura.

De nombreux journalistes étrangers sont venus au Burundi pour y couvrir la crise politique en cours, la préparation du cycle électoral qui devait débuter ce vendredi – par des législatives et des municipales, finalement reportées à une date indéterminée, avant une présidentielle prévue le 26 juin -, et le mouvement de contestation populaire contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

Ces journalistes ont pu travailler en toute liberté dans les rues de la capitale, mais la pression des autorités est nettement montée d’un cran ces trois dernières semaines, à mesure que les incidents se multiplient et que la police accentue sa répression des manifestations.

Plusieurs journalistes ont été l’objet de menaces, parfois même de menaces de morts, par des officiers de la police ou des responsables des services de sécurité, alors qu’ils couvraient les manifestations ou des incidents de sécurité.

Il n’existe quasiment plus de presse indépendante aujourd’hui au Burundi, où la scène médiatique était pourtant très active ces dernières années. Plusieurs journalistes burundais se cachent ou sont recherchés par les autorités. Selon une source diplomatique, au moins 34 journalistes burundais ont dû fuir à l’étranger. Les radios privées, dont certaines ont été attaquées par des partisans du pouvoir, ont dû cesser leurs émissions.

AFP, 05.06.2015 à 00:30, http://information.tv5monde.com

Publié le 6 juin 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. YOOO bamwirukanye rero ngo bazica abantu atawubona barihenda Imana yoyo irababona

  2. NDIHOKUBWAYO Floride

    Floride Ndihokubwayo
    Le régime CNDD- FDD a régressé le BURUNDI sur tous les plans. Les Burundais n’ont aucun droit. Le droit de circuler, le droit à la vie, le droit d’expression, le droit à l’information etc tous ces droits sont bafoués.Au 21 ème siècle, nous sommes contraints de vivre comme du temps de MWEZI Gisabo où il n’y avait pas de radios!!! Que ce régime ne parle plus de démocratie parce qu’il n’en sait pas la signification.

    • mwebwe mwanse ubutegetsi buva ku mana nyir’ibihe; mwemera kwomatana n’imana yigisha kwigwanirira mukuja mumabarabara, iyo nayo yatanguje ico gikorwa mw’ijuru; nayo ni satani. nagire mbabarire ko muriko musohoza ubuhanizi bwahanuwe na yohani na Daniel. none ndandaye na leta bo bazize iki ? ntibantunganya bamutereye amavyi iki ? ve I buzimu muje I buntu. kubaho tuguhabwa n’uhoraho. ubutegetsi butangwa n’uhoraho. abene gihugu nibo bacamanza batabera, iyo bagiye muri twa twumba tw’amatora. impanuro; mwoja muri sentare ariyo matora, abene gihugu koko bakabatatura. hanyuma mwirinde guhangana mugatanga ibitusti k’umurongozi, kuko muriko mukururira akaga abanyu. voir datani , cola, abilamu muri bible. imana ny’iribihe ibahezagire .

  3. Ils Croient Avoir Trouver De Solution De La Crise Politique En Chassant Les Journalistes Mais Je Pense Qu’ils Se Trompent Car Pour Le Moment,à Bujumura Chacun Est Journaliste.Il Suffit D’avoir L’internet.

    • ce journalisme muriko mwirata; mubona yesu ariyo yakoresheje ? ko yesu ariwe nzira, ukuri n’ubugingo ; mubona iyo mico ariyo yaranze yesu ? ndabasavye mufate umwanya murabe imico n’imigenzo yanyu ko ari co kimwe n’iya yesu ! emera ko twese turi abanyavyaha, hanyuma muze dufukame imbere y’imana , dusabe ikigongwe; mugabo ntidusubire kucira abandi imanaza kuko tutera twese. hanyuma uragowe, kandi uravumwe , wewe wizera ko umwana w’umuntu, canke bimwe muvyo imana yaremye.

      garuka k’uhoraho; kuko ariwe gusa ashoboye kudukizaivyago, akaduha amahoro n’umunezero yenyewe.
      abo , canke ivyo mwizigiye , navyo ntaco bishoboye; nabo iwabo barahangayitse.

      soma gusubiramuvyagezwe 28 : 1-68. imana ny’iribihe , ibazigame , ibahe kuramba, nokubona urukundo rwayo.

      • gregoir kuba intambirakiza siko kuvuga ivy’Imana.ntugire ubwoba ntawuzopfa hataragera nawe mwateguranye kumara abantu uzokwigwayo.

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