Terreur sur la ville (par NGENDAHAYO Jean Marie)

https://i.ytimg.com/vi/eB9EkcH--ik/hqdefault.jpgDepuis le second jour de ce mois d’août 2015, la terreur s’est installée dans la capitale Bujumbura et dans les cœurs de tous les Burundais. C’est vrai, avec le congrès du cndd-fdd nommant le président sortant candidat à la présidentielle de 2015 le pays s’est enfoncé dans une situation de plus en plus chaotique. Le fait nouveau, depuis l’assassinat d’Ernest Manirumva, ce sont les crimes perpétrés à l’endroit de leaders au sein de la communauté burundaise.

Mort d’un Caïd

Le 2 août 2015 tombait le général Adolphe Nshimirimana dans une embuscade digne d’un film hollywoodien. Cet homme était connu pour être un des piliers du pouvoir actuel. A supposé que sa mort fût commanditée en interne, cela voudrait dire que le système fait peau neuve en quelque sorte et s’installe au pouvoir sur de nouvelles bases avec des femmes et des hommes nouveaux. Cela signifierait-t-il également que les stratèges du nouveau pouvoir se préparent à des négociations sérieuses comme la communauté internationale l’a toujours exigé et l’opposition demandé à cor et à cri ? Le général Nshimirimana était connu pour être radical et hostile à toute ouverture vers l’opposition. Le mot « dialogue » ne faisait pas partie de son champ sémantique. Espérons que son départ puisse au moins générer de nouveaux espoirs de paix…

Si son assassinat est le fait d’une « résistance armée » ce serait de mauvais augure pour le pouvoir. D’abord parce qu’elle serait suffisamment organisée et équipée pour commettre un acte commando d’une telle audace au grand jour avec un maquillage qui en fait accroire qu’il s’agit de l’armée nationale. Ensuite, si effectivement l’opération provient de l’armée, il serait à craindre que le pouvoir soit réellement chancelant. Quand une partie de la « Grande Muette » ose une telle action au vu et au su de tous, c’est que le malaise est généralisé…

Ici aussi, les « Think Tanks » du nouveau pouvoir gagneraient à préparer des négociations pour désamorcer une déconfiture annoncée ; pour éviter une guerre perdue d’avance.

Torture d’un grand journaliste

Esdras Ndikumana, célèbre correspondant de l’AFP et de RFI au Burundi, était sur les lieux de l’assassinat. Très vite, des agents des renseignements l’ont cueilli avec brutalité en présence d’autorités qui ne sont pas intervenues. Et pourtant dès son embarquement dans le véhicule des tortionnaires, Esdras était déjà tabassé sans ménagement…

Il est étonnant que RFI ait diffusé en boucle durant deux jours que son employé « a été roué de coups». Etre frappé laisse entendre qu’on est puni pour quelque chose. Mais lorsqu’on est brutalisé sans raison, il n’y a qu’un mot juste pour cet acte : la torture.

Attentat manqué à l’endroit d’un crack des Droits de l’Homme

Le lendemain, c’était Pierre-Claver Mbonimpa le président de l’APRODH qui défend tous ceux que le système policier et/ou juridique écrase, brutalise ou même assassine dans un déni total des règles fondamentales du droit. Un homme porté sur une moto a doublé son véhicule et lui a logé une balle dans la gorge qui a traversé la mâchoire. C’est un véritable miracle qui l’en soit réchappé.

Ces deux dernières agressions ressemblent étrangement à une forme de représailles faisant suite à l’assassinat du général Adolphe Nshimirimana. Un prétexte inique pouvant donner libre cours à des assassinats ciblés qui visent à mettre une fois pour toute une chape de plomb à la vie politique du pays. Une étape avant-coureur vers l’installation d’un véritable régime de terreur ?

J’aimerais tant avoir tort…

07-08-2015, NGENDAHAYO Jean Marie

Publié le 8 août 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. Mr Ngendahayo, je vous respecte bcp et je crois que vous avez bcp de raison dans votre analyse de la situation sécuritaire dans notre pays.
    Ico numva ntashobora kwemera ni le mot Terreur en qualifiant le régime actuel au Burundi. Nkeka mwebwe kera (dans les années 70,80, 90) ata injustice mwigeze mubona ariko twebwe twarayibonye kandi n’ugukubitirwa ubusa twarakubitiwe ubusa. Kandi ntivyaherera aho gusa kuko no mw’ishule warirukanwa uzi ubwenge, bourse scolaire yawe igahabwa abandi n’akazi keza ukakaronka aruko urinze guca ku ncuti Tutsi (si tu avais la chance d’en avoir et que cette personne ait une certaine influence ou des relations).
    None twabaho muri régime de la terreur à cette époque? Nkeka ari kuko tutubahuka gutera amabuye amapolisi? Nkeka ahubwo aboba baranavyiyumviriye tutazi iyo bari. Est-ce qu’il y a eu des émeutes en ville à cet époque? Nikubera atacari kibababaje abanya Kamenge, Kinama, Cibitoke, Bwiza, etc…
    Je n’ai jamais rien vu dans les journeaux ou entendu à la radio à cet égard, mugabo ndashobora kuba nihenze.
    Tout en supposant que tout est relatif et, avec le respect que je vous doit en tant que doyen; pourquoi, ne pas calmer les esprits et chercher à aider les deux parties à engager le dialogue constructif au lieu d’un dialogue de sourd. Car ceux prônent le changement par la violence savent très bien que le seul grand perdant en sera, comme toujours, le peuple Burundais. Erega plus de 90% de la population nta mahera ya billet Buja-Bruxelles bafise. Kandi birababaza kubona notre peuple dans des camps de refugiés dans les pays limitrophes encore et toujours. Jusqu’à quand allons-nous passer notre temps à nous humilier devant la communauté internationale?
    J’espère que vous n’êtes pas de ce qui croient que les Occidents vont résoudre nos problèmes par une certaine formule magique, encore faut-il qu’ils en aient la moindre envie!

  2. Denzel Whittaker

    L’article en soit ne semble pas mauvais en soi et est détaillé. Essayez, Mr. le Ministre, la prochaine fois de reexaminer vos articles, avant la publication, pour des fautes d’ortographe et d’epellation.
    Merci

  3. Rose Hakizimana

    Nico gituma nahamagaye Abahinga mu vyerekeye Amategeko kugira bige ico twogira kuko Tubana ko Ikibi kiriko kiriganza mu Gihugu
    Urakoze kurukwo kunkebura mugabo nomuhanura ko yokwifatanya nabo bose bariko barahekugwa kuko barya bicwa arico kimwe nabo bana biwe Nayo agumye arorera ntaho azoba ataniye nizo nkozi zikibi
    Ikindi nukwo INAMUJANDI , RIRIKUMUTIMA bari Abagore bafise Abagabo ariko ntibahukanye ngo nukwo bariko bagwanya umwansi Ingo zabo zarakomeye mbere abarundi barabakeza Kuhanura umugabo akunaniye ukahamagara abagenzi ntivyotuma wahukana canke rusambuka Imyaka cumi irarangiye Intwaro ya nkurunziza atakindi ikora atari ukwica None wumva iryo teka yari yatewe ritapfuye ubusa

  4. Rose Hakizimana

    Nous demandons aux de Droits de nous aider a faire des dossiers sur tout les massacres faitent depuis le commencement des manifaissations
    J appele les Femmes de se lever pour porter plainte a Monsieur Nkurunziza et sa femme Denisa quand je parle de sa femme c est parce que une femme dans sa maison a une parole qui depasse celle des conseils [ MUKIRUNDI BATI UMUHUSHA TUNGA AHUSHA UMUGORE
    Ubishwe bose lero Deniza arorera Tubashira kuri Monsieur et Madame Nico gituma Abarundi bose bategerezwa kuhaguruka tukashingisha Urubanza kugira Abacu baguma bica ataco bacumuye Sentare zituhe inyishu Twubahirize abakiriho Twongere tuhe iteka izo Ncungu z Uburundi murakoze
    rose.hakizimana@gmail.com

  5. Rose Hakizimana

    Ivyo Nkurunziza ariko aragira , Ukwo kurungika Abapolisi kwica Abanyagihugu Amenye ko bizomukurikira n umuryango wiwe Sinahora nshiramwo umuryango wiwe Mugabo ndabivuze mbabaye cane kubona Abavyeyi bariko barahekugwa Deniza yicaye harya yaravyaye azi neza Ububabare bw Umuvyeyi cana cane Umukenyezi kandi birigwa baravuga ngo n aba pasteur Amenye ko
    Twebwe Abakenyezi twiteguye kwitwarira Deniza Nkurunziza kuko arerekera Umugabo wiwe mu kuduhekura [ UMUHAGARIKIZI W IGISUMA ABA ARI UMUSUMA ] Akarorero ni
    Simone Bagbo umugore wa Presida Bagbo muri Cote d Ivoire

    • mwiriwe mupfaso! iciyumviro cawe nico. uravye ibibera mugihugu biteye agahinda kandi sebarundi ntiyokwera kurivyo. umutambukanyi wiwe nawe mbona tudakwiye kwihuta kubimushiramwo kuko nawe niwishire mukibanza ciwe; harya wosanga yaramuhanuye kenshi ntamwunvire. none wumva yoca akora iki ko tuzi mu Burundi kwahukana bitaryoshe imbere y’Imana n’abantu! abana biwe nabo bakiri bato kuburyo kumuhangara bitoroshe ukurikije indero yo mu gihugu cacu. nanje ndi mubababaye kubwiyo ntwaro. ariko mbona tutokwihutira kwagiriza umugore n’abana biwe! komera

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