Pour le gouvernement, tout est rentré dans l’ordre

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Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, à Bujumbura, le 17 mai 2015. AFP PHOTO / CARL DE SOUZA

Au Burundi, le gouvernement vient d’annoncer la fin des manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. Ces manifestations, qualifiées d’insurrection par le pouvoir, ont été violemment réprimées et ont fait une quarantaine de victimes. Et signe que les médias sont dans le collimateur de Bujumbura, le ministère de la Sécurité publique assure que c’est la presse internationale qui est à l’origine des mouvements encore observés sur le terrain.

Le gouvernement burundais s’appuie sur un état de fait incontestable : depuis une dizaine de jour, les manifestants sont moins nombreux. Même les leaders de la contestation le reconnaissent. La cause de cet essoufflement est simple : la répression n’a cessé de s’intensifier depuis le début des protestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, le 26 avril dernier. A la vue du moindre manifestant, la police déployée en masse projette des gaz lacrymogènes et tire à balles réelles parfois en l’air, mais aussi en direction des manifestants encore régulièrement tués ou blessés.

« La contestation n’est pas terminée, mais quand nous manifestons pacifiquement nous entendons le crépitement des armes et face aux armes, on reste chez soi », expliquait jeudi un représentant du mouvement Arusha, leader dans la lutte contre le troisième mandat.

Les journalistes dans le viseur du pouvoir

Le gouvernement accuse les journalistes internationaux d’inciter aux manifestations :

« Ce qu’on observe sur le terrain c’est un mouvement de certains journalistes, surtout ceux dépêchés par les médias internationaux, qui recherchent et organisent des groupes de gens dans des endroits reculés et loin des forces de l’ordre et leur demandent de chanter, exhiber des pancartes, prétend le porte-parole adjoint du ministère de la Sécurité publique Pierre Nkurikiye. Ces derniers s’exécutent et ces journalistes prennent ces images qu’ils diffusent après, auprès de certains médias internationaux et sur Internet, et commentent qu’il y a eu des manifestations au Burundi ».

Des accusations que dénonce Amnesty International dans son dernier rapport. L’organisation appelle le gouvernement burundais à respecter la liberté d’expression.

Départ du médiateur de l’ONU

Dans ce contexte, l’envoyé spécial de l’ONU Saïd Djinnit a annoncé jeudi qu’il abandonnait son rôle de médiateur. Si la mission de l’ONU au Burundi a loué son bilan, le diplomate était totalement désavoué par l’opposition. Dans une lettre au secrétaire général des Nations unies le 4 avril dernier, 17 formations et partis politiques avaient demandé son départ. « Il est partial, il ne nous a pas représentés, il n’a représenté que le gouvernement », pointe Frédéric Bamvuginyumvira qui avait signé la lettre au nom du parti Frodebu (Front pour la démocratie au Burundi). De son coté le gouvernement avait apporté son soutien au mediateur de l’ONU. Alain Niyamitwé ministre des Affaires étrangères du Burundi, regrette « son depart précipité par la position de l’opposition. Nous n’avions pas d’a priori par rapport au mandat de facilitateur de Saïd Djinit, ajoute-t-il. Nous estimions que le travail qu’il avait commencé allait nous permettre d’aller aux élections dans la sérénité. »

Saïd Djinnit reste pour autant l’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands Lacs, mais il cesse d’être médiateur dans la crise burund aise. Qui pour le remplacer ? L’ONU n’a pas encore de réponse. L’opposition propose que les Nations unies se concertent avec l’Union africaine et l’Union européenne pour nommer une médiation collégiale menée par une grande personnalité africaine. Si rien n’a encore été décidé, le nom de l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki a été cité.

le 12-06-2015 à 00:09, http://www.rfi.fr/afrique

Publié le 12 juin 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Rose Hakizimana

    Il faut demander de vous aider pour chasser le cndd fdd au pouvoir Il faut negocier une Transition de deux ans en excluant le parti au pouvoir maintenant
    Nkurunziza a sa crick se ventent pour les crimes qu ils ont commi dans les maniffestastions IL se trompent parce que les sangs des innocents yama ahamagara ngo mpora mpora ntazohera gurtyo
    Nashaka nsaba abarundi biyamirize Ibihugu bishigikiye Nkurunziza Kuko hariho abamushigikiye
    Raba namwe ingene Nations Unis ivuga ngo nihabe ibiganiro Aho boje kukura Inkoho zifiswe ni migwi ya Nkurunziza iguma yica abant
    Raba namwe ingene Nkurunziza aguma arungika Abasoda muri Somalie na handi kandi Abarundi bariko baricwa ntihagire ikibatabara Akamaramaza na baheruka kugenda ubu muruku kwezi kw gatandatu 2015 harimwo za mbonerakure zimaze imisi zirasa abantu bashize amaboko hejuru birababaje Abarundi umengo ntagaciro Nkurunziza we nyene afise agaciro ka 9 000 000 z A barundi

  2. freres soeurs burundais , que l’etrnel tout puissant sauve votre nation qui est en danger , c’est tres etonnant , pourquoi votre president ne laisse pas son troisieme mandat pour le bien etre de la nation et de lui-meme?

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