Le Burundi entre deux suffisances

Pierre Nkurunziza ou le CNARED

Par NINDORERA Louis-Marie

https://i2.wp.com/www.kibunoah.com/fr/img/map_africa.jpgDepuis sa mise sur pied, le Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha et de l’État de Droit au Burundi (CNARED) communique et agit comme s’il ne s’adressait exclusivement qu’à une audience d’opposants acquis de manière aveugle au départ sans conditions de Pierre Nkurunziza de la présidence de la République. Invariable, le discours de ce Conseil s’enroule et s’enchaîne autour de l’unique pilier de l’inconstitutionnalité du troisième mandat présidentiel, squatté par Pierre Nkurunziza. Depuis le 26 août, fidèle à sa logique d’opposition très rhétoricienne, cette opposition ne tient d’ailleurs même plus ce dernier comme président de la République du Burundi.

Tranquille et insoucieux, le CNARED ne semble rien entreprendre qui démontre qu’il soit conscient qu’en face de lui, le public, y compris parmi les adversaires de Pierre Nkurunziza, forme un spectre éclectique d’individus et de groupes, de par leurs positions, leurs intérêts et leurs états d’âme. Plusieurs des sympathisants du CNARED se repaissent des discours et des déclarations contestataires de Léonard Nyangoma, Jérémie Minani et autres porte-voix de l’opposition. L’oreille cousue à « la Voix de l’Amérique » et à la « Radio Inzamba », ils se rechargent à l’actualité nourrie de la violence répressive du régime, des revers et des impairs de sa diplomatie et des imprécations périodiques du Conseil, monté de bric et de broc avec des acteurs issus des partis d’opposition et de la société civile.

Hier, la main d’œuvre de la contestation de la rue se recrutait dans ce vivier. La verve légaliste et hargneuse de l’opposition galvanisait la troupe, l’envoyant chaque jour au casse-pipe et, pour près d’une centaine d’entre eux, à la mort. Les reporters de presse filmaient, photographiaient, interviewaient, transportant leur témérité et leur cause aux quatre coins d’un monde solidaire. Le discours public de l’opposition politique burundaise, taillé pour la presse, donc simple, ponctuait ces reportages et la méthode fit recette. Mais aujourd’hui, ceux qui bravaient dans la rue des policiers tirant à balles réelles, se sont tassés sous la lourde chape de plomb coulée par l’appareil répressif. D’autres poursuivent le combat en mode incisif et satirique derrière leurs claviers, à travers les réseaux sociaux. L’actualité burundaise s’étant vidée de ses récits épiques, la presse internationale s’est déployée sur d’autres fronts plus mouvementés. La presse privée nationale est muselée. Mais le discours des partis d’opposition politique, lui, reste inchangé, toujours aussi simplet, comme s’il s’adressait toujours à une presse qui n’est pourtant plus là ou aux manifestants, qui ont déserté les rues.

Il est difficile d’imaginer le CNARED devenir le fer de lance d’un mouvement qui parviendra efficacement à rapprocher le Burundi d’une solution pacifique et consensuelle tant qu’il aura si peu d’égards envers :

1) les supporters et les 1.961.510 électeurs de Pierre Nkurunziza, eux-mêmes partagés entre, (a) d’un côté, les écorchés vifs des longues dominations et répressions tutsi (1972, 1988, 1993-1996), constamment dans leurs tranchées à guetter et à voir en tout mal, d’où qu’il surgisse, les agressions fatales d’une « minorité nostalgique et revancharde », et (b) de l’autre, des citoyens modérés ou passifs et retournables ;

2) les Burundais hostiles à la reconduite de Pierre Nkurunziza mais soucieux de ne pas être instrumentalisés par une opposition, opportuniste et peut-être elle-même en partie sectaire, qui n’a absolument rien démontré de la valeur ajoutée potentielle qu’elle représente pour un Burundi post-Nkurunziza meilleur, avec ou sans le CNARED, avec ou sans le CNDD-FDD;

3) les chancelleries occidentales et les institutions intergouvernementales politiques ou financières sous leur influence (ONU, Union Européenne, Banque Mondiale, FMI, etc.) : Dans une sous-région fertile en dépassement de mandats présidentiels, elles se retrouvent coincées entre les contradictions de leurs positions et leur antipathie à l’égard d’un homme, Pierre Nkurunziza qui, sur le plan des attitudes et des aptitudes personnelles, représente à leurs yeux l’antithèse du leadership moderne, qu’il soit de l’école de la démocratie ou de celle du développement. Ces chancelleries rejoignent les Burundais perplexes sur l’alternative que représente cette opposition qui ne propose aucune voie de compromis bancable. Disposées au compromis entre Burundais, elles veulent vite remettre sur selle une coopération sans avoir de rattrapage coûteux à faire sur des concurrents bilatéraux, telle la Chine qui ne s’épuise pas en considérations byzantines pour rempiler avec les pouvoirs établis, fussent-ils bien ou mal réélus ;

4) la diplomatie continentale et régionale africaine qui, faute d’habilitation à donner des leçons en matière de respect des Constitutions, attend désespérément des propositions de résolution du conflit tirées ou inspirées des théories consociationalistes, développementalistes, etc.

Après s’être obstiné à forcer son passage vers les élections et son maintien au pouvoir, Pierre Nkurunziza se retrouve aujourd’hui dans un isolement diplomatique sans précédent dans les annales du Burundi. Qu’à cela ne tienne, il double les promesses mirifiques de développement, malgré des capacités à mobiliser des ressources qui s’annoncent plus compliquées que jamais. Face à lui, le CNARED s’enferme dans son Église du réveil, ensommeillante, sur l’inconstitutionnalité du mandat de Pierre Nkurunziza. Occupé à répéter en boucle l’illégalité du mandat et de la position officiels de Pierre Nkurunziza, le CNARED a tort de se croire lui-même dispensé du devoir de convaincre de sa propre légitimité. Pour l’heure, sa « vision » du changement semble être limitée à celle qui doit impérativement se faire sur le trône. Son appel au changement, à « l’alternance » prend dès lors les airs d’un appel à une simple rotation des privilèges.

Au-delà de la rhétorique juridique et du réquisitoire sur les violations des droits de l’homme – qui n’émouvront pas le médiateur ougandais, Yoweri Museveni, vétéran des mêmes pratiques – le « livre blanc » du CNARED contre le régime du CNDD-FDD est précisément blanc. Entre, d’un côté un Pierre Nkurunziza, isolé et obstiné dans sa marche solitaire, et de l’autre, un CNARED, figé dans une position qui ne lui vaut que le soutien d’inconditionnels sans apport de dividendes, le Burundi patauge. Quoi qu’ils clament, Pierre Nkurunziza et ses associés savent que leur position confine le pays dans l’impasse et des régressions en tous genres. Le CNARED, lui, n’a pas l’air de se rendre compte des impasses de son jeu et de son propre isolement. Tout se passe un peu comme s’il s’était convaincu, à tort, qu’il est automatiquement renforcé chaque fois qu’un nouveau fait d’actualité vient affaiblir la position de Pierre Nkurunziza.

Dans la spontanéité des protestations de rue des mois de mai et juin derniers et la répression brutale et médiatisée qu’elles entraînèrent, des voix s’élevèrent de tous les continents pour demander, une nouvelle fois, à Pierre Nkurunziza de renoncer à sa candidature pour un troisième mandat présidentiel. Les partis d’opposition, par rejet sincère du « système DD » ou par pure opportunisme, saisirent la balle au bond, réclamant à tue-tête le renoncement de Pierre Nkurunziza. La stratégie de l’opposition s’enraye à ce stade depuis plus de 120 jours.

Pour espérer fédérer au-delà des auditeurs dévoués de « radio Inzamba » et des artilleurs de Facebook et Twitter, les ténors du changement devraient davantage s’affirmer en source de vision et en force de proposition, si tant est qu’ils aient une vision et des propositions à faire. Ils devraient s’efforcer de donner un contenu clair et détaillé à l’agenda qu’ils proposent pour le dialogue politique, qui aille au-delà du simple départ de Pierre Nkurunziza.

Les dix années de pouvoir de ce dernier laissent derrière lui une nébuleuse informe de citoyens aujourd’hui divisés sur des clivages factices. Les acteurs prétendant représenter une alternative crédible à Nkurunziza doivent prouver à leurs concitoyens leurs connaissances et leur compréhension des défis et des épreuves de leur quotidien. Mieux, ils doivent les convaincre qu’ils peuvent sortir du fatalisme et de l’immobilisme auxquels on les accoutume et résigne, ce en les éveillant au potentiel en eux-mêmes pour défier les problèmes qui s’abattent sur eux, d’un bout à l’autre des journées, des mois, des années et des générations. Des acteurs déterminés à porter ce changement doivent prouver leur capacité à construire et articuler clairement leur vision spécifique des changements et des mesures politiques et économiques spécifiques nécessaires pour le Burundi. Ils doivent aussi pouvoir déconstruire avec la même clarté les impasses et les perversions rédhibitoires du régime qu’ils combattent. Gagner leur légitimité commence par cette communion dans la vie du peuple au nom duquel ils prétendent vouloir prendre le pouvoir. En ultime étape, elle doit impérativement se consacrer dans les urnes.

Le dialogue, prôné par tous (Union Africaine, EAC, ONU, etc.), doit se construire autour d’un énoncé clair des pratiques et des systèmes de gouvernance à mettre sur place et des mesures transitoires et conséquentes à prendre pour que le quotidien de l’État burundais et des citoyens burundais eux-mêmes soit rapidement affranchi des pratiques obscures qui minent tout, jusqu’aux conditions d’un scrutin qui donne réellement le libre choix aux Burundais de donner leurs voix aux députés, aux sénateurs et au Chef de l’État qui offrent le plus à leurs yeux les garanties d’une vie et d’une citoyenneté meilleures. Tout cela est-il possible dans un compromis politique qui sauve la face de chaque partie ?

Publié le 28 août 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 14 Commentaires.

  1. Vous avez raison Philipp, je trouve ça comme du vrai equilibrisme!

  2. L’analyse de LM NIDORERA est formidable: profonde et structurée. Le fait qu’il subisse certaines attaques virulentes prouve justement qu’il est peut-être équilibré.

    En tout cas je serais heureux de lire souvent de tels articles qui suscitent un débat d’idées, qui permettent d’explorer de nouvelles possibilités de sortie de crise. Il invite les différents acteurs à ne pas se voiler la face, se boucher les oreilles puis « répéter en boucle » les torts imputés à l’autre camp.
    Il y a déjà eu trop de morts pour un motif qui n’en valait pas un seul ! Et il y a beaucoup de risques que le pire soit à venir. Chaque jour nous nous enfonçons d’avantage et irrémédiablement dans une tragédie nationale de grande ampleur, où on risque de multiplier par 2, par 4, par 10 voire plus, le nombre actuel de morts.
    Et la victoire, si on pourra appeler ça victoire, sera alors vraiment amère : ishavu rigira riti ica uwawe nce ndakurekura !

    Chaque camp sort son plus ou moins petit bout de vérité, en fait un argument massu et clame que « C’est Tout ou Rien » !

    L’article de M. Nindorera ouvre un débat sur le narcissisme des inconditionnels de chaque camp qui se disent : on est les plus forts, les justes, les plus soutenus, les plus etc. : donc on peut se rentrer dedans ; instinzi irarara ! Mais à quel prix et pour quelle finalité en réalité ?

    • Si vous penser que l’heure est au débat, alors couchez et souriez à ce genre de balivernes avant d’allez chercher le cadavre de votre enfant ou votre frère trouvé ligoté et tué dans un fossé de l’autre quartier. Ou alors réveillez-vous et rendez-vous compte qu’il ne s’agit pas cette fois d’un débat d’idée. Le débat d’idée a eu lieu à Arusha il y a 15 ans. Les meilleures idées pour ce pays ont été ficelées, consignées, signées, et déclarées inviolables afin que ce pays sorte définitivement de sont passé de triste mémoire.
      De l’intérieur et de l’extérieur, tout a été tenté en matière de supplications pour dissuader le seul homme qui a juré de piétiner ses accords et la constitution qui garantissent la paix, la concorde et le progrès pour nos enfants. Et vous, vous parler encore de débat d’idées, de narcissisme des deux camps? A quel camp appartenez vous, vous et LM Nindorera? Celui des arbitres qui distribuent les mauvais points moitié pour les bourreaux qui s’imposent par l’assassinat, l’emprisonnement et la torture, moitié pour les victimes qui entendent se défendre contre l’imposture et la tyrannie? Vous faites semblant d’ignorer que le tyran a fermé toutes les portes au dialogue et à toute forme de négociations et déclaré le débat clos.
      De grâce, épargnez vos jugements à ceux qui entendent se tenir debout pour la liberté de ce peule. Les seules idées qui comptent aujourd’hui sont celles qui combattent le joug de cette force brutale et le rallient de toutes les énergies pour phagocyter ce mal qu’est devenu Nkurunziza et son pouvoir.

  3. Wow! Monsieur Nindorera Louis-Marie, on dit que « Chat échaudé craint l’eau froide!« . Tu viens de recevoir une douche bien froide au dos!. La prochaine fois, fait très attention avant de publier tes commentaires! Je vais prier pour toi. Amen!

  4. Je suis franchement étonné que LM Nindorera puisse écrire cet article. L’analyse de Pacelli que l’auteur essaie de faire ici des analyses qui ne consistent qu’à des équilibrismes faux, est parfaitement vraie. L’actuel régime de Nkurunziza III est illégal, terroriste (puisqu’ il tue des innocents à ciel ouvert par le biais d’une police étatique payée par le contribuable burundais) et illégitime, vienne bon ou mauvais temps, il n’ya pas d’autre interprétation. Si LM Nindorera, par peur d’être jugé politiquement incorrecte tente de justifier l’injustifiable, alors il a raté une occasion de se taire et il manque d’indépendance intellectuelle, de ce faire il n’a pas de leçon à donner.

  5. Je ne prétends pas défendre Nindorera car il en est lui-même capable. Mais il émis une opinion personnelle qui est susceptible de provoquer un débat contradictoire, ce à quoi il a droit en tant que citoyen burundais. Si l’alternative est la confrontation meurtrière à laquelle la classe politique nous a hélas habitué, ni Nkurunziza, ni le CNARED n’a le monopole de la vérité.
    En diplomatie théorique ou pratique, on négocie la paix plus avec ses adversaires qu’avec ses amis. Mais lorsque les positions des uns et des autres sont tranchées, comme c’est le cas, il faut créer les conditions d’une solution négociée ou, le cas échéant, d’un départ forcé.
    En général ce n’est que quand les parties en conflit sont conscientes des conséquences de perdre la guerre diplomatique, politique et de la confrontation armée qu’elles acceptent de négocier.
    Pour le moment, même si ces conditions ne sont pas encore réunies, la confrontation n’est pas inévitable.

  6. mr l
    ‘auteur je respecte votre analyse mais cela montre votre moralité car personne ne peut prétendre de défendre un régime dictatorial c »est aberrant.

  7. Pacelli Ndikumana

    J’ai beaucoup de respect pour LM Nindorera pour sa volonte de maintenir un certain equilibre dans ses analyses et ses recherches sur le developpement et certains aspects de la justice transitionnelle, domaine qui est devenu sa specialite.

    Neanmoins, je dois reconnaitre que son article peche un peu si pas trop par exces d’equilibrisme et par un souci constant de vouloir toujours demander un peu trop a cette opposition politique et civile alors qu’aucun compte n’est demande a ceux qui representent le parti CNDD-FDD avec tout le cortege de malheurs, d’assassinats, de crimes economiques qu’ils ont fait endurer a la population burundaise.

    Dans son analyse, certaines affirmations ne resistent pas a la critique. D’abord le nombre de personnes qui auraient vote pour le CNDD-FDD qu’il estime etre  » 1.900.000 electeurs de Nkurunziza « . Cette affirmation est peremptoire et resiste tres peu a la critique pour les motifs suivants:
    1. Pendant trois annees depuis 2012 jusqu en 2015, le pouvoir de Nkurunziza a tout fait pour miner l’action des partis politiques d’opposition en retrecicant le cadre reglementaire de leur activites et en interdisant de facto l’exercice de leurs activites sur tout le territoire du Burundi.

    2. Pendant le deuxieme quiquennat de Nkurunziza, son parti et son gouvernement se sont atteles a diviser et creer des dichotomies dans tous les partis politiques de l’opposition pour les affaiblir.

    3. La composition de la CENI ne peut resister a la critique et cette composition est le reflect d’une volonte politique de reediter les manoeuvres frauduleuses tendant a manipuler les resultats des elections. La demission de la vice-president et de la Commissaire chargee des finances sont tellement evocateurs que l’independance des membres n’etait pas assuree.

    4. La presence des milices du parti CNDD-FDD sur toute l’etendue du pays qui avaient pour mission (et qui continuent) d’intimider les populations locales ne peut rendre ces chiffres credibles.

    Enfin, lorsque vous exigez de l’opposition de detailler leur programme politique, quel est le programme economique ou social que Nkurunziza a pu realiser pendant les 10 annees qu’il a gere le pays ?

    Aucun de ses programmes de developpement n’a pu etre realise a part l’acces gratuit des femmes aux soins de santé maternelle et a l’accouchement et l’acces gratuit des enfants a la scolarisation jusqu’a l age de 12 ans.

    Par contre, je peux vous dire qu’ il est facile de determiner les pertes financieres occasionnees par la gestion desastreuse es finances publiques pendant les 10 annees. Dans tous les domains politiques, financiers, economiques et social le bilan est catastrophique.

    En conclusion, il ne faut pas faire trop d’intellectualisme dans un pays aussi pauvre que le Burundi en demandant a l’opposition politique de dresser un programme politique et economique a comparer avec celui de Nkurunziza pour satisfaire une certaine categorie de la population qui n’est pas acquise a Nkurunziza mais qui est autant sceptique a l’egard d’une opposition en mal de strapontins et de positionnement politique.
    Je crois qu’il faut eviter de faire des proces d’intention a l’egard de cette opposition politique qui a deja demontrer une profonde integrite d’esprit, du moins dans le chef de certains leaders politiques et civiles tels que Leonard Nyangoma, Francois Nyamoya, Pacifique Nininahazwe, et ces « frondeurs » qui ont ose refuser le diktat de Nkurunziza.

    Il faudrait au contraire accepter et reconnaitre que le climat politique au Burundi a profondement et positivement evolue en partie grace a la mediocrite politique de Nkurunziza qui a, sans le vouloir, contribue a renforcer une cohesion entre les Hutu et les Tutsi et qui permet a l’opposition de se ranger derriere un seul homme comme Leonard Nyangoma pour ses qualites humaines, intellectuelles, et ses valeurs politiques.

    Cette capacite de depasser nos clivages ethniques afin de construire une nation est probablement le plus grand succes politique de la nation burundaise depuis son independence et qui va nous permettre de reussir et gravir rapidement tous les echelons vers un developpement economique et social de nos populations dans un avenir tres proche.

    Le soulevement des populations des quartiers demunis de Bujumbura et de certaines communes du pays m’ont prouve que le peuple burundais est debout et qu’une generation entiere de jeunes se preoccupe de son developpement. Nous devons repondre a leurs attentes en proposant des voies et moyens pour ameliorer leurs conditions humaines et materielles. C’est un devoir auquel nous devons tous repondre et je suis pret a participer a l’edification d’un etat de droit et prosper pour toutes les populations. Mais avant tout nous devons chasser Nkurunziza, de gre ou de force, parce qu’il a viole la constitution du Burundi.

  8. Je trouve cet article un peu biaisé dans son titre et son contenu. Je ne vois pas la suffisance d’un mouvement qui réclame qu’un président inconstitutionnel parte et qui dit que l’on peut le faire partir par la négociation ou la force. Oui, la suffisance du pouvoir en place n’est pas à démontrer. Plus suffisant que le régime de PN je connais pas ils sont à l’école de Poutine. Le regret que j’ai c’est que LMN semble s’émouvoir peu de la cruauté et de la tyrannie en place, ceci me choque mais je reste zen. Si LMN ne vivait pas au Burundi j’aurais un peu compris. Il est plus facile de critiquer que de proposer. C’est vrai que je voudrais savoir ce que le CNARED ferait du pouvoir mais je crois que là n’est pas la question aujourd’hui. Il faut aller vers une détente qui n’est possible que sans PN mais avec le CNDD-FDD qui est un parti reconnu. Il faut pas confondre le système et un homme. Sinon je trouve que la qualité des hommes membres du CNARED n’est pas si mal dans un pays où on est habitué à des gens qui savent pas convaincre. Il ya pas mieux chez PN avec son nouveau gouvernement et parlemnt.Ne versons pas dans la confusion des genres et n’essayons pas de noyer le sens de la lutte qu’il faut mener pour que la démocratie s’enracine au Burundi. Parlons vrai, ne cherchons pas à se positionner à tout prix. Oui LMN poussons au débat serein mais soyons sage dans nos comparaisons. N’allez pas trop vite en besogne. Je vous vois impatient mais allez-y aussi, proposez des solutions pacifiques. Oui le génie créateur existe.
    Que la paix soit le leitmotiv de toute réflexion.

  9. Cet article est une vraie honte!! Mettre dos à dos un mouvement naissant qu’on peut qualifier de libération avec un regime dictorial sanguinaire établi, dans un conteste de conflit récent est tout simplement une attitude de lâcheté qui n’apporte rien que du moulin à l’eau de Nkurunziza. C’est tout simplement une manière de décourager et diluer l’ardeur de ceux qui ont entrepris de se battre pour la liberté, la démocratie et le respect de la constitution. Ce que l’auteur de l’article demande au CNARED, ce dernier est déterminé à aller au delà car il entend user de « tous les moyens » pour en finir avec la dictature et l’illégalité de ce pouvoir. Quant à sa légitimité du CNARED, il faut être un défenseur du 3ème mandat pour s’en poser la question. Y’a-il plus légitime que de défendre les Accords d’Arusha et la Constitution quand ils sont violés?
    La solution proposée par l’auteur de l’article et qui est celle de tous les spectateurs qui n’entendent pas se mouiller la chemise dans ce conflit, n’est nullement une solution car d’une part, on ne négocie qu’avec quelqu’un qui veut négocier, d’autre part, il n’ y a aune raison que ce régime s’en sorte impunie.
    La seule solution de ce qu’endure ce pays se trouve dans les mains des forces armées. Cette affaire est une épreuve de force car en toute réalité la loi n’existe pas pour l’idiot qui se prend le nouveau roi de ce pays. L’armée va-t-elle continuer à soutenir un pouvoir illégal qui détruit son pays et celui de ses enfants? Si les forces armées lâchent Nkuru, toutes la populations sera avec elle. (Il n’y a d’ailleurs que l’auteur de cet article qui croit aux 1 900 000 électeurs de Nkurunziza. Même ses supporteurs n’évoquent jamais ce chiffre de peur de proférer un mensonge). Si l’armée continue à soutient cet usurpateur, alors elle doit être combattue par une rébellion qui sera fortement soutenue de l’intérieur et de l’extérieur pour faire triompher la liberté comme dans tout combat légitime.
    Il est certain que L.M. Nindorera lui, se situe à l’écart de la lutte du peuple contre son bourreau, alors qu’il vienne pas demain, dire que le respect de la constitution ou de la démocratie signifie quelque chose pour lui.

  10. Jewe ivyo uvuze vyose ndavyemeye

    • Louis Marie
      Tu aurais pu attendre tout au moins le lancement officiel du mouvement avant de tirer dessus aussi injustement. C est juste un mouvement naissant, donne lui sa chance et apprécie dès lors que ses structures sont opérationnelles. Le communiqué et discours du Président du CNARED Léonard Nyangoma du 26/08 relatif à la fin du mandat de Président Pierre Nkurunziza contient un très bon nombre d’éléments qui vont au delà du 3e mandat et de l’inconstitutionnalité comme objectifs à atteindre. Par ailleurs comment peux tu croire aussi naïvement que Nkurunziza fut vôté par plus de 1.900.000 burundais dans un scrutin non transparent ou même ceux qui n’ont pas fait campagne et se sont désistés officiellement ont reçu des voix?
      Au delà de ta belle plume je doute que le reste soit fondée

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