Au moins six tués par balle au Burundi

https://i2.wp.com/static0.7sur7.be/static/photo/2015/9/8/2/20150701195720/media_xll_7838402.jpgNeutralisation d’un « groupe armé » ou exécutions sommaires par la police? Les explications divergeaient mercredi sur la mort d’au moins six personnes dans un fief de l’opposition au président Pierre Nkurunziza, alors que le Burundi attend toujours le résultat d’élections controversées.

Les victimes ont été tuées par balle mercredi matin dans le quartier de Cibitoke, en périphérie de la capitale Bujumbura: la police affirme avoir été engagée dans des combats avec un « groupe armé » qui ont fait un mort dans ses rangs, selon elle. Mais des témoins font état d’exécutions sommaires.

Ce nouvel incident vient un peu plus alourdir un climat délétère dans ce pays des Grands Lacs où les résultats des élections législatives et communales de lundi, boycottées par l’opposition, étaient toujours attendus.

Selon la police, l’incident a commencé mercredi matin par l’explosion d’une grenade, lancée contre des policiers qui patrouillaient dans le quartier de Cibitoke, foyer des manifestations déclenchées fin avril par la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat à la présidentielle prévue le 15 juillet.

L’explosion a été immédiatement suivie d’un « ratissage » du quartier par les forces de sécurité qui se sont alors heurtées à un groupe « lourdement armé », a-t-elle affirmé. La police a ajouté que « cinq assaillants » avaient été tués, que le groupe, selon elle composé d’opposants politiques radicalisés, avait été « neutralisé » en début d’après-midi et que des armes – fusil d’assaut, lance-roquettes RPG et grenades – avaient été saisies.

Un journaliste de l’AFP qui a pu se rendre sur place en fin d’après-midi – le quartier est longtemps resté bouclé – a vu non pas cinq mais six cadavres de civils jonchés sur le sol. Et des témoins interrogés ont donné une toute autre version des faits, loin de la thèse du « groupe armé ».

Selon eux, la police cherchait l’un des leaders des manifestations dans une maison du quartier et a demandé à ses occupants d’en sortir. Toujours d’après eux, elle leur a alors tiré dessus alors qu’ils sortaient « les bras en l’air ».

Parmi les victimes, tuées de balles dans la tête, figurent un agent de change d’une soixantaine d’années plutôt connu pour ses positions pacifiques, ainsi que ses deux fils, selon le journaliste de l’AFP.

Cet incident survient alors que le pays attend d’un jour à l’autre les résultats des scrutins de lundi, boycottés par l’opposition, décriés par la communauté internationale et tenus quasiment sans aucun observateur électoral.

En raison de la grave crise politique actuelle, la communauté internationale comme l’opposition estimaient que les conditions n’étaient pas réunies pour des scrutins « crédibles ».

Les élections avaient déjà donné lieu toute la semaine dernière à un regain de violences: des attaques à la grenade à Bujumbura et en province avaient fait cinq morts et des dizaines de blessés.

L’officialisation fin avril de la candidature de M. Nkurunziza a déclenché un mouvement de contestation populaire qui a été violemment réprimé par la police et donné lieu à de sanglants heurts avec les jeunes du parti au pouvoir, les « Imbonerakure » – une « milice », selon l’ONU.

Au total, les violences ont fait plus de 70 morts et plus de 140.000 Burundais ont fui dans les pays voisins. L’opposition, qui juge un troisième mandat anticonstitutionnel, a boycotté les élections après avoir, dit-elle, subi des menaces et été dans l’impossibilité de faire campagne. Elle a aussi dénoncé l’absence de pluralisme médiatique: les radios indépendantes ont été détruites lors d’un putsch manqué mi-mai, également motivé par la candidature de M. Nkurunziza.

Mardi, l’opposition a encore fustigé la « mascarade électorale », affirmé qu’elle ne reconnaîtrait ni « les résultats », ni « les institutions qui en seront issues » et demandé à la communauté internationale d’en faire autant.

Celle-ci, qui craint un retour de la violence à grande échelle dans un pays à l’histoire marquée par les massacres et une longue guerre civile (1993-2006), a elle-même dénoncé l’entêtement du pouvoir à tenir ces élections aux dates prévues.

M. Nkurunziza a répliqué en lui demandant de « respecter l’indépendance » du pays.

Mercredi, pour le 53ème anniversaire de l’indépendance du Burundi, sous tutelle belge jusqu’en 1962, le chef de l’État a assisté sous très haute protection à un défilé militaire et civil dans un stade de Bujumbura.

Dans ce défilé, soldats et policiers étaient moins nombreux que d’ordinaire, les autorités ne voulant pas toucher au dispositif sécuritaire déployé dans le pays. Signe de l’extrême tension, la tribune présidentielle était pour la première fois entourée de vitres pare-balles.

1/07/15 – 20h03, Belga, http://www.7sur7.be

Publié le 2 juillet 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. la communaute intetnationale dit que l usage aux arme pour faire partir nkurumbi sera poursuivi par la justice internationale.qui trompe qui ou qui est bete dans tout cela.lorsque nkurumbi edt entrain de rahvitailler ses imbonerakure pour tuer ceuxceux qui sont contre une persone qui pertinent la constitution et laccord darusha.un traitre s jamais vu dans lhistoire du burundi nous disons non et non,on doit chssser le chacal de mujeri par les srmes.vouloir ou pas,la respondsbilite de ces desordre incombera a celui qui veut sacrocher au pouvoir illegalement et par coup de force de la condtitution.cest tout.nimureke kudukindirako abahutu nkurumbi amaze kwica nimumufateimbere yuko muza gutanga smamemorandum atacamaze.

  2. Nkurunziza yogira ubwoba gute agashishikara yica Niyemange yongere amenye ko INGERO ugereyeko abandi niyo nawe uzogeregwako Kandi ngo Uwicishije Inkota niyo nawe azokwicishwa Ntatinye relo nareke kwikorera blinde yemere aje ahabona agwane
    Kuko barya yirigwa arica si imbeba canke ubuyabu n abantu kandi ntibazokwijana azobariha
    turaziko ari umunyamacakubiri uravye ivyo yakoze aho yiri mw ishamba Nimwibuke Buta aho yagenda mw Iseminali kuvangura abanakugira yice Abatutsi Abana baravyanse baca bicwabose Bugendana kwica imfuvyi n abakazi bari basigaye 1993 i Teza kuja kurondera abakozi Ntaje relo arabeshera Imana kuko ntayamutumye kwica Nabandanye awucana niwe azowota

  3. C’est le plan Nkurunziza de tuer tous ceux qui disent non au viol de la constitution. Sa garde tue sauvagement mais qu’il le sache: même s’il parvient à se maintenir au pouvoir, il ne terminera pas son sale besogne!

  4. crime de guerre et crime contre l’humanite:on dit un pere et ses deux fils mais le vieux avait une cinquantaine et les deux fils pas meme 13 ans l’aine!!donc attaque sans quartier,de deux demandez a la police pourquoi refuser la croix rouge d’intervenir?reste combien de victime pour trainer ces imbeciles devant la cpi?ils visent egalement les jeunes tutsi(genocide recommence,on chasse le naturel revient au galop)

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