Le bilan de trois mois de violences politiques et policières

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Un policier patrouille dans les rues de Bujumbura,la capitale, fin juillet. REUTERS/Mike Hutchings

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme a dressé hier le bilan de ces trois derniers mois de violences politiques au Burundi. Quatre-vingt seize personnes ont été tuées depuis fin avril et la mobilisation contre le troisième mandat du président Nkurunziza.

Selon le point des Nations unies, les personnes tuées lors des violences des trois derniers mois sont très majoritairement des opposants, victimes des forces de sécurité. Mais depuis peu, le camp présidentiel compte aussi quelques victimes : six au cours des deux dernières semaines. « Au cours des deux dernières semaines, au moins 6 membres du parti au pouvoir ont été tués, ce qui est le signe qu’au moins une partie de l’opposition a choisi le recours à la violence pour répondre à la répression » explique Ivan Simonovic, secrétaire général adjoint de l’ONU aux droits de l’homme. Il n’est pas encore possible de déterminer précisément qui est derrière ces agressions. « En général, ce n’est pas revendiqué, poursuit Ivan Simonovic. Il n’y a qu’un seul cas pour lequel des acteurs du coup d’Etat manqué ont revendiqué l’attaque. Même les enquêtes policières n’identifient pas les coupables, du moins publiquement. Ce qu’on peut dire, cependant, c’est que certaines de ces attaques, et particulièrement l’assassinat de l’ancien chef des renseignements, le général Nshimirimana, sont le fruit d’une opération très élaborée. »

Violences et tortures

Les enquêteurs des Nations unies ont également constaté que le recours à la torture pour réprimer les opposants et la presse. « Nous avons identifié au moins 60 personnes qui ont été sévèrement tabassées, détaille Ivan Simonovic. Ils ont des blessures caractéristiques de ce type de torture. Par exemple, le correspondant local de RFI a été violemment battu et a notamment eu le doigt cassé. Il est intéressant de pointer que c’est l’un des rares cas où les autorités, au plus haut niveau, au niveau présidentiel, ont reconnu qu’il y avait eu recours à la torture. Nous avons donc l’intention d’encourager l’examen de ce cas par le système judiciaire. Dans un pays qui est marqué par une impunité quasi totale, le fait qu’un ou deux cas emblématiques fassent l’objet d’une procédure judiciaire serait d’une importance immense

le 15-08-2015 à 09:29, http://www.rfi.fr/afrique

Publié le 17 août 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. il faut noter aussi que GAHUNGU Berthin etait accompagné par l,assassin KAZUNGU

  2. Au Burundi, il y avait « tuzobiraba », aujourd’hui, il y a « l’enquête continue ». Mais, il ne faut pas confondre tout. Aujourd’hui, le Burundi est tombé plus bas que même ceux qui ont 50 ans ne comprennent pas comment un pays peut basculer dans une telle situation après dix ans de l’accord d’Arusha et les élections (soit disant). Il fallait commencer par un petit chemin pour arriver à l’autoroute. Malheureusement, les Burundais veulent tous le pouvoir et à tout prix. Kugatumba bazovuge ko natsinzwe? Les ex;Présidents Burundais qui ont commis des actes ignobles, sont là, au sénat et ailleurs. Puisqu’ils ont accepté de céder leur place. Ils peuvent vivre en paix, mais la justice, elle ne… Retenons aussi, que plus au moins quand ils ont quitté le pouvoir, il y a eu une accalmie avant de voir surgir un autre comme eux ou pur.
    Le Burundi est maudit? Non, il y a d’autres qui se cachent toujours derrière. Faut-il toujours accuser les autres? Non, il faut être responsable pour soi même et pour son peuple. Demander ou donner les moyens à une personne pour aller tuer, et rester dans son bureau ou son salon tranquille, C’EST ETRE UN IDIOT; Mais, puisque c’est déjà fait, ON DIT QUE SI VOUS AVEZ PAYER QUELQU’UN POUR TUER, VOUS POUVEZ AUSSI LUI PAYER POUR FAIRE REVENIR LA PAIX;

  3. Pour le cas d’Esdras Ndikumana correspondant de RFI et de l’AFP au Burundi, le tortionnaire est connu. Il répond au nom de Gahungu Berthin et doit être arrêté pour servir d’exemple

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