Le calendrier électoral toujours pas abordé

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Patrouille militaire à Bujumbura le 29 mai 2015. REUTERS/Goran Tomasevic

A Bujumbura, la capitale burundaise, les négociations entre le pouvoir et l’opposition, arbitrées par l’Ouganda, se poursuivent. A trois jours de la date prévue du scrutin présidentiel, il n’y a pas de retrait en vue de la troisième candidature du président Pierre Nkurunziza, à l’origine des tensions que connait le Burundi depuis la fin avril. Le gouvernement accuse l’opposition de continuer à tenter de préparer un putsch.

L’opposition aurait préféré qu’on entre dans le vif du sujet alors qu’on est si proche d’un scrutin qu’elle aimerait voir reporter. Mais finalement, comme le souhaitait le gouvernement, c’est bien de la sécurité ou plutôt de l’insécurité dont on a débattu ce samedi matin. Selon plusieurs participants, ce qui fait un point d’accord entre le camp présidentiel, l’opposition et la société civile, c’est que les populations civiles sont armées et que c’est une source d’insécurité.

Ont été pointés du doigt par l’opposition et par la société civile, la jeunesse du parti au pouvoir, les Imbonerakure accusés d’être une véritable milice, la police et les services de renseignement, la documentation…

Le camp présidentiel, lui, a dénoncé les distributions d’armes dans les quartiers contestataires, la tentative de putsch, l’incursion d’un groupe armé sur le territoire, blâmant l’opposition pour tout.

Peu de propositions concrètes, la date du scrutin maintenue

De longues prises de parole, mais peu de propositions concrètes ont été faites pour le moment. « C’est une thérapie », expliquait Jean Minani, le porte-parole de l’opposition dans ces négociations. « A Arusha, on s’accusait de choses bien pires qu’aujourd’hui. » L’opposant estime que cela fait partie du processus de négociation.

En début d’après-midi samedi, alors que la thématique du calendrier électoral allait enfin être mise sur la table, à 3 jours de la présidentielle tant contestée, le gouvernement a brandi une déclaration signée par certains partis politiques appelant à la création d’un conseil national pour la restauration des accords d’Arusha et de l’Etat de droit, et à une réunion des forces d’opposition de l’intérieur et en exil à Addis Abeba.

Le calendrier électoral, le sujet qui fâche

Cette déclaration a été rendue publique il y a plusieurs jours déjà et le gouvernement en faisait mention lors des débats évoquant la volonté de création d’un gouvernement en exil. Mais au troisième jour de ces négociations, il a estimé que la phrase « le conseil saura pleinement jouer le rôle qui lui incombe comme garant de la légalité et des institutions » démontrait l’esprit putschiste de ces partis.

Pour l’opposition, il s’agit d’une nouvelle manœuvre dilatoire pour éviter le sujet qui fâche, c’est-à-dire le calendrier électoral. « C’est une déclaration pour appeler à une réunion et à la défense de l’accord d’Arusha », explique l’opposant Me François Nyamoya. Le secrétaire général du MSD poursuit : « il n’appelle pas à prendre les armes ou à renverser les institutions pour la force. Personne ne peut vous dire, conclut-il, ce qui va sortir de cette réunion à Addis ».

La médiation a demandé un report à ce dimanche 9h00, officiellement le dernier jour de ce premier round de négociations. Une ultime journée pour parvenir enfin à aborder la question du calendrier électoral.

le 19-07-2015 à 05:48, http://www.rfi.fr/afrique/

Publié le 19 juillet 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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