CNARED : Un avenir hypothétique ?

+003L’Opposition officielle existe bel et bien au Burundi mais beaucoup reste encore à faire d’autant plus que l’autorité administrative a barricadé l’espace politique à l’Opposition en lui interdisant notamment d’organiser des réunions et meetings politiques et de bénéficier de certaines facilités qui lui sont prescrites par la loi notamment la couverture médiatique par les organes de presse gouvernementaux lors de ses activités politiques.

C’est pour notamment sortir de cette dérive totalitaire que l’Opposition et d’autres forces vives de la nation se sont rencontrées à Addis-Abeba du 29 au 31 juillet 2015

Mais cette rencontre dont les pseudos conclusions et décisions avaient déjà été annoncées sur France 24 laissaient présager une déception nationale sans envergure. Malgré les embûches de tous genres, tendues par les ex-ténors du Pouvoir NKURUNZIZA dans le but de s’approprier la direction du Conseil, la conscience de la plupart d’hommes politiques présents à ce forum a permis de réveiller l’orgueil politique et la vigilance des opposants au 3ème mandat pour, au bout du compte, élire un Président qui répond au profil exigé et non aux ambitions de certains politiciens.

Tout individu a des qualités et des défauts. Pour le cas de l’Hon. NYANGOMA, on peut affirmer sans risque de se tromper que c’est un véritable électron libre mais qui reconnaît néanmoins avoir des faiblesses qui font que par le passé, il s’est laissé souvent cloîtrer par ses proches collaborateurs et commettre ainsi des erreurs politiques monumentales. Raison pour laquelle la plupart de ses coéquipiers de taille l’auraient abandonné. Profitant de ce phénomène éminemment humain, les frondeurs ont tout mis en œuvre pour le claustrer et le contraindre ainsi à exécuter aveuglément les ordres qui viendraient d’eux.

Voilà les pressions que rencontre aujourd’hui l’Hon. NYANGOMA. N’est-ce pas que l’on est en droit de se poser la question de savoir si réellement le CNARED augure d’un avenir favorable ? Disons d’ores et déjà que la première réunion que le CNARED a tenu à Bruxelles a été un fiasco. Attendons voir la suite.

Addis-Abeba/Bruxelles : les tentatives de manipulation des frondeurs

Tout commence par un mot liminaire présenté par l’ex-Président de l’Assemblée Nationale, Hon. Pie NTAVYOHANYUMA sur fond de contradictions et incohérences parce qu’apparemment le consensus autour d’un candidat n’a pas pu être dégagé lors des différentes rencontres informelles organisées discrètement par les frondeurs à Bruxelles et Addis-Abeba.

D’autres réunions secrètes notamment celles consacrées à la mise en place des stratégies devant conduire à l’élection de deux frondeurs comme Président et Porte-Parole avaient eu lieu la veille de la réunion d’Addis-Abeba et se sont poursuivies notamment à Bruxelles. D’où le lobbying sur le partage des postes.

De même,  des tractations et des balbutiements sur la Présidence de la Transition par un frondeur ont commencé à se manifester depuis l’arrivée des frondeurs  dans la capitale belge et se poursuivent discrètement jusqu’à ce jour. En effet, ceux qui estiment que la candidature de l’Hon. Pie NTAVYOHANYUMA serait la bienvenue après la prestation de serment de Pierre NKURUNZIZA (26/08/2015) font une mauvaise appréciation et une interprétation erronée de la Constitution et surtout de l’opinion nationale et internationale. Sans toutefois vouloir remuer la poubelle, il y a lieu de souligner qu’aucun burundais ne peut affirmer avoir déjà entendu un frondeur, excepté l’Hon. Moïse BUCUMI, dénoncer publiquement les arrangements conclus entre les IMBONERAKURE et les INTERAHAMWE à propos de la coopération entre les deux organisations ainsi que leur adhésion dans la Police Nationale du Burundi d’une part et entre le Pouvoir NKURUNZIZA et le Chef des Maï-Maï, M. William Amuri YAKUTUMBA, d’autre part.

Et pourtant, toute l’équipe de frondeurs était au courant de ce dossier de militarisation à outrance de la milice IMBONERAKURE-INTERAHAMWE-MAÏ-MAÏ sachant pertinemment que cette action pourrait embraser facilement toute la sous-région!!!

Un fait surprenant s’est produit en pleine séance de travail à Addis-Abeba : le Représentant d’une ASBL (CHARISMA), M. Audifax NDABITOREYE n’a pas hésité à communiquer un message du Général Major Godefroid NIYOMBARE par lequel ce dernier confirme son attachement à l’idée de création de ce Conseil. Personne n’a réagi à cet impair qu’on qualifie parfois de doux yeux, parce que, selon la plupart de politiciens présents à cette réunion, la mise en place de ce Conseil n’a aucun lien avec le Mouvement putschiste du 13 Mai 2015.

Tous les participants, excepté les frondeurs bien entendu, ont condamné vigoureusement ce comportement du Général NIYOMBARE. Ils ont toutefois reconnu que le Pasteur NDABITOREYE a rendu un service extraordinaire au Mouvement Halte au 3ème mandat en ce qui concerne  l’organisation et l’encadrement de la jeunesse. Ils ont tenu à le remercier du rôle qu’il a joué au sein du Conseil malgré que son Organisation (CHARISMA) soit une ASBL à caractère religieux et non un Parti politique. C’est pourquoi il a été recommandé que l’ASBL CHARISMA soit considéré comme membre de la Société Civile et non comme une organisation politique. Par conséquent, le Conseil doit être vigilant et respecter la laïcité prônée par la Constitution de la République du Burundi ; les pratiques religieuses au sein de la vie politique ne doivent plus se reproduire comme à l’époque de NKURUNZIZA.

Un autre fait qui suscite de l’inquiétude concerne le comportement indigne des anciens Chefs d’État qui manifestent publiquement leur penchant envers l’un ou l’autre parti politique. En toute logique, ceux-ci ne devraient pas faire partie d’un quelconque organe délibératif du Conseil mais plutôt appartenir à un cadre consultatif. Les participants auraient demandé au Conseil de corriger cette erreur qui risque de compromettre le bon fonctionnement du CNARED.

Une autre anomalie qui a été constatée concerne la violation délibérée des instruments juridiques internationaux régissant les associations de la société civile qui précisent bel et bien que « les acteurs de la société civile sont toujours impliqués dans la politique sans pour autant viser des fonctions étatiques : ils sont tenus de garder une position indépendante ». Les participants ont tenu à exprimer leurs remerciements aux Associations de la Société Civile car, n’eut-été leur contribution, les manifestations anti-3ème mandat auraient eu moins d’effet à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Cependant, les participants auraient déploré le fait que certains dirigeants de la société civile au Burundi oublient sciemment leurs fonctions et leur rôle ; ils s’acharnent sur le partage des postes au même titre que les acteurs politiques. Ils auraient même exigé un partage équitable avec les Partis politiques oubliant que le Président du FOCODE avait juré solennellement devant le peuple burundais que « les dirigeants des associations de la Société Civile dont lui-même n’ont pas d’ambition politique. Et si lui-même éprouvait l’envie d’exercer une activité politique, il ne pourrait pas s’y engager avant 2020 ». Le Conseil doit être prudent et ferme dans sa noble mission de faire respecter les lois et règlements qui régissent notre pays parce que ce cafouillage risque de compromettre les bons rapports qui doivent exister entre l’État, les Partis politiques et la  Société civile.

Le tour de passe-passe des frondeurs

Depuis plusieurs semaines, l’espace politique burundais à l’étranger est miné par les faiseurs d’opinion du Groupe des frondeurs qui passent le gros de leur temps à désorienter certains membres du CNARED en leur disant de bouche à oreille que les bailleurs de fonds recommandent que certaines Commissions notamment celles des Affaires Étrangères et de la Défense soient confiées respectivement aux Honorables Gervais RUFYIKRI et Jérémie NGENDAKUMANA parce qu’ils auraient une grande audience et seraient hautement appréciés auprès des bailleurs de fonds et des milieux politico-diplomatiques et parlementaires européens. Le poste de Porte-parole reviendrait à un autre frondeur, l’Hon. Onésime NDUWIMANA. Les véritables frondeurs sont connus de tout un chacun. Quant aux personnages sus-indiqués, tout le monde est d’avis qu’il s’agit bel et bien d’opportunistes qui ont finalement lâché Pierre NKURUNZIZA parce qu’il n’a plus la force de résister face au changement qui se profile à l’horizon.

L’orgueil politique et la vigilance des opposants

Inutile de verser dans le verbiage. Quelques questions suffisent amplement pour déterminer la responsabilité des uns et des autres dans tous les maux dont Pierre NKURUNZIZA est accusé par ceux-là même qui défendaient bec et ongles son système politique. Seraient-ils des co-auteurs ou des complices du tyran burundais ? Seule la justice nous le dira.

  1. Pourquoi les frondeurs devraient-ils se faufiler dans les rangs du CNARED pour imposer une équipe dirigeante ? Pourquoi les candidats aux postes de présidents des différentes Commissions devraient-ils revenir principalement aux frondeurs ?
  2. Quel est le niveau de représentativité des frondeurs au sein de l’Opposition ou de l’opinion nationale?
  3. Comment pourrait-on oublier si vite que les frondeurs ont tout partagé avec M. NKURUNZIZA jusqu’à la veille des élections ?
  4. Comment pourrait-on oublier que le Burundi est actuellement dans une situation économique dramatique à cause du pillage de deniers publics, de la corruption, de la pénurie injustifiée des produits pétroliers, du dossier avion présidentiel, etc.
  5. Pourquoi oublier si vite les dossiers de malversations économiques et financières alors que le 1er responsable du secteur économique et financier (le 2ème Vice-Président) n’a rien fait pour traduire les présumés coupables devant la justice !
  6. Comment pourrait-on oublier si vite que les dossiers des détenus politiques, des emprisonnements arbitraires, des exécutions extra-judiciaires, des assassinats des religieux et autres, du FALCON 50, des cadavres qui flottent indéfiniment sur les Lacs RWERU et TANGANYIKA, la rivière MALAGARASI, n’ont jamais été examinés par une quelconque Commission parlementaire ?
  7. Comment pourrait-on oublier si vite la position des frondeurs qui n’ont pas hésité à confirmer officiellement que le Burundi avait acquis un avion présidentiel alors qu’en réalité il s’agissait d’une carcasse qui n’avait pas coûté autant d’argent (8,5 millions$) et qui n’était même pas autorisée à voler.
  8. Quelle est la force politique ou militaire dont disposent les frondeurs pour prétendre à des postes privilégiés de ce Conseil ?
  9. Comment pourrait-on oublier aujourd’hui que les fraudes massives constatées au cours des élections de 2010 avaient eu l’aval de l’Hon. Jérémie NGENDAKUMANA, alors Président du CNDD-FDD ?
  10. Comment pourrait-on oublier aujourd’hui l’immense contribution de l’Hon. Onésime NDUWIMANA dans le limogeage de certains hauts cadres du CNDD-FDD et de leur radiation abusive de l’Assemblée Nationale ?

Autant de questions qui bouleversent les esprits de la classe politique et qui vont amener tôt ou tard le peuple burundais à réagir contre ces tractations des frondeurs qui ne font qu’endormir les burundais.  Ces questions vont certainement permettre aux burundais de comprendre que le pays n’a pas besoin des frondeurs mais plutôt des hommes politiques qui ont une longue expérience dans le domaine politique et qui n’ont pas trempé dans la politique perverse et tyrannique de NKURUNZIZA. Ces frondeurs devraient savoir que toutes ces tractations et toute forme de politique de marginalisation et d’exclusion ne mèneront nulle part si ce n’est que replonger le Burundi dans l’abîme.

Ils devraient plutôt savoir que toutes ces machinations et montages pervers n’inquiètent ou ne découragent outre mesure les nombreux opposants. En effet, toutes les erreurs (certaines sont provoquées sciemment) commises au cours leurs réunions secrètes doivent leur servir de leçon car elles confirment la nécessité et l’urgence pour l’Opposition burundaise de se ressaisir rapidement afin d’enterrer leurs divergences ainsi que les contradictions et les incohérences qui caractérisent leurs comportements politiques. Ils doivent mettre en avant l’intérêt supérieur de la nation notamment la dynamique économique engagée et consolider leur cohésion afin de marcher ensemble vers le chemin de la victoire contre ce Pouvoir absolu et oppressif du tyran NKURUNZIZA.

HENGEKA Richard

Publié le 17 août 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 18 Commentaires.

  1. Col. Didier Nyambariza

    Mr. Richard, vous avez raison de vous inquieter mais comme certains l’ont dit, il faut pas exagérer.
    Une chose est sûre: nous sommes dans un tournant d’une future prometteuse mais il faudra faire preuve de sagesse, de tolérance et de matûrité politique centré sur le leadership.
    Parfois, dans la recherche d’une solution, on doit céder pour gagner. Ainsi, nous sommes tous au courant des echecs du CNDD-FDD dans les periodes 2005-2010 et 2010-2015. Je définie ce parti politique comme un enfant qui venait de naïtre et devait apprendre à marcher. Le contexte dans le lequel le CNDD-FDD est rentré puis devenu parti parti vainqueur des élections est plein de tâtonnements et erreurs politiques et il ne restait qu’esperait une grande chance pour que ce parti nous mène à un avenir de rêve. Si les leaders du CNDD-FDD ont échoué, ayons la sagesse d’accepter que nous avons tous échouer. Il nous faut donc revoir les erreurs qui nous ont poussé à l’echec et les rectifier ensemble pour bâtir ensemble.
    Le système donc du CNDD-FDD qui était basé dès le début sur des ambitions démesurées et commanditées par les hommes forts en arme, était condamné à bafouer les principes démocratiques. Petit â petit, nous en sommes arriver à un système dictatorial et sanguinnaire contrôlé par un petit groupe d’individus en armes. Le reste des leaders politico-militaires devraient se soumettre ou s’opposer au péril de leurs vies. La vrai définition d’un tel système s’appelle: LA MAFIA dont les dirigeants sont des GANSTERS.
    Dans un tel cas, les membres sont terrorrisés et ne peuvent s’enfuir sans mettre en danger leurs vies et celles de leurs familles et amis. Et pour fuir, il faut trouver une voie de sortie; et sans plus tarder la voie actuelle de sortie est le CNARED.
    Il n’est pas du tout étonnant qu’il y ait des divisions au début, signe que les blessures du passé sont profondes:
    1. Certains frondeurs pourraient croire que l’honnorable Nyangoma veut tirer sa revanche du fait qu’il fût limogé à la tête du CNDD-FDD dans le maquis;
    2. L’honnorable Radjabu pourrait avoir une dent contre les frondeurs pour son emprisonnement qu’il qualifie d’injuste;
    3. Des leaders d’autres partis autres que les « DD » pourraient vouloir se positionner pour des postes en cas de gouvernement de transition, etc.
    4. D’autres essayeront de créer un autre « CNARED » Nyakuri pour des intérêts divérgeants…etc.

    A cela s’ajoute, la complexité de la machine militaire contre le troisième mandat:

    1. Un front qui attaque à Kayanza sans qu’il y ait des détails sur le vrai leadership politico-militaire si réellement ce lien existe;
    2. Un front qui attaque Rukambasi à Nyanza lac sans aucun lien avec le front de Nyanza, ni effort de rechercher à unir les fronts; histoire de confirmer que CHACUN EST POUR SOI et Dieu pour tous;
    3. Des déclarations de mouvements armés autres que le front de Kayanza qui semblent s’interresser au CNARED comme si ce front (de kayanza) est auto-suffisant sinon « mystérieux »!

    Bref, le passé nous hante et veut nous influencer négativement. Il est temps qu’on pense « patriotique » si on veut resoudre le problème burundais. Une chose sûre , nous n’allons pas guérir le syndrome burundais en utilisant le même virus qui cause le chaos.
    Il est temps qu’on adopte le vrai leadership, celui de s’unir autour du patriotisme si nous voulons créer un Burundi meilleur.
    Entre temps, la machine terrorriste de Nkurunziza gagne du terrain en massacrant notre population (au moment où j’ecrit on vient de me dire que l’honnorable Nzobonimpa vient d’être assassiné en Uganda (à vérifier). Je disais donc que le pouvoir de Nkurunziza gagne du terrain alors que nous continuons à nous disperser parce certains leaders de l’opposition raisonnent avec des idées « préhistoriques ». Il va valoir que ceux qui ont la même vision de la lutte de tous les patriotes avancent sans attendre ceux qui veulent propulser leurs noms ou partis en dessus des autres.
    Cessons de voir les leaders ou membres CNARED en parti politique mais en Coalition des patriotes pour resoudre l’enigme burundais…et nous vaincrons tous ensemble et pour tout le monde

  2. Je crois que Richard en tant qu’analyste politique devrait plutôt saluer les frondeurs. En effet, leur geste nous a clairement montré qu’ils ne soutenaient pas obligatoirement le système nkurunziza. En plus s’opposer au système DD étant à l’intérieur du Parti n’est pas s’opposer à l’ADC ikibiri, à l’UPRONA, au FNL….C’est s’opposer à la police, à l’armée, à l’administration, au service de renseignement; donc quelqu’un à abattre.
    Moi je les considère patriotes comme Nyangoma, Léonce, Alexis, Rugurika et autres pouvant être des piliers du CNAREC. Sachez aussi qu’être sans repproche n’est pas de ce monde

  3. Ca fait pitie ce CNARED si vous commencez a travailler comme ca en voulant ecarter les gens parce qu’ils ont travaille avec Nkurunziza ou tout simplement parce ils ont voulu destituer Nkurunzinza. vous nous montrez que vous vous battez sans meme savoir contre qui vous vous battez. Vous accusez ces frondeurs de tout mal avec le regime de Nkurunziza. Laissez moi vous dire une chose, vous ne savez pas de quoi vous parlez car le president lui mmeme que vous avez choisi n’est pas blanc. On le reconnait de regionalism, on le reconnait de la maniere dont beaucoup des « intagoheka » ont ete tue sur terrain avec « ubufuni » quand il etait president de la rebellion pour ne dire que ca. Rappelez vous also de Radjabu les crimes qui ont ete commis par son parti CNDDFDD dont il etait president, le falcon, les FNL tues, le pillage, pour n’en citer que ca car la liste est tellement longue. Si vous dites que Niyombare a mal fait quand il a voulu chasser Nkurunziza, finalement qu’est ce que vous voulez ou tout simplement vous pensez que Nkurunziza vous donnera le pays comme Buyoya l’a donne aux Bahutu en 1993. Irya yabaye TOMBOLA. L’opposition Burundaise a toujours montre une grande faiblesse surtout basee sur la division. Maintenant on croyait que vous etes alles a Adis Abeba pour former une forte coalition est voila encore que vous avez commence a vous diviser avant meme la formation de cette coalition ou vous avez meme echoue a forme le bureau. Quelle genre de coalition sans secretaire ni vice president or tresorier. Ces frondeurs que vous traitez de n’importe quoi sont une force non negligeable que vous le voulez ou pas. Niyombare a montre sa force et il a marque l’histoire et vous vous voulez vous martyliser dans l’Ikibiri sous une autre forme d’appelation. Ces frondeurs, le fait de se desolidaliser de Nkurunziza vous n’avez meme pas d’idee de combien ils etaient ecoeures par sa mauvaise politique pendant peut etre des annees( peut etre car je ne sais mais c’est possible). Si vous etes dans le system tout n’est pas permi, il y a des moments ou tu dois te taire ( you just shut up » meme si tu vois clairement le mal entrain d’etre commis devant toi. Un conseil que je donnerais est que l’union fait la force nous ne nous joindrons a vous si vous commencez a montrer la division qui vous ont toujours caracterise juste pendant meme la Creation de ce fameux CNARED qui est l’ikibiri sousune autre forme. Enfin je vous dirais que le language que Nkurunziza comprend c’est l’arme. Si vous n’avez pas de Karashinkov on ne sera pas derriere vous abarundi baraciye ubwenge. Iyunge kandi mureke kugayana ako kagayane ntanahamwe kazobashikana et je commence a comprendre pourquoi Rwasa a prefere joindre le gouvernement de Nkurunziza.

  4. Ico nsaba nuko abarondera guteranya cnared bobonwa nkabansi buburundi. Ama critiques sur quoi que ce soit nabere mumanama abahuza pas de divulgation dans les médias. Tugenderibanga, ntakuvugishwa. Dusavye uru rubuga ko rwodufasha mukudasohora amabanga ya cnared. Svp !!

  5. Ikaze rihawe CNARED kenyera zigume kandi ntimwere ko abo bashaka ibibanza babarenza Urwamo Abarundi baragowe bakeneya abaza kubakura inzara n ubukene batewe nabo nyene bariko bashaka ibibanza
    Gerageza relo uyu mwanya mwaronse ube uwo kwiga ingene muzokorana nabo bafasha kugira ibibazo biri mu Burundi bigabanuke Twizigire ko Abazoja mu bibanza bazoba ari abagabo n abakenyenyzi bafise ubushobozi atari Ingwizamurongo baza kugabangana ivyo batarimye nkuko tumaze imisi tubibona ku ntwaro ya Nkurunziza
    Uwo wese yitanganiza kugwanira ibibanza nukwo ataco aba amaze kuko abafise ico bamaze ntibarinda kwiruka ahubwo berekanwa nababazi
    Tuhiriwe tuhishije kuko murabo harimwo incabwenge nyinshi mbere bafise ama projets
    yari kuteza imbere Uburundi mugabo Intwaro ya Nkurunziza yanse ko yokogwa kuko we yagwanije ico cose coza gikiza Abarundi
    Uyu musi relo n umwanya mwiza wukusokorora ivyo vyose bitakozwe maze Abarundi biruhutse ka gacinyizo bwa bukene naya nzara biranduranywe n imizi

  6. En réaction du petit commentaire posté sur le mur par « MURUNDIKAZIMWIZA », je dirai que je suis tout de même navré de voir une telle façon de me répondre. Je reste convaincu que le présent cite pourrait contribuer à l’échange des idées aussi longtemps que les uns et les autres sont animés par l’esprit de construire et non de semer la division et la haine. Le Burundi est notre mère à nous tous, et il ne sera sauvé que par ceux qui sont épris par la paix. Pour cela, le sentimentalisme doit donner place à a neutralité active. Quand bien même mes idées ne vous auraient pas plu Mme/ Mlle MURUNDIKAZIMWIZA, le minimum de politesse serait de ne pas me manquer de respect. Oui « votre œil », et après! Ce qui nous incombe à nous tous, en fin de compte, c’est d’apporter tant soit peu, notre pierre pour édifier un Burundi où tout Burundais/Burundaise serait épanoui(e), vous et moi Mme! Toutefois, je respecte votre façon de faire car comme on dit en Kirundi « Umubaji w’imitima ntiyayiringanije »! Ugire ibihe vyiza mupfasoni MURUNDIKAZIMWIZA!

    • Ngo tuvyare abo dushobora kurera, nibaba benshi naho tubasabishe amafaranga mw’ibarabara! abo nabo ngo ni ba ntahonikora!!! Nibitakunda ko tubasabisha amafaranga tubate babe abana bo mw’Ibarabara. C’est tout. Ton message est claire; hariho kutizerana, kandi benshi bafise ibibagira, none ga shahu vyogenda gute? Il faut gukubura imbuga kugira murire canke mukorere ahakeye; sinzi ko murya canke mukora, but you, you know. Rero je suis pour ton idee qui est ideal. Impene ni zive mu ntama.
      Hari abantu bake bavuga ukuri kubarimwo comme toi. Tu es courageux et no hypocrite. Il y a aussi ceux qui se dit frondeurs allors qu’ils ne le sont pas en bon du terme. ils ont fabriques des histoires pour vous infiltrer.
      Mon Oeil a ceux frondeurs zigera mubarembe zitarindembe. Mumeze nk’inda iraho iheruka kuvyara impanga zidasagiye aba papa donc their DNA is different from each other. Voila la question: Uyo muphasoni yasamye inda kubagabo babili a la fois gute? how did it happen? It happened.
      Rero mpore tu n’as rien dis de mal; que dieu te benisse.

  7. Correction: Cher(e)s lecteur (ctrice)s, permettez-moi d’apporter des corrections par endroits. En effet, come vous auriez déjà pu vous en rendre compte, des fautes de frappe se sont glissées dans le dernier paragraphe de mon article: C’est alors plutôt « vive le courage de ceux qui bravent …. » et non pas « vive le courage de ceux bravent…. », et « ….ceux qui ont fait de la vérité…. » au lieu de « …ceux qui ont de la vérité…. ». Encore une fois, mea culpa pour ces erreurs pouvant avoir rendu difficile, voire impossible la compréhension de mon texte!

  8. Reka kuryana rondera amahoro nyabuna. Nico gusa gikenewe. Muganire na Leta muhe amahoro abarundi. Nta kindi. Umwe wese arafise anakosa muri kahise.

  9. Mon Oeil. Wigera mubarembe wari umurembe!!!. Impene muntama. Hiiiiiiii

  10. Un grand merci à Mr HENGEKA Richard que je trouve très riche d’idées qui pourront sans doute aider l’opposition burundaise à éviter de tomber dans des erreurs politiques! Son analyse est assez pertinente et mérite d’être prise en compte par le CNARED.
    Toutefois, cela dit, permettez-moi chers lecteurs de donner mon humble contribution qui entend, dans une moindre mesure bien entendu, corriger certaines réflexions de l’auteur dudit article:
    1. Il serait peut-être plus sage de ne pas mettre tous les frondeurs dans le même sac! Certes, ne nous y trompons pas, il y a parmi eux des hommes ou femmes qui ont des agendas cachés; mais à mon sens, en politique il est possible et normal de changer de camp quelles que soient les positions qu’on pouvait prendre et défendre dans le passé! Comme le dit si bien Alpha Blondy, « tout change, tout évolue, seuls les imbéciles ne changent pas »! Il me paraît donc injuste de taxer tous les frondeurs d’opportunistes surtout que l’on sait que certains avaient été exclus du cercle intime FDD car ils étaient contre le troisième mandat dès le début!
    2.  » ….le pays n’a pas besoin des frondeurs mais plutôt des hommes politiques qui ont une longue expérience dans le domaine politique et qui n’ont pas trempé dans la politique perverse et tyrannique de NKURUNZIZA……… », avons-nous lu de la plume de MR Richard. Là encore, il faut faire de telles déclarations avec réserve. Des experts politiques, je n’en suis pas un, pourraient avoir un point de vue contraire! Partant du point précédent, un frondeur qui est vraiment honnête et qui aurait quitté le camp Nkurunziza par conviction politique pourrait être d’une importance pas moindre car connaissant déjà certains secrets de la mafia FDD. Par ailleurs, j’ai personnellement l’impression que Mr Richard aurait oublié de faire usage d’un langage qui rassure. Je m’explique: je ne m’empêcherais pas de me demander si tous les autres qui n’ont pas trempé dans la politique perverse et tyrannique de Nkurunziza ont les mains propres! D’où je rectifierais en disant que tous ceux qui ont trempé dans la politique perverse et tyrannique des années passées jusqu’à nos jours n’ont pas de place! Ainsi chacun aurait son compte.
    3. Enfin, en prenant une position aussi tranchée pourrait produire des effets contraire à ce à quoi nous souhaitons pour le Burundi: la réconciliation vraie et porteuse d’espoir pour tous, les mauvais comme les bons. Car en fin de compte, les dirigeants dont les Burundais ont besoins sont ceux qui seraient à même de rassurer tout le monde tout en laissant bien évidemment la justice faire son travail sans pour autant céder aux tentations des règlements de compte car c’est aussi cela l’autre nom du mal actuel qui hante le monde FDD.
    Je souhaite bon vent au CNARED! Vive l’amour de la patrie, vive le courage de ceux bravent canons et torture, vive la bataille de ceux qui ont de la vérité leur arme pour sauver le Burundi!

  11. C,est vraiment triste la politique burundaise.

  12. waouw, waouw, afin uburundi bugira buzuke, muhore mukoruko mwihagarareko, umu frondeur siwanka 3iem mandatory gusa, nuwanka akabi kanuka, kajozwe pendant Les 2 mandat, ihagarareko, kwari aba frondeur ninababwire ayandi mabi yateguwe mwebwe mutazi bababwire nimikenyuro ya dd muzoheza mubemere, ikindi nuko madame gervais rufyikiri arino kandi ari en bonne relation na famille nyamitwe kuko ejo madam rufyikiri namubonye bariko baraganira na alain nyamitwe ari a l aise ngaha buja ntaco yinona namba ataruko arumuntu mwiza yisengera sinumva icoba caramugumije ino umugabo yahunze soit yizey ugutabarwa kwimana canke nuko azi atari en danger. mube maso cnared mufis force nimigbi myiza, abasenzi nibagume kumavi kubwanyu

  13. Analyse précieuse, elle révèle la face cachée et ambigue des ambitions

  14. mwari mwartevye kubibutsa abo ba frondeurs ko batazi aho bashira ibirenge,bien dit hengeka,bandanya mubabwire.

  15. Céline Ntirandekuta

    J’apprécie bcq cet article : il attire l’attention de l’Opposition sur la lutte qu’elle a menée depuis longtemps afin de la poursuivre durant les négociations qui doivent aboutir â la mise en place des institutions de transition fortes. Merci

  16. Je voudrais dire à mes frères politiciens de l’opposition de se rappeler une chose: toute personne ou organisation qui tentera de diviser le CNARED sera en train d’œuvrer pour le compte du tyran Nkurunziza. Eviter de tomber dans ce vilain piège donne espoir que Nkurunziza et sa clique vont partir bientôt. Mais se perdre dans la course aux intérêts sectaires retardera inexorablement notre victoire et l’opposition tout entière sera perdante. A mon avis il n’y a pas de différence entre les frondeurs et l’opposition quant à l’objectif poursuivi et aussi longtemps que l’ennemi commun les traitent de la même façon. Que toutes les forces contre le troisième mandat soient réellement unifiées au sein de la CNARED pour nous assurer que le combat se focalise sur un seul objectif. Il ne faut pas « vendre la peau de l’Ours avant de l’avoir abattu ». Si l’opposition marginalise les frondeurs, ce sera une erreur monumental, du moment qu’ils sont la force privilégiée capable de casser facilement la force politique interne de la clique de NKURUNZIZA et qu’ils disposent d’une audience indéniable au près de la population. .

  1. Pingback: BURUNDI: CNARED UNE COALITION AVEC UN AVENIR HYPOTHETIQUE. | IKAZE IWACU

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