« Un nouveau putsch secouera le Burundi, si Nkurunziza continue à faire cavalier seul »

11330034_1437731156545326_5365894238268826226_nLes « manœuvres » de Nkurunziza « travestissant » le partage du pouvoir entre les trois ethnies du pays « sonneraient le glas de son régime ».

Le Burundi qui a vécu des manifestations populaires, un exode massif et un putsch militaires raté en près d’un mois, peut connaître « un nouveau putsh, si le président Pierre Nkurunziza poursuit sa fuite en avant, faisant cavalier seul», présage le géopoliticien français Michel Galy, dans un entretien avec Anadolu.

Pour le professeur de géopolitique, spécialiste des questions africaines à l’Institut des relations internationales de Paris « Ileri », tous les ingrédients d’un nouveau coup d’Etat s’avèrent réunis, compte tenu de l’actualité burundaise.

«  Il y a des jeunes révoltés qui ne décolèrent pas, une opposition et une société civile déterminées à aller de l’avant et un Cndd-FDD (Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie) en proie à l’instabilité et aux divisions. D’autant plus que des observateurs internationaux ont laissé entendre que le coup d’Etat pourrait-être une solution acceptable, eu égard aux agissements des milices de jeunes proches du pouvoir, les Imbonerakure (ceux qui voient loin, ndlr)», renchérit l’analyste.

Les divisions secouant l’enceinte du pouvoir avaient été approuvées par la tentative de coup d’Etat menée, le 13 mai dernier, par l’ex-général de l’armée Godefroid Niyombaré, Ce dernier a la même origine hutue que Nkurunziza.

Bien d’autres raisons pourraient, de surcroît, sonner le glas du régime de Pierre Nkurunziza, souligne Galy sans pour autant spécifier l’origine d’un éventuel coup d’Etat, l’armée ou les forces de sécurité.

« Les manœuvres de Pierre Nkurunziza travestissant le partage du pouvoir entre Hutus (ethnie majoritaire, ndlr), tutsis (ethnie minoritaire autrefois privilégiée par le colon belge, ndlr) et  Twas (considérés comme les habitants les plus anciens de la région des Grands-Lacs) et entravant l’égalité d’accès aux plus hauts postes de l’administration et de l’armée, cristallisent les tensions et renforces les chances d’un renversement par la force», soutient Galy. Ces principes devant régir la gouvernance du Burundi figurent pourtant et dans la Constitution burundaise et dans l’accord d’Arusha (Tanzanie).

Le document d’Arusha, signé le 28 août 2000, entre le pouvoir et les groupes armés hutus constitue une condition sine qua none pour la paix au Burundi. Or, il stipule, tout comme la Constitution, que le président n’est éligible que deux fois, au suffrage universel.

Mais, le système de l’« Etat-parti» de Pierre Nkurunziza qui avait un jour pris les armes au sein de la branche armée du CNDD-FDD se montre loin de respecter cette clause, en favorisant les plus proches et l’entourage étroit du président, fait observer le géopoliticien.

Pierre Nkurunziza, dont le troisième mandat est largement contesté par l’opposition et la société civile, considère que sa première élection en 2005 par  le parlement ne peut-être comptabilisée et qu’il a droit à un autre mandat en 2015.

Après près d’un mois de manifestations qui ont jusque-là fait au moins 47 morts et obligé près de 100 mille citoyens à quitter le Burundi vers les pays voisins, Pierre Nkurunziza continue à défier organisations régionales comme l’Union africaine « UA » et des institutions internationales, notamment l’ONU qui l’ont récemment appelé à renoncer au troisième mandat. Un appel lancé afin d’épargner à son pays une nouvelle décente aux enfers, rappelant la guerre civile qui avait opposé entre 1993 et 2000 hutus et tutsis et fait près de 300 mille morts.

De leur côté, l’opposition et la société civile semblent loin de baisser les bras, après l’annonce par la Commission nationale électorale indépendante  « Ceni » d’un nouveau calendrier électoral. Les législatives du 5 juin ont été encore une fois reportées au 29 juin du même mois, la présidentielle du 26 juin au 13 juillet et le scrutin sénatorial au 24 juillet.

Il se trouve toutefois que les tensions vont crescendo au Burundi. Après la démission de deux responsables de la Ceni qui ont fui le pays vers le Rwanda, la semaine dernière, le médiateur de l’ONU dans la crise burundaise a annoncé, mercredi, à la presse qu’il quittera le Burundi.

Face au tournant politique et sécuritaire enregistré dans le pays, la Belgique, ancien colonisateur du Burundi, et les Pays-Bas vaient suspendu leurs aides pour l’organisation des élections. Le régime de Nkurunziza n’a plus assez de partenaires. Il lui reste encore la France qui n’a toujours pas annoncé la rupture de sa collaboration pour la formation des forces de sécurité burundaises.

Les pays qui ont présidé à la signature de l’accord d’Arusha, notamment les Etats-Unis et l’Afrique du Sud  se sont contentés d’exprimer leur inquiétude et rejet des violences.

11 Juin 2015 15:10, http://www.aa.com.tr/

Publié le 11 juin 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. tous les ingredients sont trunks pour ovoid fairer un coup d’etat.pourquoi. pas?

    nkurumbi lying me me a Edna fais let coup d’etat sur la contitution.nkurumbi vent De tirer sur les manifest ants plausible sur le mandat illegal.

    slots;mugukura. igufa mwijigo ryimbwa bayikubita kumubinga.murabona afise nibibinga vya mujeri .

  2. je suis vraiment desole par le comportement de notre president (pierre nkurunziza)
    il me semble que le burundi est devenu un territoire prive de la famille deu president
    faite le possible pour sauver notre patrie.
    la geurre contre le groupe pierre nkurunziza et son sous groupe reste la solution ideal

  3. Rose Hakizimana

    Nkurunziza n a pas droit de continuer sa forcing il est discarifie par sa criminalite par sa mauvaise gouvercance par son irresponsabilite par le non respect des textes et lois nationaux et internationaux que le Burundi a signe
    Lui meme apres avoir poser sa candidature de 3eme mandant d apres les texes il n a pas le droit ou le pouvoir de signer un decret Il ne peut pas remplacer les deux Dames de la CNI et encore ceux des commissions provinciaux pour les elections de 2015 ce qu il est entre de faire est de la tricherie comme toujours il faut lui en empeche La solution est de mettre un gouvernement de transition d au moins deux annees pour bien organiser les elections credibles pour le Burundi

  4. Il ne reste qu’un lambeau fait d’épines de ce qui était le CNDD FDD jadis.

    • Nta transition ikenewe mu Burundi ahubwo nimuze mwese twitabe amatora kugira ngo nkurunziza ntasubire kudutwara. Tutitavye amatora tuzogira kutamutora, yongere adutware. Quelle horreur!

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