Les BAGANWA écrivent à Ban KI-MOON (lettre ouverte)

Les BAGANWA écrivent à Ban KI-MOON (lettre ouverte)

La lettre ouverte à Ban Ki Moon – Exclusion des Ganwa en PDF

000Transmis copie pour information à:

Son Excellence Yoweri MUSEVENI, Président de l’Ouganda et Facilitateur des Pourparlers Inter-Burundais,

avec les assurances de notre plus haute considération

A  Son Excellence Ban KI-MOON, Secrétaire Général des Nations Unies

à New-York

Objet: Exclusion de l’ethnie Ganwa

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

Nous avons l’insigne honneur de nous adresser auprès de Votre haute autorité, en Votre qualité de Secrétaire Général des Nations Unies et Garant du processus de paix au Burundi pour vous soumettre la question de l’exclusion des Ganwa dans la vie sociopolitique du Burundi depuis l’avènement de la République en 1966.

Nous sommes conscients que pour faire face aux multiples problèmes qui menacent notre pays, il faut nous unir en tant que Burundais, sans exclusion et agir comme un seul homme.

Le Burundi idéal que nous voulons léguer à nos enfants est un Burundi qui appartient à tous les  Burundais sans mettre en avant nos appartenances ethniques. Nous sommes Burundais avant d’être Hutu, Ganwa, Tutsi ou Twa. Mais, si l’appartenance ethnique est utilisée pour résoudre les problèmes d’ordre sociale et politique du pays, il faut que toutes les ethnies qui composent la population burundaise soient considérées et que cela ne devait pas être une source de conflit et d’exclusion mais plutôt une source de complémentarité, de cohésion sociale et d’unité nationale.

Les Ganwa ont toujours joué un rôle primordial dans la vie sociopolitique du pays y compris surtout le rôle de médiateurs (Abahuza).  Suite à cette exclusion qui vient de durer 50 ans, les Ganwa trouvent insupportable et frustrant d’être contraint de rester dans une situation de simples spectateurs passifs face aux problèmes qui endeuillent leur propre pays et qui les concernent en tant que Burundais.

Nous sommes convaincus que si les Ganwa étaient considérés et associés dans ces dialogues inter Burundais, le Burundi n’en serait pas là ou il est aujourd’hui.

Le premier conflit ethnique au Burundi fut déclenché en Octobre 1965 entre les Hutu et les Tutsi qui se disputaient le pouvoir au cours d’une attaque et tentative d’assassinat du Roi MWAMBUTSA IV dans son Palais royal et qui aboutissait quelques mois plus tard, à l’abolition de la Monarchie Constitutionnelle par un coup d’Etat militaire, le 28 Novembre 1966.

Avec l’avènement de la République en 1966, l’ethnie Ganwa fut brutalement supprimée du langage et du discours officiel, écrit ou parlé. On entendit plus parler que les Hutu, les Tutsi et les Twa.

Les raisons peuvent être multiples et d’ordre différents :

  • Etait-ce pour effacer à jamais dans la mémoire collective des Burundais le régime monarchique, les instaurateurs de la République considérant que les Ganwa étaient des piliers du régime qui venait d’être renversé ?
  • Etait-ce pour conforter le régime républicain, les putschistes considérant les Burundais comme des monarchistes impertinents, et pour cela supprimer toute allusion aux Ganwas?
  • Etait-ce par règlement de comptes, les leaders du coup d’Etat républicain appartenant pour la plupart  à l’ethnie Tutsi, et certaines personnalités de cette ethnie considérant, à tort, que leurs clans ont été opprimés par les Ganwas pendant l’ère monarchique ?
  • Etait-ce par simple gourmandise, les instaurateurs de la Républiques considérant qu’il fallait limiter « le partage du gâteau » au strict nécessaire ?

Ce fut certainement un mélange de tous ces éléments  qui anima les instaurateurs de la République pour exclure les Ganwa. Tous les régimes qui se sont succédé depuis la chute de la monarchie en 1966, ont rigoureusement adopté cette démarche.

La vérité unique et incontournable est que jusqu’en 1966, date de l’instauration de la République en remplacement d’une monarchie constitutionnelle multiséculaire par un coup d’Etat militaire, la société burundaise était composée par les Ganwa, les Hutu, les Tutsi et les Twa.

Progressivement, l’ethnie Ganwa fut systématiquement exclue de la vie sociopolitique du pays et réduite à la non-existence, à la mort légale. Cette exclusion prit des formes diverses.

Au niveau idéologique, la consigne de ne parler que des Hutu, Tutsi et Twa fut strictement appliquée. Parallèlement, des mesures d’accompagnement furent mises sur pied pour prouver l’inexistence des Ganwa :

  • Les idéologues de ces régimes firent développer une théorie ‘scientifique’ pour prouver que les Ganwa étaient tantôt des Hutu, tantôt des Tutsi, ce qui était, à contrario, une façon de reconnaitre la spécificité Ganwa.
  • De même, ils firent développer une autre théorie ‘scientifique’ pour prouver que ‘Ganwa’  ne signifiait que ‘Chef de chefferie’ et non une entité sociale réelle comme celle des Hutu, Tutsi et Twa.

Au point de vue politique, une volonté d’éteindre à jamais la conscience Ganwa vit le jour.

  • Une politique d’identification et de mise à l’écart des Ganwa fut instaurée dans les écoles et dans l’administration publique.
  • Les représentants les plus en vue des Ganwa furent physiquement éliminés. Le cas le plus frappant est l’assassinat du dernier Roi du Burundi (Août 1966 – Nov. 1966), sous le nom dynastique de NTARE V.

Un plan machiavélique fut monté pour le ramener de force au Burundi à partir de l’Ouganda, en 1972 où il fut aussitôt exécuté sauvagement et jeté dans une fausse commune. Ses restes sont jusqu’ici  introuvables pour qu’on puisse l’enterrer dignement. D’autres Ganwa, moins connus, furent assassinés lors des événements de 1972 : officiers de l’armée, administrateurs territoriaux, commerçants et même simples cultivateurs.

  • Plus récemment, l’exhumation en Suisse au mois de Mai 2012, du Roi MWAMBUTSA IV (1915-1965), (Père du Roi NTARE V, ci-haut cité), pour rapatrier sa dépouille au Burundi en violation de son testament, est une atteinte flagrante du droit et du respect à la paix des morts et est perçue comme une humiliation pour sa famille Ganwa qui n’est pas autorisée à la ré-inhumer suite a des contestations judiciaires qui visent à rendre nuls le testament notarié et les dernières volontés du Roi MWAMBUTSA IV.  La dépouille mortelle du Roi MWAMBUTSA IV est toujours gardée dans une pompe funèbre en Suisse depuis son exhumation illégale en Mai 2012.

Au point de vue sociale, les Ganwa furent l’objet d’une campagne de dénigrement et de désinformation en mettant par exemple des faits coloniaux comme la chicotte (ikimoko) ou la contribution vivrière obligatoire sur leur compte.

Par un véritable lavage de cerveau à la stalinienne, la population burundaise fut conditionnée pour effacer de la mémoire populaire la spécificité de l’ethnie Ganwa.

Aujourd’hui, pouvons-nous affirmer que l’objectif a été atteint? Oui et Non.

  • Oui, dans la mesure où un homme né après 1966 croit avec innocence que l’ethnie Ganwa n’existe pas.
  • Non, l’objectif n’a pas été atteint parce que la conscience Ganwa, combattue avec acharnement pendant les régimes qui se sont succédé après la chute de la monarchie,  s’est aujourd’hui ravivée et a décidé de mettre à profit la présente période de recherche de la paix et la réconciliation nationale pour revendiquer son droit naturel d’exister.

Jusqu’aujourd’hui, le paysan Burundais, qui reste le seul gardien de la tradition face à  l’intellectuel tiraillé par des intérêts divers, sait et croit qu’il y a quatre ethnies au Burundi : les Hutu, les Twa, les Tutsi et les Ganwa.

C’est pourquoi les Ganwa :

  • Considérant que seul le Créateur a ordonné les composantes de la société burundaise et qu’à ce titre personne ne peut s’arroger le droit d’en supprimer ou d’en ajouter ;
  • Constatant une volonté affichée par certains politiciens pour passer sous silence la question Ganwa;
  • Convaincu que les Ganwa, en cette période cruciale de l’histoire du Burundi, ont le devoir d’apporter leur contribution spécifique dans l’édification de la nation burundaise au  même pied d’égalité que les Hutu, les Tutsi et les Twa ;
  • Considérant que le moment est venu d’écrire une même histoire du Burundi, expurgée de mensonges et de falsifications liées  à des intérêts sectaires ;
  • Convaincu que les différences liées aux ethnies existant au Burundi ne doivent pas être source de conflits et d’appauvrissement mais plutôt de richesse et de complémentarité;
  • Considérant que les Ganwa et leur descendance ont le droit et le devoir d’assumer leur appartenance ethnique au même titre que les Hutu, les Tutsi et les Twa, et doivent donc être intégrés dans la société burundaise en qualité de Ganwa ;
  • Considérant que le droit à l’existence, à la vie et à une identité est un droit imprescriptible et inaliénable ;
  1. Demandent la réhabilitation de l’ethnie Ganwa, aux cotés des ethnies Hutu, Tutsi et Twa.
  2. Demandent la prise en considération de l’ethnie Ganwa dans toutes les décisions politiques impliquant la prise en compte des ethnies au Burundi, au même pied d’égalité que les Hutu, les Tutsi et les Twa.
  3. Invitent les politiciens et les intellectuels de bonne foi à ne pas garder en latence une question qui peut devenir une source de conflit, en ces moments ou toutes les voies doivent être explorées pour atteindre à une paix durable.
  4. Exhorte la population Burundaise à puiser dans ses traditions et ses valeurs culturelles les forces nécessaires pour transcender toute forme de discrimination.
  5. Soumettent la question de l’exclusion des Ganwa à Son Excellence Ban KI-MOON, Secrétaire Général des Nations Unies

Nous croyons qu’il est du devoir des Nations Unies et de la Communauté internationale d’agir et de venir au secours des minorités qui veulent défendre leur droit inaliénable à l’existence et à une identité.

Pour terminer, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, nous vous rappelons que les Ganwa étaient exclus pendant les négociations de paix d’Arusha en 2000 et que suite à cette exclusion nous avions adressé une lettre similaire à la présente, au Facilitateur des pourparlers inter-Burundais d’Arusha, Feu Son excellence Nelson MANDELA.

Enfin, nous vous informons qu’une délégation de Ganwa est prête pour engager des pourparlers avec les personnes ou  institutions habilitées pour rendre effective la réhabilitation de l’ethnie Ganwa et ainsi garantir une complémentarité et une cohésion sociale de la nation Burundaise.

Convaincus et persuadés que notre cri d’alarme sera entendu et dans l’attente d’une suite favorable à notre requête, nous Vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, l’assurance de notre très haute considération.

POUR LA COMMUNAUTE GANWA

Fait à Londres, le 18 Août 2015

Ildephonse RUGEMA

Membre et Conseiller de la Famille Royale du Burundi

Fondateur de la Ligue de la Monarchie Constitutionnelle du Burundi

Copie pour information à:

  • S.E. Monsieur le Président de la République du Burundi
  • S.E. Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale du Burundi
  • S.E. Monsieur le Président du Senat du Burundi
  • S.E. Monsieur le 1er Vice-président de la République du Burundi
  • S.E. Monsieur le 2eme Vice-président de la République du Burundi
  • S.E. Monsieur l’Ombudsman de la République du Burundi
  • Madame, Monsieur le Chef de Mission Diplomatique (Tous)
  • Nos Excellences les Evêques du Burundi
  • Monsieur le Représentant de la Confession Religieuse (Tous)
  • Monsieur le President du Conseil National pour le Respect des

Accord d’Arusha pour la paix et la restauration de l’Etat de Droit au Burundi

  • Monsieur le Président du Parti (Tous)
  • Monsieur le Représentant de la Société civile (Tous)
  • Monsieur le Représentant de la Diaspora Burundaise (Tous)

NB :

Veuillez trouver en annexe à la présente lettre, quelques preuves de l’appartenance ethnique Ganwa.

Kingsway URC, Church Street, Slough, Berkshire, SL1 1SZ, United Kingdom

Email: rugemail1@gmail.com


Quelques preuves de l’appartenance ethnique Ganwa :

  • Les anthropologues et les historiens qui sont arrives au Burundi à la fin du 19eme siècle dans le sillage des colonisateurs ont tous décrit la société burundaise comme étant composée de Baganwa, Bahutu, Batutsi et Batwa.

Lire :

  • GORJU J., En zigzag à travers l’Afrique (Ruanda-Urundi), Anvur, 1927.
  • MEYER H., Die Burundi, Leipzig, 1916, traduit par J.P. Chrétien, p.232
  • RAMSAY H., Uha, Urundi, Rwanda, M.D.J. 1897, 10 (3)
  • D’HERTEFELT M., Les anciens royaumes de la zone inter lacustre méridionale Rwanda, Burundi, Buha, Tervuren, 1962.
  • RUGOMANA ‘Les rois du pays Rundi et les hommes qui y sont venus les premiers’ in Zaïre, 1957

(II), pp 624-636

  • Au plus fort moment de la colonisation belge,  la tutelle belge a opéré des reformes administratives et a progressivement réduit le nombre des chefs de chefferies Hutu, au profit du nombre de chefs de chefferies Ganwa et Tutsi. C’est-à-dire que le colonisateur a reconnu que la société burundaise était composée de Ganwa, Hutu, Tutsi et Twa, et que la qualité de chef de chefferie pouvait s’appliquer aux ressortissants de chacune des composantes de la nation Burundaise.
  • Pendant les élections de 1961, les résultats des élections législatives et communales, montraient bien  l’appartenance ethnique des candidats élus Tutsi, Hutu et Ganwa.
  • GAHAMA J., Le Burundi sous administration Belge : La période du mandat 1919-1939, Paris 1983 Karthala.

             Il est à noter que les sous-chefs se retrouvaient indistinctement parmi les Hutu, les Tutsi et les Ganwa.

  • Jusqu’à l’indépendance du Burundi, en 1962, les cartes d’identités et les registres d’Etat-civil mentionnaient l’appartenance ethnique : on était Ganwa du clan des …………, on était Hutu du clan des ……………………, on était Tutsi du clan des ……………………, on était Twa du clan des ……………….
  • Aujourd’hui encore, nous retrouvons des témoignages émanant des milieux les plus divers pour reconnaitre l’existence de l’ethnie Ganwa :
  1. Des anthropologues et historiens burundais :
  • NTAHOKAJA J.B., Imiryango y’Abarundi, Bujumbura, 1977 ;
  • GAHAMA J., O P Cit, p275 ;
  • MWOROHA E., Peuples et Rois d’Afrique des Lacs, le Burundi et les royaumes voisins au XIX éme siècle, Dakar, 1977, Nouvelles Edition Africaines, p 114
  • NICAYENZI Zénon,  Le Burundi traditionnel n’était pas féodal,

Bujumbura, 2000, L’Avenir, p12

  1. L’Eglise Catholique :
  • Lettre pastorale du 27/11/1993, Bujumbura, 27/11/1993, Bureau du Conseil Nationale des Evêques Catholiques du Burundi, p7
  • Abbé Paul BURIRE, Exposé sur la nature des conflits au Burundi, Bujumbura, Mars 1997, p4 :

« III. LA COURSE AU POUVOIR POUR (ACCAPARER) L’AVOIR.

Le mal burundais, à mon avis, provient fondamentalement de la course au pouvoir en vue de se saisir de la richesse du pays et d’en jouir, seul ou avec quelques familiers.

Il me semble que nous n’avons pas encore atteint le stade ou la succession au pouvoir se fait automatiquement et d’après un processus bien connu et bien respecté. Trente cinq ans d’indépendance, de gestion de l’Etat et de la Chose Publique ne donnent pas encore cette maturité politique qui permet aux institutions de faire leurs preuves, surtout que le temps presse. L’espérance de vie, quitte à bousculer les autres car, dit la sagesse rundi, « Umugabo atunga uwundi apfuye ».

  • Avant la colonisation.

Avant la colonisation, les Barundi savaient que seule la famille royale régnait.

La succession au trône, aux chefferies, aux sous-chefferies et aux autres hautes fonctions du royaume était bien réglée, même si des intrigues ne manquaient pas. Une expression ‘gutanga’ m’a toujours frappée quant a la succession au trône. On dirait que c’était de plein gré que le monarque cédait sa place au suivant ! Et le « kwiha ubuki » ! Serait-ce une indication d’une succession au pouvoir sans heurts ? Sans bavures ? Cette période n’était pas idyllique. Cependant, le Mwami était accepté comme le Père de la Nation « Sebarundi ». Il était au dessus des clans, des régions, de tout. Diverses fonctions stables étaient confiées à diverses familles tant Hutu, Tutsi, Twa, sans oublier les Ganwa. Elles maintenaient autour du Mwami et des Ganwa une confiance que quelques rebelles ne réussissaient pas à entamer ».

  1. L’Eglise Protestante :
  • Mgr. Alfred NDORICIMPA  ‘Umugambi w’Abashingantahe’, Nairobi, Milimani Hotel, 17 Decembre 1998, p13 :

« Abashingantahe nyakuri bavuye mu moko yose dufise mu Burundi : Abahutu,Abatutsi, Abaganwa n’Abatwa bicaye hamwe bomutora budakeye na kabiri. Mwibuke nkuko bivugwa mu kirundi ko ata na kimwe gishobora kunanira abagabo. Kandi baca umugani mu Kirundi ngo : ‘Ibigiye inama bigira Imana’.

Tugomba kandi ubutegetsi bushigikiwe kandi bwemejwe n’abashingantahe bamaze kumira akabuye k’abagabo, nabo bagategerezwa kuba ari abashingantahe bemewe kandi bagomwe n’Abarundi bo mu bwoko bwose, atari abaciye mu kugenwa hakurikijwe mpinga yanje n’aka mwana wa mama ».

Kingsway URC, Church Street, Slough, Berkshire, SL1 1SZ, United Kingdom

Email: rugemail1@gmail.com

Publié le 23 août 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 25 Commentaires.

  1. D’après le grand prince Nduwumwe lesbaganwa sont hutu d’après Baranyanka et les belges les baganwa sont tutsi.

    • Nahimana Rose
      Je peux ajouter:

      Ku ntwaro z’abatutsi Abaganwa babita abahutu. Ku ntwaro z’abahutu bakabita abatutsi!!
      IKIBI KIRI HE KUGIRA BISABIRE BAGUMANE
      UBUGANWA BWABO BADAHAWE « Ayo matazirano y’abahutu canke y’abatutsi »??????

  2. Des foutaises tout simplement. les baganwa n’ont jamais existés en tant qu’ethnie, ce n’est qu’une façon d’essayer de se distinguer des autres alors qu’en realité c’étaient soit des tutsi ou des Hutu mais beaucoup plus des tutsis. Alors cher soient disant baganwa eviter d’en rajouter car le pays souffrent enormenent des ethnies deja en place!!!

    • Cher sur

      Des foutaises!!!

      POURQUOI CETTE HAINE POUR TES FRERES BURUNDAIS COMME TOI?
      Comme on ne vivait pas déjà dans assez de foutaises depuis 50 ans!!!
      Impinga iracari ndende.
      Urwanko ruri mu Barundi ruzoberana n’isi!

    • Cher sur

      Des foutaises!!!

      POURQUOI CETTE HAINE POUR TES FRERES BURUNDAIS COMME TOI?
      Comme on ne vivait pas déjà dans assez de foutaises depuis 50 ans!!!
      Impinga iracari ndende.
      Urwanko ruri mu Barundi ruzoherana n’isi!

  3. Depuis 1915 jusqu’à l’indépendance le Roi Mwambutsa IV n’avait pas autorité sur
    – la police
    – l’armée
    – les impôts
    – l’éducation
    – les établissements pénitentiaires
    – les relations extérieures
    – les centres de santé
    – les transports
    – les communications
    – les mines
    – etc, etc, etc……
    None yatwaye ate?
    Sur quelle base peut-on dire qu’il était au pouvoir? Même Bazombanza avait plus de pouvoir que Mwambutsa!!

    • T’es hors sujet Sieur/Dame Ictariye. Nous ne sommes pas entrain de discuter le regne de Mwambutsa IV. Le sujet est clair,
      Ou nous brandissons nos appartenance ethnique comme ca a ete stupidement legalise dans les accords d’Arusha ou nous choisissons de mettre de cote nos ethnies et agissons comme des burundais sans se vanter d’etre Hutu ou Tutsi.
      Votre sentiment de rejet de vos freres et soeurs burundais montre clairement que; Abarundi tuzopfa turyana!

      Pourquoi etes-vous allergique aux Ganwa?
      Abaganwa ntaco biyagiriza mur’aya mabi y’imyaka 50 asibije igihugu.

      ABAGANWA BASAVYE GUHABWA IJAMBO NK’ABANDI BARUNDI BOSE, TWUBAKE IGIHUGU CACU NK’ABARUNDI BAGIZE URUNANI!

  4. Muvyanditswe Vyose Jewe Natoyemwo Kimwe Gusa: Imbere Yuko Tuba Ubwoko Ubu Canke Buriya Turi « Abarundi » Wavuze Neza Cane, Comme Conseil, Reka Abarundi Dukore Kunyungu Z’ Igihugu Kuko Twitwa Abarundi Dukureho Imigera Y’ Amoko Ntizogume Iba Urwitwazo. Nta Mu Hutu, Tutsi, Twa Et Ganwa Twese Turi Abarundi, Iyotugeze Mumahanga Mukutwandika Mubitabo Bandika Burundais Jewe Sindabona Aho Basize Ikibanza Ca Burundais/ Hutu Ni Tutsi Ni Twa Ni Ganwa, None Ivyo Bivahehe? Bizobageza Kuki? Nimuhindure Mube Abarundi Mureke Kuba Amoko Mwiyitirira.

  5. Ndayishimiye Jeannette

    quelle connerie! voilà, les dérapages inimaginables auxquelles on ne s’attend pas quand on commence à mettre en avant le groupe ethnique,…  » un homme, une voix » c’est la seule solution. Ne vous inquiétez pas le peuple burundais n’est pas dupe…il vote toujours pour celui qui le mérite…Abazungu ntibaduhende! Ils cherchent encore une occasion de nous diviser…none rero bene wacu mushaka kwubaka uburundi, ni mutahe musubire mu migambwe yanyu, Uprona isubire hamwe, Frodebu isubire hamwe… murwanishe ivyiyunviro n’ibikorwa biteza imbere abanyagihugu! kuko 2020 ni ejo bundi…Nayo se tourner les pouces et attendre qu’on dirigera le pays par des accords de je ne sais d’où ou par des putchs…ivyo abarundi barabirenganye.

    • Ligue de la Monarchie Constitutionnelle du Burundi :

      Nous sommes des Burundais de bonne volonté désireux d’agir pour le bien de notre pays.

      Nous sommes convaincus que la solution royale est la seule réponse possible à la profonde crise institutionnelle, politique, sociale et morale que traverse notre pays.

      Le chef d’Etat est actuellement l’élu d’un camp contre un autre camp, au risque de l’arbitraire et de divisions accrues entre Burundais, la monarchie constitutionnelle au Burundi renforcerait l’unité de la nation dans le respect de la liberté de chacun, elle permettrait d’instituer un arbitrage qui est la condition première de la justice sociale, elle garantirait un meilleur fonctionnement des institutions démocratiques.

    • Ndayishimiye Jeannette,
      Pourquoi attendre 2020?

  6. Igihe cose tuzoshaka gukemura ikibazo dufise tubicishije mu migwi (kuko ayo moko ntiyemewe kuko ntayigeze abaho….kuko abantu bose mu migwi yose kw’isi kw’isi bafise amazuru atandukanye naho mwoba muva munda imwe…) kuzoba ari ukuvomesha akayunguruzo ….ariko …hamwe iyo migwi twiyumvamwo …twoyishira kuruhande tugashira igihugu imbere …twotera intambwe iboneka ..kandi idasubira inyuma….Ni gute umusirikare wigihugu ahabwa akazi hakurikijwe umugwi kanaka ….uyo musirikare agiye gucungera umutekano wigihugu canke w’umugwi???? ntazobona umugwi watumye aja mu gisirikari …ugize ikibazo canke abiyitirira uyo mugwi bamwitabaje ngo areke kubafasha naho bazoba bari mu makosa…kuko yumva ko ari umugwi wiwe….si mu gisirikare gusa ni munzego zose z’igihugu…ntizikwiye kubaho ..hakurikijwe iyo migwi ….benshi bita ngo ni amoko…nimba hoba hariho abantahura ndazi ko benshi mu gihugu eka namwe muri hanze…iyo ndwara muyifise ariko irakwiye gukira …..

    • Nuko utivuze izina…nasomye ivyiyumviro vyose icawe n icambere. Ndi Umutare akomoka i Muramvya …
      Ubwambere nta bwoko (ethnie) dufise mu Burundi, dufise ethnie imwe y' »ABARUNDI ». Iryo jambo UBWOKO risigura muvyukuri « CLAN » et non « ethnie ».
      Ivyo rero naba coloniz babizanye…mbe muri AMERICA abirabure b amazuru manini na mato, barebare canke bagufi…mwobita abahutu canke abatutsi. Rero ivyo mwita amoko yari ico nokwita mu gifaransa les CLASSES SOCIALES. Ivyo rero vyarabayeho ni bulaya mu bufaransa, mu burusiya nazz amerika aho hari aba BOURGEOIS (ABAKIRE), aba OUVRIERS canke PROLETARIAT (ABAKOZI) …ariko haje democratie abantu bakiga ko bangana, baciye babivanaho burundu. Ariko muri Afurika kugira abazungu baducanishemwo kugira babandanye batuganza baciye babihinduramwo AMOKO (ETHNIE). Biratangaje rero ingene muri AMERICA bafise ETHNIES zukuri bobo batabishize muri CONSTITUTION yabo ariko agahugu nka BURUNDI kakavyemera kandi atarivyo. Ivyo rero vyavuyemwo kudandaza n’amacakubiri atandukanye.
      Gusa iconokwemera yaba coshoboka…nuko nk i bulaya (Angleterre, Espagne, etc.) canke nkuko i buganda n’ahandi babikoze ko ubwami bobuha ikibanza mu buzima bg’i gihugu …ariko ivyo navyo twihweje indyane (division) ziri hagati y-abaganwa (pas ethnie mais FONCTION SOCIALE yo gutwara), vyogorana ko bemezanya umwami umwe…kiretse habaye abami bane ( Umutare, Umwezi, Umutaga n’Umwambutsa.), aho mvuze ko vyoba nkivy i buganda canke ahandi.
      Ico mpakanye ngahakana nuko mu Burundi tuzoguma twemeza amoko nka ETHNIE…abazoramba muzompinyuze, bizoteba biva no muri Constitution n’irya accord s’Arusha izoteba ihinduka.
      Ariko turacari kure…reka tubanze tubohore igihugu caboshwe nutwo tugwi nyene tw’amoko n’intara, hanyuma abarundi bazoja hamwe bavyigire hamwe.
      Umuganwa Rugema ndamwubaha nka grans-frère ariko nibaza ko Ban ki moon ataco tobivugako, bizova mu barundi.

    • Urakoze Mbanzabugabo.

      Murasoma neza ingene ikete ribisigura mu ntango. Twifuza ko ubwoko butoshirwa imbere tukaba abarundi gusa!

      UBWOKO BUKORESHEJWE, NIBUKORESHWE KURI BOSE NTIHAKUMIRWE BAMWE.
      UBWOKO BUFUSWE NIBUFUTWE KURI BOSE NTIBUFUTWE KURI BAMWE.

      TWIFUZA KUBA ABARUNDI TUDASHIZE UBWOKO IMBERE!!!

      ABARUNDI BARAKWIYE KWICARIRA ICO KIBAZO.

      Kurikira ivyo Umuganwa Rugema avuga kuvyerekeye ubwoko mu Burundi:

      https://m.soundcloud.com/barundi/emission-sur-la-monarchie-burundaise-premiere-partie

  7. Ico mwibagiye kuvuga n’uko ce sont les Baganwa, à cause de leurs divisions, qui ont comploté avec les belges pour tuer Rwagasore et changer complètement la donne politique au Burundi. Ivyakuriye vyose n’est que le résultat de cette trahison. Nayo Ban Ki-Moon se nkeka ata nyishu azobitorera

  8. Murundikazi. iryo zina Rugema s’umunyarwanda. Rugema yari umuhungu wa Mwezi Gisabo.

  9. Existez! Personne ne peut empecher l’autre a vivre. Rappelez moi, quelle annee le Burundi a adopte l’Identite ethnique. Je n’ai jamais l’identite marquee Hutu ou autre. Vous vous referez au Rwanda oubien? Vous ecarter n’est pas une bonne image mais s,ecarter aussi du systeme n’est aussi bien vaut mieux elever la voix pour combattre la malversation du pays.

  10. Je comprends le point de Mr Rugema; les Baganwa font partie entiere de la societe burundaise depuis plusieurs siecles, et donc devraient faire partie de toutes les negociations politiques et sociales, surtout dans ces moments critiques. Les partis politiques seuls n’arrivent pas a unifier les Barundis, et toutes les republiques successives ont echoue. Preuve en est la situation triste au Burundi aujourd’hui.

  11. Yacomwicur’intimba.C’est fini le royaume au Burundi. Mwambutsa yagize chance atwara ku babiligi, mwarabonye ivyashitse après l’indépendence? Umwaka Ubufransa buzosubizaho royaume, niho ubwami buzogaruka mu Burundi.

  12. None ko imvo zintamabara sigma zigwira hazosigara bangahe? Mwibuke ko uburundi ari buto. Uwuzana ivyiyumviro vyinungu ziwe sindamwanka ariko mwibuke de la meme maniere uko mwandikiye ,ONU, Ubuha ni muburundi aho hoho tworonka aho tuba naho turima. muvyiyumvireko. Za Ntara Kama zuburundi, muzikomoze Zose. Nayo ahandi tuzo kwama turi abashonji kandi intara zacu tuzo aho ziri. Think about that.

  13. Abaganwa ni abatutsi,sinzi ico Mugema ashaka kutubwira,jewe sinigeze mbona difference hagati y’abatutsi n’abaganwa,hageze kwica umuhutu nabona abaganwa batatangwa kuducisha ku buhomba,muri universite,ndadaye atsinze amatora,abari imbere mu myiyerekano bamwiyamiriza,abandi baraza abahutu ku rya musonga,abaganwa baja imberer,rero uyo mugema ngirango aba kw’isi abandi tutabako,malheureusement,si bimwe vyo muri 65 usanga kenshi muja aho mukadusigurira ibinyoma tukabura ababibeshuza kubera bose mwabishe,ivyabaye de 89 à 2004 vyo hari ababibonye benshi bakiriho,abo baganwa ntaco batumariye atari ukutunyaga amasi yacu no kwangaza umuhutu,rero umuganwa,umwenengwe,umuhima mwese muri bamwe.Ivyo bitabu navyo muturungikamwo gusoma,jewe sinemera ibirimwo vyose,abazungu baje biyandikira ivyo bashatse atawubahinyuza ico gihe,ariko twebwe abarundi turazi amoko ari mu burundi.

  14. Ndasavye Nanje Muze Munyemere Mu Baganwa Kuko Chaque Personne A Le Droit De Choisir… D’appartenir À Une Association. Ubwo Si Ubwoko Ni Ishirahamwe. Imana Yaremye Adamu Ari Umututsi Canke Umutwa? Ushaka Gutwara Igihugu Ushinga Umugambwe Wa Politik. Mugabo Ntuvuge Ubwoko. Woba Usenga? Itonde Rero Niwerekana Ubwo Bwoko Bwawe Abarundi Bazovyitwaza Kugira Baguhonye.

    • Ton raisonement:
      Ubwoko=Guhonya….Ihonyabwoko.
      Raisonement très négatif.

      NTIWIFUZA KWUBAKA WIFUZA KWICA NO GUSAMBURA!

      • Tres correcte. None wewe wumva hahonwa iki? Ubwoko bien sure!
        None abajiji nabo muzobaha iki?
        Abashingwe nabo n’ Abatare?
        Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Well done Mr Rugema. Iryo zina ryawe naryo nyene rikenewe kugirwa ko amatohoza tukamenya iyo ryazanaye, kuko its sounds Rwandian.

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