Communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’UA 515ème Réunion au niveau des Chefs d’État

Communiqué du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA)

515ème Réunion au niveau des Chefs d’État et de Gouvernement

Burundi

https://i0.wp.com/www.peaceau.org/assets/img/psd_header.jpg

CONSEIL DE PAIX ET DE SÉCURITÉ

515ÈME RÉUNION AU NIVEAU DES

CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT

 

13 JUIN 2015

JOHANNESBURG, AFRIQUE DU SUD

COMMUNIQUÉ

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 515ème réunion tenue le 13 juin 2015, au niveau des chefs d’État et de Gouvernement, a adopté la décision qui suit sur la situation au Burundi:

Le Conseil,

1. Prend note du rapport de la Présidente de la Commission sur la situation au Burundi [PSC/AHG/3(DXV)]. Le Conseil prend également note de la déclaration faite par le Ministre des Relations extérieures et de la Coopération internationale de la République du Burundi, ainsi que des interventions du Président Jakaya Mrisho Kikwete de la République unie de Tanzanie, en sa qualité de Président en exercice de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), et du vice-Secrétaire général des Nations unies;

2. Rappelle ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur la situation au Burundi, y compris le communiqué PSC/PR/COMM(DVII), adopté lors de sa 507ème réunion tenue le 14 mai 2015, ainsi que les communiqués et déclarations de la Présidente de la Commission. Le Conseil réaffirme la détermination de l’UA à assumer pleinement les responsabilités découlant de son rôle de Garant de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi d’août 2000, conclu après des efforts soutenus de la région et de l’Afrique dans son ensemble, avec le soutien de la communauté internationale;

3. Réitère sa profonde appréciation à la CAE et aux dirigeants de la région pour leur engagement et efforts soutenus en vue de faciliter la recherche d’une solution politique durable à la grave crise que connaît le Burundi. Le Conseil rend hommage à l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs, Said Djinnit, pour son engagement et les efforts remarquables qu’il a déployés en vue du règlement de cette crise. Le Conseil se félicite de la contribution de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), y compris les communiqués publiés à l’issue de leurs Sommets tenus respectivement à Luanda, en Angola, et à N’Djamena, au Tchad, les 18 et 25 mai 2015;

4. Félicite à nouveau la Présidente de la Commission pour son engagement et sa détermination à faciliter une solution politique à la crise au Burundi, ainsi que pour toutes les initiatives qu’elle a prises dans ce cadre;

5. Exprime sa profonde préoccupation face à l’impasse persistante au Burundi, malgré les efforts soutenus déployés par la CAE, la CIRGL, l’UA et les Nations unies, avec le soutien des partenaires bilatéraux et multilatéraux. Le Conseil note avec déception que le dialogue politique initié par l’Envoyé spécial des Nations unies pour la région des Grands Lacs, avec la participation de la CAE, de la CIRGL et de l’UA, n’a pas abouti aux résultats escomptés. Le Conseil souligne que la présente situation pourrait remettre en cause les acquis importants enregistrés à la suite de la signature de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et de l’Accord global de cessez-le-feu de 2003 et affecter la stabilité de la région;

6. Réaffirme la conviction de l’UA que seuls le dialogue et le consensus, dans le respect de l’Accord d’Arusha et de la Constitution du Burundi, permettront de trouver une solution politique durable, garantissant la préservation et la consolidation de la paix, ainsi que le renforcement de la démocratie et de l’État de droit. Le Conseil appelle encore une fois l’ensemble des acteurs burundais à faire preuve de retenue et à faire prévaloir l’intérêt national sur toute autre considération;

7. Réitère sa préoccupation face à la situation difficile dans laquelle se trouvent les réfugiés burundais ayant fui leur pays en direction des Etats voisins, remercie à nouveau les pays d’accueil (République démocratique du Congo, Rwanda et Tanzanie), ainsi que les agences humanitaires, pour leur soutien aux populations concernées, et en appelle à la communauté internationale pour qu’elle apporte l’assistance humanitaire nécessaire. Le Conseil exhorte le Gouvernement du Burundi à créer les conditions requises pour le retour rapide des réfugiés;

8. Souligne la nécessité impérieuse du respect des droits de l’homme et des libertés publiques garanties par la Constitution burundaise. Le Conseil réitère la ferme condamnation par l’UA de tous les actes de violence et atteintes aux droits humains;

9. Réitère son soutien aux efforts soutenus que déploie la CAE et souligne la pertinence des mesures convenues par les Sommets tenus à Dar-es-Salaam, les 13 et 31 mai 2015, notamment l’appel pour le report des élections et la cessation immédiate de la violence, le désarmement des groupes de jeunes affiliés aux partis politiques, l’initiation d’un dialogue entre les acteurs burundais, ainsi que l’engagement de la région à ne pas rester inactive en cas de détérioration de la situation, mesures qui offrent un cadre pour une solution politique et consensuelle à la crise;

10. Décide, dans le prolongement de ses communiqués et communiqués de presse antérieurs et en appui aux décisions de la CAE, des mesures ci-après pour accélérer la recherche d’une solution politique consensuelle à la crise au Burundi:

(i) la reprise du dialogue entre toutes les parties burundaises, au plus tard dans un délai d’une semaine suivant l’adoption du présent communiqué, sous la facilitation de l’UA, des Nations unies, de la CAE et de la CIRGL, avec l’appui des membres concernés de la communauté internationale. Le Conseil invite la Présidente de la Commission à initier immédiatement les consultations nécessaires pour l’opérationnalisation de cette facilitation internationale, sous les auspices du Président en exercice de la CAE;

(ii) le dialogue inter-burundais, prenant appui sur le travail déjà accompli avec la facilitation des Nations unies, portera sur les mesures à prendre pour créer des conditions favorables à l’organisation d’élections libres, régulières, transparentes et crédibles, ainsi que sur toutes les questions faisant l’objet de divergences entre les parties;

(iii) la date des élections devra être fixée par consensus entre les parties burundaises, dans l’esprit du communiqué de la CAE du 31 mai 2015 demandant un report des élections, et sur la base d’une évaluation technique conduite par les Nations unies;

(iv) le déploiement immédiat des observateurs des droits de l’homme de l’UA et d’autres personnels civils, tel que convenu dans le communiqué PSC/PR/COMM(DVII). Le Conseil réitère son appel au Gouvernement burundais pour qu’il apporte son entière coopération à ce processus;

(v) le déploiement d’experts militaires de l’UA, provenant tant de la région que d’autres régions du continent, pour vérifier, en collaboration avec le Gouvernement et les autres acteurs concernés, le processus de désarmement des milices et autres groupes armés. Ce groupe d’experts, dont l’effectif sera déterminé par la Présidente de la Commission, en consultation avec la région, soumettra des rapports réguliers sur la mise en œuvre du processus de désarmement; et

(vi) le déploiement d’une mission d’observation électorale de l’UA, si les conditions de la tenue d’élections libres, régulières, transparentes et crédibles, conformément à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, sont réunies;

11. Attend avec intérêt la visite de la délégation ministérielle de la CAE au Burundi, en application du communiqué du Sommet de Dar-es-Salaam du 31 mai 2015. Le Conseil décide de dépêcher, au cours de la première semaine du mois de juillet 2015, une délégation ministérielle, avec la participation de la Commission, pour faire le point de la mise en œuvre des décisions contenues au paragraphe 10 ci-dessus et lui permettre de prendre les décisions qu’appellerait l’évolution de la situation, y compris en déterminant la voie à suivre dans l’hypothèse où les parties ne parviendraient pas à un accord dans un délai de deux semaines après le lancement du dialogue;

12. Réaffirme sa détermination à prendre, le cas échéant, et avec le soutien du Conseil de sécurité des Nations unies, toutes les mesures nécessaires à l’encontre des acteurs burundais dont l’action conduirait à la perpétuation de la violence et entraverait la recherche d’une solution politique;

13. Se félicite des mesures prises par la Présidente de la Commission pour renforcer le Bureau de l’UA à Bujumbura, et ce en application des dispositions pertinentes du communiqué PSC/PR/COMM(DVII). Le Conseil se félicite de la nomination du Professeur Ibrahima Fall comme nouveau Représentant spécial de la Présidente de la Commission pour la région des Grands Lacs et chef du Bureau de Liaison de l’UA à Bujumbura. Le Conseil l’assure de son plein soutien dans l’accomplissement de son mandat;

14. Demande à la Présidente de la Commission de transmettre formellement le présent communiqué au Gouvernement burundais et aux autres acteurs concernés. Le Conseil lui demande également de transmettre ce communiqué à l’ensemble des organisations régionales concernées, au Secrétaire général des Nations unies et, à travers lui, au Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi qu’à l’Union européenne (UE), pour mobiliser leur soutien. En particulier, le Conseil demande au Conseil de sécurité des Nations unies d’entériner le présent communiqué;

15. Invite la Présidente de la Commission à tenir le Conseil régulièrement informé de l’évolution de la situation pour lui permettre de prendre les mesures nécessaires;

16. Décide de rester activement saisi de la question.

Publié le 15 juin 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 15 Commentaires.

  1. nous ne voulons pad des communiqued sans resultats,nous voulons que vous disiez a ce chien galeux de respecter la constitution et de quiter la chaise qu;il veut occuper par la force en tuant son peuple.

  2. none ko mbona umengo ariko yiyamamaza wenyene,mfise ubwoba ko atazovyubahiriza.kandi azoba ataye igihugu mukaga.ndabona bari muyabira.politique ntiyoroshe.gusa boreka kuvyubahiriza hama bakahokoka noca ndabemera.vyukuri ndabona bashobora gutsindwa: .banka transition ariko ndabona bagiye kuyibona. .none bazokumvikana kukirangaminsi c’amatora gute mugihe mbona ibiganiro bidakunda Nkurunziz Akiri umu candidats? .mbe gukura ibigwanisho mu mbonerakure vyo bizotwara umwanya ungana iki? .ahubwo nibarondere CENI yumvikanweko hakiri kare abashingamateka batararangz ibiringo vyabo!! 000000000uwuzoramba azobona!

  3. Aha!!aha!!!! Nuko!!! amaradio bayibagiye,mana,nababana babanyeshuri nabandi bose bari muri prison,mugabo ntaco!!!! Mbega yemwe Harusha bararushe,twararushe!!!Mana canke ntibagezeyo mumyaka iheze!!!!!Kandi nohanura Abaserukira société civils ntibasinzire umukondorazosi,kubera Iyo nama,nyabuna harageze ko dukora. ngira barabonye inkinamico ryaya coup d’état iheruka.Umuntu yanditse ngo (Les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les plus forts,ni par les plus rapides,mais par ceux qui n’abandonnent jamais) Barundi twese!!!! Vive la démocratie,la place pour tout les partis politique:Visé l’avenir de notre génération futur!!!!merci

  4. ouah…. ngira ubu ho ya ntumva iraheba yubahe abamuboneye izuba. Accord d’Arusha ukuntu yaruhishije abantu yari azi ko ari ugupfa guhonyanga? aho yari hari abandi.

  5. MBONA umenga vyofuma.reka turindire nyamitwe ivyo aparanganya navyo

  6. Félicitation aux chefs d’États Africains « murama mukora uko, kandi mugume muturi hafi »

  7. Avec les langages insolites de NZOBONARIRWA=nzobonariba et nyamitwe, je suis pessimiste de la mise en oeuvre des décisions de ce communiqué. Le pouvoir de Nkurumbi a déjà pris option de guerre, de massacre de tout opposant. Wait and see

  8. Kavyinabushushe

    Je ndabona ko naho adaganyika ngo akeneye manda yiyongera kuru zibiri kandi nizo yatwaye ataco yamariye uburundi,agiye gutaha,gusa mbabajwe nabamukurikiye bizeye ngo bazosomera none bagiye kuburumanga aho rero nabazoba bagizimana ntibakurikiranwe kuvyaha vyihohotera abagize imyiyerekano.Africa komera kandi werekane ko ubushobozi ubufise,

  9. NDAYISENGA Athanase

    Oui, c’est un communiqué qui redonne espoir aux burundais. Franchement, on est fatigué par des violences cycliques engendrées par les mauvaises gouvernances. Le Président burundais et son Gouvernement ne doivent pas toujours banaliser tous les conseils donnés par le monde entier. il n’y a pas une vérité propre eux. Nous refusons la vérité!!!. combien de mandats depuis 2005? 1+1=? Je dois du respect à notre cher Président,mais, ne doit-il pas respect lui aussi aux burundais? Nous somme pas des idiots!!! Le burundi n’est pas sa propriété privée. Sinon, même la Bible le dit: « si l’impie prospère, c’est pour disparaître à tout jamais. Si les impies poussent comme de l’herbe, c’est pour disparaître à tout jamais ».

  10. HAKIZIMANA Felix

    L’espoir que je nourris de voir ma patrie se lancer dans une ere de paix durable et de developpement va enfiin se concretiser. Nous devons preparer un avenir pacifique et un developpement harmonieux a notre projeniture.
    Dans deux semaines, nous fetons la 53 eme anniversaire de l’independance de notre chere patrie: quel discours allons nous tenir devant notre peuple et le monde entier, principalement les pays voisins, l’Afrique entiere et nos bailleurs de fonds?

  11. Nous saluons l’issue de cette réunion mais nous vous demandons plus la mise en application que d’être verbal. Vous allez regretter si un genocide sera mis en application au burundi alors qu’on a crié fort,alartant le deluge qui nous attend. Le pays pays va par deux chemins: le salut à un pourtage très minime et l’enfer à presque son entierité. Actuellement,les decisions du Gouvernement sont illegales ,irreflechies et allument le feu au lieu de resoudre la question

  12. Rwihanira Pierre

    Quel intérêt pertinent l`Autorité du Burundi a-t-elle à ne pas résoudre les problèmes posés, simplement et conformément à toutes ces recommandations pertinentes, et à exposer le pays à des pertes de temps et au discrédit international? La sauvegarde de la souveraineté ? Quand on est entré dans la famille des Nations, les notions de souveraineté deviennent discutables

  13. Je salues ce communiqué et un brin d’espoir sur le recouvrement de la paix au Burundi renait en moi. Reste que le Gouvernement Burundais obtempère a cette décision on ne peut plus salutaire pour notre chère patrie, le Burundi. « Ahari abagabo ntihagwa ibara »!

    • Bravo aux membres qui ont participent a cette réunion, je pense que Alain nyamitwe , envoyé spéciale d’Adolphe et de Nkurunziza, a compris le message et a déjà transmis le message, les dates pour les différentes élections doivent être prises par consensus. La CENI ( ndayicariye c’est un organe technique) accepte des négociations sans Peter)

    • Je salue le communiqué,j ai retenu trois chose: la primaute du diaologue qui est sous l egide des grands de ce monde a l issue du quel seul les points de consensus devrait etre appliqué ,desormais il n appartient plus au gouvernement de faire ce qu il veut avec l arrogance qu on connait. Toute les question seront abordé surtout la question qui divise le troisieme mandat et la ceni consesuel,voir point 10,(ii),la date de election doit etre consessuel,bref le calendrier doit l etre aussi,desormais il n appartient au gouvernement et son ceni de fixer la date des election qui l arrangent au detriment des autres candidats. Le desarment sous l auspice des imbonerakure qui jette la population sur le chemin de l exil sous le regard vigilant de la communauté tant national qu international avec une observation militaire intenational. Ma conclusion :si j etais nkuru je demissionerait illico preston s il persiste ,le conseil de securite tel kadafi autoriserait de le limoger de force ,crois je,dans la grande humiliation,pas mal de grand dictateur de ce monde ont ete ainsi limogé,notons que meme bechir est broqué en afrique du sud,merci de recevoir mon humble analyse tout en invitant les autres à faire des commentaire de ce qui il ont retenu et critiquer ma vision des chose si necessaire,hezagirwa bene burundi

Bienvenue sur notre forum de discussion. Postez votre commentaire en restant courtois et poli. Les commentaires redigés en MAJUSCULES ne passeront pas. Merci.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :