Comment Nkurunziza cherche à provoquer un affrontement Hutu-Tutsi ?

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Des manifestants défilent à Ngozi, le propre fief du président Nkurunziza © DR

Tandis que la société civile burundaise, Hutu et Tutsi confondus, soumise à un incessant harcèlement policier, cherche de nouveaux moyens d’empêcher le coup de force anticonstitutionnel d’un troisième mandat, le président et son équipe travaillent à canaliser la colère populaire vers un affrontement ethnique. Aujourd’hui, Afrikarabia est en mesure de dévoiler une pièce accablante de la stratégie présidentielle.

Cinq semaines après le début des manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, le bilan de la répression est lourd : une cinquantaine de protestataires tués par balles, plus de cinq cents blessés. Les policiers et les jeunes miliciens Imbonerakure habillés d’uniformes de maintien de l’ordre patrouillent dorénavant jour et nuit dans les rues des quartiers révoltés. Dès qu’un petit attroupement se forme, ils n’hésitent pas à tirer dans le tas. Vendredi 5 juin 2015 au matin, un homme a encore été tué au hasard. Pour la seule journée du 4 juin, la Croix Rouge burundaise a secouru une cinquantaine de blessés : des Hutu comme des Tutsi, qui revendiquent à mains nues la sauvegarde de la démocratie et le respect des institutions fondées sur les Accords d’Arusha d’août 2000[i].

Diaboliser « l’adversaire hima »

Ces accords, négociés à grand peine par la communauté internationale, ont permis au chef rebelle Nkurunziza de se faire élire président de la République en 2005 puis réélire en 2010. Des accords qu’il récuse aujourd’hui pour imposer à son peuple au moins un mandat supplémentaire. Et ce, par le retour aux méthodes de la guerre civile qui avait causé environ 300 000 morts entre 1993 et 2003 et bien d’autres souffrances dont les Burundais ne veulent plus. Pierre Claver Mbonimpa, l’une des principales figures des droits de l’homme au Burundi, avait formulé une crainte générale : « Le Burundi va vers un danger. Une fois que le président de la République réclamera son troisième mandat, le jour où il va se déclarer, il aura ouvert le feu. » Cette crainte est devenue réalité. Pasteur évangéliste partageant sa vie entre prières et entraînements sur les stades de football, le président Nkurunziza dissimule sous son apparente bonhomie un entêtement mystique. Se disant investi par Dieu pour diriger le Burundi, il ne tolère aucune contradiction. Comme autrefois le président Habyarimana au Rwanda, le régime distille une propagande insidieuse contre une « menace tutsi » derrière des mots codés. Alors que les cortèges de manifestants sont composés de Hutu et de Tutsi, unis dans une revendication sociale de grande ampleur, le pouvoir prétend que les protestataires viennent de « quartiers hima » (Hima étant considéré comme synonyme de Tutsi).  Les opposants sont également appelés « Iscatani » (« le Diable ») qu’il faut « kumesa » (« lessiver » ou « éliminer »). Au Rwanda, la propagande du génocide utilisait des termes équivalents pour diaboliser les Tutsi et les Hutu démocrates.

La CENI, marionnette du camp présidentiel

A l’évidence, le régime de Pierre Nkurunziza cherche à recréer un climat d’antagonisme ethnique en se prévalant d’une forme « d’intégrisme hutu ». Dans la campagne, les Imbonerakure marquent d’une croix blanche des maisons de Tutsi et de Hutu démocrates, multipliant les menaces de mort contre tous ceux soupçonnés de ne pas avaliser le troisième mandat. En deux mois, plus de 110 000 burundais (1% de la population, essentiellement des Tutsi) ont fui vers la Tanzanie, le Rwanda et la RDC. Le 13 mai, profitant d’une tentative de putsch qui a vite tourné à la journée des dupes, le régime s’est débarrassé des derniers ministres modérés et il a organisé la destruction des radios privées. L’opposition est harcelée, toute forme d’expression divergente muselée. A l’intérieur du pays, Pierre Nkurunziza et le CNDD-FDD mènent pratiquement seuls une campagne électorale ubuesque qui devrait conduire à une réélection facile du président, le 26 juin. Ou plus tard si en décide ainsi la Commission nationale électorale (CENI), devenue la marionnette du camp présidentiel après la fuite de deux de ses cinq membres.

Culte de la personnalité

La martingale du chef de l’Etat, c’est la relance de la haine ethnique, de la peur de son voisin, de l’histoire-ressentiment, la rumination d’un passé « tribaliste » que les accords d’Arusha avait soldé. Nkurunziza et son équipe s’inspirent peut-être du satrape héréditaire de Corée du Nord Kim Jong-un. Si le CNDD-FDD, le mouvement présidentiel burundais, profondément divisé, n’est pas – pas encore – un parti unique, sa tendance « Nkurunziza » fonctionne sur ce principe.  Elle tente de faire prévaloir une logique totalitaire avec le culte effrené de la personnalité de son leader.

Des appels à la « culture hutu »

Comme Kim Jong-un, Pierre Nkurunziza travaille à faire redescendre le Burundi à l’un des plus bas niveau des droits de l’homme au monde. Ce despote mystique ne parvient pas à s’extirper d’une histoire familiale qui semble l’obséder : son père a été assassiné en 1972 lors de la terrible répression du génocide avorté des Tutsi par un groupuscule de Hutu exaltés[ii]. Son bras droit, le général Adolphe Nshimirimana, qui tire tous les fils de la tragédie burundaise de 2015 en coulisse, présente le même profil de vieil orphelin radicalisé. La principale ressemblance de ces deux hommes avec les potentats de Corée du Nord est leur effronterie à réécrire l’histoire immédiate. Le président du CNDD affirmait ainsi  il y a quelques jours qu’il « observait » (sic) que les manifestants étaient « d’une seule ethnie » (NDLR : sous-entendu des Tutsi). Dans un  langage à peine codé, le pouvoir multiplie les appels à la « catégorie hutu » pour l’inciter à l’autodéfense, et les Tutsi pour prendre peur.

Une armée de l’ombre

La destruction des médias libres fait prévaloir la diffusion de rumeurs accusant les Tutsi de vouloir de nouveau confisquer le pouvoir.  Plutôt que de Tutsi, on parle généralement de « Hima » mais chacun – à l’exception des étrangers –  a appris à comprendre la similitude des mots[iii].  Deux agents de haut niveau des services de renseignement burundais qui ont fait défection au mois d’avril 2015 révèlent le rôle que le régime voulait faire jouer aux miliciens Imbonerakure (la milice du parti présidentiel CNDD/FDD : « les voyants »). Cette armée de l’ombre placée sous la coupe directe du général Adolphe Nshimirimana et du président Nkurunziza est appelée à jouer à peu près le même rôle que les Interahamwe, la milice génocidaire rwandaise, qui opère aujourd’hui au sein des FDLR en RDC.

Révélations d’un agent de renseignement

Nous sommes aujourd’hui en mesure de révéler presque dans son intégralité le témoignage de « Bonito », agent de la Documentation nationale burundaise, qui décrit la mécanique d’ethnisation initiée par le régime Nkurunziza – lire ici la transcrption de son témoignage réalisée par Afrikarabia. Pour les habitants des Grands Lacs et aussi les étrangers qui connaissent l’histoire de la région, le témoignage de « Bonito » rappellera à quel point les démons du passé hantent Pierre Nkurunziza et ses amis : l’obsession tutsi, notamment le spectre du génocide de l’élite hutu du Burundi en 1972, exterminée collectivement pour  sanctionner une tentative d’élimination des Tutsi vite réprimée par l’armée. A l’époque, les étudiants hutu avaient souvent été assassinés nuitamment dans leurs dortoirs, les militaires hutu également. Des images qui visiblement obsèdent Nkurunziza, le général Adolf Nshimirimana, et d’autres. Au point de leur faire espérer basculer de nouveau le Burundi vers les affres « ethniques ». Une perspective dont, faut-il le rappeler, les Burundais, massivement, ne veulent plus. Il n’y a pas de « race » et encore moins  d’« ethnie » ou de « tribu » hutu ou tutsi au Burundi. Il n’y a que la course à l’abîme d’un homme gagné par une folie autodestructrice.

Jean-François DUPAQUIER, http://afrikarabia.com


[i] En octobre 1993, l’assassinat du premier président burundais démocratiquement élu, le Hutu Melchior Ndadaye, par des militaires tutsi putschistes, avait ouvert le cycle d’une dizaine d’années de guerre civile. 300 000 morts plus tard – Hutu ici, Tutsi là – et un pays ravagé, l’heure avait enfin sonné d’une négociation de partage du pouvoir. Signés le 28 août 2000 sous l’égide du président sud africain Nelson Mandela, les Accords d’Arusha pour le Burundi prévoyaient un système de quotas garantissant l’équilibre des postes au sein de l’armée, de l’administration et de la représentation politique. L’Afrique du Sud envoyait 700 militaires pour veiller à la mise en place de l’accord et assurer la sécurité des membres de l’opposition de retour d’exil. Une assemblée nationale

[ii] Lire Jean-Pierre Chrétien et Jean-François Dupaquier, Burundi 1972, au bord des génocides, Ed. Karthala, Paris, 2007.

[iii] Des extrémistes hutu relayant la propagande du pouvoir se répandent par exemple par exemple sur le site agnews..

Publié le 8 juin 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 15 Commentaires.

  1. Rendre ethnique cette question, bashaka gu cassant le mouvement,donc yari inzira bashaka gukoresha muri nyishi bari bateguye mugabo heureusement Imana irakunda abarundi uwo mutego nuwo gutega ibikoko kuko abantu biyumvira ntiwobafata.

  2. Bavuga NGO à quelque chose le malheur eat bon..
    Ntako ibiriko bibera I Burundi bibabaje cane.ariko biratweretse yuko abarundi turi bamwe….abatuzaniye amacakubiri..bari bansumirinda…nka petero nkurumbi..Adolphe…willy gitwe..
    Nabandi…barikumwe..
    Nabo..

  3. kubisanzw nibaza ko atari muzima kubaciyumvira 3em mandant normalement ntamuntu muzima yokora nkivyakora. lL ne represente k les morts vivants yararush ntabanantu ntabana n’inka ntabana n’imirima lkitavuzw co nisuko ayibony ayirukako numuriro lvyo nivyabantu bazima cnk nivyimpwe mbi lL a un demon bizard ntitumututs yihihangan nabamushigkiy bose tumuvuz ukwari ntimubesheye gusa ikibazo ukuri kurababaza

  4. Rose Hakizimana

    Nkurunziza ntaco yashoboye kumarira Abarundi kandi ngira nta nico ashoboye nt nico azi
    Ico azi n uguturira amasoko,Kwica abantu, Kusahura amatungo y Igihugu,Kupfunga abantu ,
    Kurandura n uguturira imirima kunyaga nukwomora abantu Jewe haraho mpora niyumvira nti barabesha s umurundi kuko ivyo akora womengo n uwamutumye kusambura Uburundi
    birababaje Ikindi ntumva nabo biyumvira amatora none abarundi bose basigaye batakigira Ubwenge None ko Parlement itagikwiye ,Ko CNI itagikwiye comment bokwemera kuvuga amatora
    Mbega hoho baribagiye ko hahunze plus de 1 / 00 de la population nibanke habe transition depuis 26 / 8 /2015 gurtyo nta 3eme mandat izoba ikivugwa na bahunguka bazoba bashobora kugaruka kandi basabe hihutirwe kukura ibigwanisho mu Gihugu

  5. Terrorisme d’état pour museler l’opposition, s’accrocher au pouvoir pour échapper à la justice, telles sont les caractéristiques des chefs d’état coupables de haute trahison
    Abakera nabo barayamaze ngo  » Akari mu menyo y’ingwe bagakuzayo ubuhiri  » !

  6. BOSCO NIYONGABO

    Vraiment, celui qui a essayé de poster ce message, je ne suis pas d’accord. Pour le moment, ne cherche pas à attiser la haine au sein des burundais. La piste qui préoccupe tout le monde c’est le non respect du coup d’état de la constitution du Burundi, là, où l’homme qui est assoiffé par le pouvoir veut encore briguer un 3è mandat. Mais, dire que ce Monsieur et ses proches collaborateurs, notamment à la personne de Mr Adolphe NSHIMIRIMANA qu’il y a un plan d’éliminer les Tutsis. La lutte qui est menée actuellement, est une lutte qui associe Hutu – Tutsi – Batwa -, juste dans un objectif de détruire les ambitions de Peter de briguer par force le 3è mandat. Pour preuve, les morts déjà enregistrées depuis que les manifestations ont commencé en grande partie sont des Hutus qui sont en 1er lieu. Cela, c’est pour montrer la cohésion que le peuple burundais a envers son pays. Les histoires Hutus – Tutsi, c’est fini il y a longtemps. Car, au sein même du parti au pouvoir, il y a beaucoup de tutsi, et cela montre qu’aucun plan ne peut être préparé pour survenir au mal à telle ou telle ethnie. Membres d’internet, ne chercher pas à déposer les messages de haine pour dramatiser et cela risque de changer la communauté d’idées que Hutus et Tutsi ont mis en ensemble pour lutter Mr Peter NKURUNZIZA. Les histoires des Imbonerakure, que cela ne soit pas une base de référence pour déclencher quoi que ce soit. Soyons tous unis pour une seule cause. Toutes les communes de la ville sont presque touchées, même Kamenge devrait être touchée, seulement, il manque comment se prononcer. Et kamenge, il faudra faire attention avec cette commune, car, c’est une commune qui a connu beaucoup de pertes en vies humaines depuis Micombero jusqu’aux années 1993; 1994; 1995; 1996, et c’est de là où Adolphe NSHIMIRIMANA est originaire, c’est pourquoi pour lui, il a intérêt à ce que sa commune ne soit pas touchée. Mais, nous autres, on ignore quelque chose, par après, nous trouverons nos communes en retard en terme de développement par rapport aux autres. Aussi, je lance un appel à tous les manifestants que la voie de sortie à cette crise que traverse le pays n’est pas de commencer à brûler les bus des particuliers simples, et qui n’ont aucune tendance. Là, il faut faire attention, et surtout ceux qui commencent cela, il faudra qu’ils soient punis, car ils sont contre le mouvement de manifestations. Là, nous ne sommes pas d’accord avec ces jeunes qui brûler les véhicules des autres. Mais, dans tout ça aussi, il y a la vie qui prime. Vraiment, c’est un grand regret, à attendre que les bus sont brûler. Ne croyez pas bloquer les gens dans les communes pour qu’ils ne puissent pas aller au travail, que cela aura un effet direct sur la vie des autres. Aussi, Pacifique doit comprendre que celui le grand promoteur de ces manifestations; il devrait tirer leçon, que les actes que les manifestants commencent à commettre sont contre la déontologie de ce mouvement. Pour le moment, c’est la lutte contre le 3è mandat, mais brûler les bus, les taxis, les motos, etc. On commence même à tuer les gens discrètement dans différentes communes de la capitale de Bujumbura. Non, à ces violences des ignobles. s’il y a à commenter, je suis prêt à répondre immédiatement. Je veux qu’il ait la paix dans ce pays. Et cette communauté internationale où est elle face à cette situation qui prévaut au pays. Qu’elle arrête Peter NK. par force. S’il a des comptes à l’extérieur, que cela soit saisi. Aussi, lui interdire de mettre ses pieds dans les pays qui respectent la démocratie. C’est un souhait de ma part.

    • Rose Hakizimana

      Monsieur BOSCO aho urihenze mu kuvuga ko iyo myaka wadondaguye ko Kamenge ariyo yababaye Kuva 1993 gushika 2003 abo ba Nkurunziza ba Adolphe CNDD FDD bariko baica abatutsi mu Gihugu cose c Uburundi baza kw Ibubu, Bugendana Teza Butezi Buta Nyamutenderi Mugongomanga Ubaze niwaba utarubizi ingene bakura abantu mu mamodoka bakabica nabi babanje kubatamika ibitarika ngo n ubwoko bubi Jewe mvuka i Bugendandana barabohanisha abantu babiri babiri bakagenda barabakwega ngo subira iyo mwavuye ngo ni muri Ethiopie bakabata muri Ruvubu na Mubarazi
      Ngako akarangamuntu kabo badutwara niwaba utarubazi Sinzi igituma wafatanije nivyo 1972
      kuko ico gihe intango ni Abahutu bakuru bakuru mu Gisoda no muri Politique bateguye Ingwano bagira kurya Adolphe Nhsimirimana yateguye Milice,ico gihe bashaka Ubutegetsi Iyo Milice yarate ingwano iba iratanguye barica Abatutsi ku mafrontiere nka Makamba Nyanzalac Cankuzo Ruyigi Bururi Rumonge kushika mu mabarabara ari hafi ya Bujumbura mbere uyo musi barishe Umugarde corp wa Micombero yaragiye kutegura harya iruhande ya Muha
      Bongera bica Umukuru w Umugambwe Uprona Dr Cyprien Simbiyara nabandi benshi barikumwe nawe bari mu nama y Umugambwe Uprona
      Ngiye kukugene Intwaro ya Micombero yafashe ico kibazo yahagaritse ni ngoga iyo ngwano
      kuko abahutu na batutsi ntibigeze bicana ico gihe Seulement Abasoda baciye bihutira kufata abahutu bakekwa kuba baragiye mu riyo nteguro Icabaye kibi cane nukwo kwihuta kubica batagiye mu ntahe Ikindi ico gihe uwo bikeka ko ari umuhutu mu gisoda naho yaba ari umututsi yarishwe
      Mpejeje ndaguhumuriza nkumenyesha ko naho iyo ntwaro ya Nkurunziza yokwigisha gute ko abahutu nabatutsi ntibazocanamwo kuko barabonye ivyo kwankana biciye mu moko ko ari ubujuju burenze urugero kandi atari mu 1993 kuko bari bigishije barashimika hakajamwo ivyo kwica Ndadaye nibaza ko bitazosubira kuko iyo ntwaro ya nkurunziza yabakoreye ikibi bose

      • Mupfasoni Rose birambabaza cane iyo numva gushika nubu uvuga ko 1972 ubahutu bishwe kubera bari bateguye ihonya bwoko kandi nukuri muba murengeje urugero mu kubesha iyo muvuga ko hari abahutu my gisirikare bariko bategura could d’etat,
        ndakwibutse ko ukuri njbwo kwomara ibinjana vyinshi kurateba kukaboneka.
        Nsabe mwese muze tuvuge ukuri hama dukire so non ikinyoma sick keubakirako,,,merci

  7. chers compatriotes, soyez vigilants et ne tombez pas dans le piège des malfaiteurs qui ne pensent qu’à verser le sang des barundi. soyons unis car le problème qui hante le pays n’est pas du tout ethnique , il est surtout lié aux gens égoistes et sans foi ni morale .Les esprits forts parlent des idées et les esprits faibles parlent des hommes

  8. Merci pour les explications!!! Je crois que ses obsédés finiront dans les prisons un jours.La génération actuelle et les Burundais justes ne veulent plus ses démons!!!!! Vive la démocratie!!Non au 3 mandat!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  9. NTACONZOBA Diomède

    Cela est tout à fait vrai mais parmi les personnes citées et qui figurent parmi les cerveaux de cette mascarade, il faut souligner l’omission du fameux Willy NYAMITWE qui représente lui aussi le même profil.

  10. bizobatekurukana

    Fo pas reproduire les erreurs du passé, le peuple burundais en a marre et ne veut plus de guerre ni de crise politico etnique,nous voulons la paix et ke Dieu s’en prenne à celui ki prepare le contaire!!!rekura…

  11. Umuntu yemer’Imana akirigwa kuyisenga no kuyigisha, ategerezwa gusonera ishaka ryayo.Uburundi n’ubw’abarundi.Hutu, Tutsi,Twa. Dieu l’a voulu ainsi. Agati gateretswe n’Imana ntigahenugwa n’umuyaga.

  12. Il y a une sagesse Kirundi qui dit: « Intibagira ntibana ».La question ethnique était plutôt dépassée au Burundi, ceux qui s’en servent jouent le « diviser pour régner ». La division de son propre peuple appelée a servir – même quand on veut se venger – : Et cela qui fait l’homme la grandeur d’un homme, la notoriété d’un président?

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