Pierre Nkurunziza vs Communauté internationale. Pourvu que le match ait lieu !

Pierre Nkurunziza  vs Communauté internationale.
Pourvu que le match ait lieu !

2015-08-28_15.54.25La situation actuelle au Burundi appelle à un constat, amer et non des moindres : la communauté internationale a permis, en une dizaine d’années, l’accès au pouvoir d’un apprenti dictateur sanguinaire, de surcroît fanatique religieux, à travers des accords de réconciliation et de paix qu’elle a initiés et parrainés, mais qu’elle n’arrive pas à défendre voire à imposer. Et Pierre Nkurunziza se montre, jusqu’à présent, décidé à en profiter et s’accrocher au pouvoir jusqu’à ce que Dieu – seul et personne d’autre – vienne l’en empêcher ; tous les pouvoirs (politiques, sociaux, financiers, militaires, sportifs, médiatiques et bientôt religieux) sont concentrés dans les mains d’un seul homme et sa clique de généraux, politiciens et clients.

Quelle triste réalité pour la communauté internationale, qui semble avoir la mémoire courte ! Elle a déjà oublié les mécanismes et le contexte qui ont engendré le rebelle et acteur politique Nkurunziza, il y a une vingtaine d’années : l’exclusion sociopolitique et économique par le pouvoir politique de l’époque, la marginalisation, l’injustice … ainsi que la rébellion armée d’intellectuels, de militaires, d’acteurs politiques et civils, de jeunes qui en étaient victimes ou se sentaient comme tels.

N’oublions pas que les mêmes mécanismes produisent les mêmes effets, dans un contexte similaire. Et depuis un certain temps, ce sont ces mécanismes – ayant engendré Nkurunziza et son cercle d’affinités et de clientèle – qui opèrent au Burundi ; le même scénario d’il y a une vingtaine d’années se profile à l’horizon, avec quatre facteurs de taille pouvant jouer le rôle d’accélérateurs :

  • Les assassinats, intimidations, emprisonnements arbitraires, tortures, privations des libertés et frustrations qui se multiplient à plus ou moins grande échelle.
  • Le nombre important d’exilés, venant de milieux socioéconomiques et politiques variés, aux compétences diverses, aguerris et disposant de réseaux éprouvés : des intellectuels, des acteurs politiques, médiatiques, civils et économiques, des militaires de tous les rangs (y compris d’anciens compagnons de lutte de Nkurunziza), des jeunes qui n’ont plus rien à perdre…
  • L’expérience de Nkurunziza pouvant servir de modèle ; lui et sa clique sont parvenus au pouvoir et profitent de divers privilèges grâce à la lutte armée.
  • Les chefs d’Etat voisins tentés aussi par le putsch constitutionnel et le forcing électoral ou soucieux de préserver leurs intérêts, qui peuvent soutenir officiellement ou officieusement l’une ou l’autre partie.

Pourtant, la communauté internationale brille par son inaction ; ses interventions se limitent au niveau du discours suggérant la retenue de la part des différentes parties, le dialogue et que c’est aux burundais de trouver la solution, sous prétexte de ne pas être accusée de paternalisme ou d’ingérence. Néanmoins, ce sont le paternalisme et l’ingérence qui se sont toujours pratiqués et continuent à se pratiquer, sous des formes différentes ; autant intervenir au vu et au su de tous pour prévenir le pire (toujours possible), tout en servant d’avertissement aux autres despotes ou apprentis potentats, qui attendent de voir l’issue du forcing de Pierre Nkurunziza pour adapter leurs stratégies et ne plus céder aux appels à l’alternance démocratique.

Nulle part, au monde, deux parties adverses ou en conflit sont parvenues à trouver d’elles-mêmes une solution à leurs différends. Il n’y a que deux possibilités : soit l’une des parties prend le dessus sur l’autre, l’écrase et lui impose sa façon de voir les choses, soit une troisième partie (la population – par la voie des urnes, une partie plus forte que les deux parties en question ou plus écoutée par ces dernières – par la voie de la médiation) intervient pour amener les deux parties à trouver une solution à leurs différends.

Au regard de l’évolution politico-sécuritaire récente du Burundi, de son histoire et de son contexte régional,  c’est à la communauté internationale de jouer le rôle de la troisième partie.

Certes, le Burundi ne pèse pas lourd économiquement ni politiquement sur l’échiquier international. Cependant, la dégradation de la situation politique et socio-sécuritaire du Burundi peut avoir l’effet domino dans les pays voisins, avec des conséquences sécuritaires, économiques, politiques, écologiques et humanitaires dont on soupçonne déjà l’ampleur dans les milieux diplomatiques et des organisations internationales. Et malin est celui qui peut en prédire l’issue !

Pierre Nkurunziza et ses acolytes ont dégainé les premiers et ont montré leurs muscles face à la communauté internationale, ignorant les conseils, mises en garde et menaces de cette dernière. Il est plus que temps que la communauté internationale passe enfin à l’action, se prête au jeu de qui a de gros muscles et livre le combat qui est le sien : celui de la préservation du droit à la vie et à la dignité humaine, de l’alternance démocratique, des libertés publiques, de presse et d’expression, des libertés civiques et politiques.

Bien sûr que la Chine et la Russie s’opposeront à toutes les initiatives au sein des institutions onusiennes ; elles ont déjà apporté leur soutien à Pierre Nkurunziza, et ce sont des dictatures (à des degrés divers) dont les dirigeants n’ont trouvé d’autre moyen d’exister médiatiquement, localement et géo-stratégiquement qu’en s’opposant aux puissances occidentales et plus particulièrement aux Etats-Unis d’Amérique (USA). En plus, la Chine n’est intéressée que par ce qu’elle peut acheter pour renforcer sa puissance économique.

Quant à la France, elle s’accommode de la situation actuelle au Burundi, probablement une cécité politique liée aux traumatismes inhérents à son intervention au Rwanda et ses relations passées avec ce pays avant, pendant et après le génocide. Mais, à la différence de la Chine et de la Russie, c’est une véritable démocratie et, malgré ses réticences des premières heures, elle finit toujours par emboîter les pas des américains, des britanniques et des allemands.

Cela étant, les USA et l’Union Européenne peuvent à eux seuls infléchir la position du pouvoir burundais, par des sanctions ciblées. Plus récemment, les sanctions qu’ils ont prises contre la Russie ont d’une part fini par freiner les prétentions de conquête régionale russe ; d’autre part, l’économie russe est en crise et l’élite russe souffre de l’isolement diplomatique de la Russie. Ce qui laisse penser, avec certitude, que les sanctions américaines et européennes contre le pouvoir burundais, économiquement et diplomatiquement dépendant de l’extérieur, ne mettraient pas longtemps à produire leurs effets et à éviter l’embrasement de la poudrière que constituent la région des Grands-Lacs, et plus particulièrement le Burundi.

L’arsenal de sanctions symboliques, politico-diplomatiques et économiques ne manque pas :

  1. la traduction devant la justice internationale des lieutenants de Nkurunziza et de sa clientèle ;
  2. le retrait du Burundi des négociations bilatérales, régionales et multilatérales ;
  3. l’exclusion et la marginalisation des dirigeants burundais et de leurs représentants lors des manifestations nationales, régionales et internationales ;
  4. la suspension des accords d’aide et de traitement préférentiel ;
  5. les mesures ciblant la coopération sectorielle et les échanges avec le Burundi ;
  6. les restrictions à l’égard des lieutenants de Nkurunziza et des représentants du pouvoir burundais ainsi que de l’élite politique, financière, économique, sportive, médiatique et religieuse qui le soutient (gels des avoirs et interdictions de visas) ;
  7. le retrait du Burundi des contributeurs au maintien de la paix onusien, régional et sous-régional ;
  8. conditionner le financement des projets de développement régionaux et sous-régionaux par le retrait du Burundi ; etc.

Certaines de ces mesures auront certainement de rudes conséquences sur les conditions de vie de la population burundaise, mais ça ne pourra pas être pire qu’actuellement. C’est le prix à payer au regard des enjeux nationaux, régionaux et sous-régionaux, pour que le Burundi retrouve la voie de la raison, de la paix et de la démocratie, conditions nécessaires au développement. La balle est dans le camp de la communauté internationale. Espérons qu’elle va finir par descendre véritablement dans l’arène et participer au jeu de bras de fer auquel Pierre Nkurunziza et sa bande l’invitent, au risque de voir les efforts déployés depuis les années 1990 par la communauté nationale, régionale et internationale se résumer à un  pétard mouillé, à « Tout ça pour ça » ! Que Dieu nous en préserve…, Il n’est pas le monopole de Nkurunziza.

Jean Berchmans Mpitabavuma

Publié le 28 août 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 15 Commentaires.

  1. Murundikazi ,urakoze kunyishura nubwo ntanyuzwe,wambariye ngo ukunda nkurunziza naje nagomba ndakubwiye ko nigezes kumukunda umbabarire ko nkomerekeje umutima wawe kuko yigeze Kuba yambaye uruhu rwi ntam a Kandi ari intambwe abantu benshi baramwibesheko sije jenyene,ariko ga murundikazi ari wewe biciye amahasa,bakakwicira umugabo mbega uwo rukundo worukura hehe rwogukunda abo barongozi,sinzi ico ufana na nkurunziza nubwo atanigihari harihico iyi gouvernement ikumariye canke imariye mwene wanyu ivyisi birahera ncuti na dorufu ntiyarafise bike ariko yagiye gusa rero reka dutore abaturongora beza bazico gukora bakunda uburundi,atari bisuma kuko umunsi uzotangura Kuja gu suma wikoreye umufuko wuzuye impapuro ngo namahera niho uzotangura kwicuza uti sinarinzi ko vyogeze aha nimba ahubwo nizo mpapuro zizoba zigishoboka kuboneka nkarangiza ndagusaba reka gufana umukinyi yaratsinzwe IL ya 10 ans ntaco yigeze atsinda mubwire asmbire hakurya ya kanyaru Hari umwarimu mwiza yo mwigisha ingene gutwara igihugu na beneco bigenda hanyuma nyuma y imyaka nki tanu iryo Shure azoba arirangije acagaruka gutwara ngirango aka yeshamba kazoba kaheze giramahoro mubawe murundikazi

  2. Kubwa nkurumbi umengo hapfuye dorofo numwe baturira mu Nyakabiga gusa,abandi ngira ntibari abantu.Ntakura ururimi mukanwa,umengo ni sebarundi wa bamwe!Imana nakare niyo Sebarundi bose iratubona,izoduhoza,ntamvura idahita,Turizeye.Amen!Komera1

  3. « Communauté internationale ? On s’en fout », dit une chanson ivoirienne.
    Que n’avons-nous pas vu en Libye ? Khadafi humilié puis assassiné, les USA, la France, la Grande Bretagne ont aussitôt effectué des visites à Tripoli, à l’instar de chasseurs venus poser sur l’animal fraichement abattu. Le lion Cecil descendu par ce riche dentiste texan… Le sourire large, avec un bras d’honneur, président français et premier ministre britannique ont été accueillis en Libye par cette même population qui aujourd’hui regrette très amèrement l’époque de son dictateur.
    Notre génération ne devrait plus croire en ce concept dénommé ‘Communauté internationale’ qui se veut de représenter -en cas de mauvaise gouvernance- une autre image hautement légendaire qu’est ‘l’épée de Damoclès’ suspendue au-dessus des tyrans. Les dictateurs modernes s’en moquent désormais et l’on peut entendre de loin l’éclat de leur rire. Ils ont compris la nécessité d’être parrainés par l’un des grands de ce monde pour couler conséquemment et de façon ostentatoire de longues années au pouvoir : Cameroun, Zimbabwe, Syrie, etc.
    Notre génération possède cette chance de s’informer, de se cultiver et d’apprendre des erreurs de ses ainés. Internet. Il y a probablement d’autres moyens pour changer de dirigeant (Burkina Faso) ou les transformer (Angola).

  4. Je reste convaincu que la communaute internationale ne se laissera pas faire. Ils ont leur facon de faire. Entre temps, que les burundais restent vigilants. Tous les moyens sont bons pour se maintenir au pouvoir. Son projet politique prioritaire ni  » guheza abo yita abansi nk’ifu y’imijira.

  5. Murundikazimwiza
    Iconzi nuko atari nkurunziza azotezimbere igihugu yazingamitse. Nimba akomey nikuberiki campagnes d’exploitation zose agira en occident zose zidasanzwe alors qu’il a le pouvoir fort comme vous le dites. Igihe cose atazoba ariyumvira guha amahoro kino gihugu, non seulement sinzara izotwica, n’amsoro azobandanya aduhitana kandi kurugero runini. Nigute un président qui aime son pays ashobora guta mukaga igihugu n’abeneco kubera inda ndende ? Natekere abise bategura amatora meza arimwo bose urabe ko igihugu kitaronka amahoro.

    • narekure rurya rutwe rwuzuye amaraso yabahutu yahereje kubuhomba bigiye kumutekurukana.ariko,imana yamariko abeshera izomukubita aga fimbo kamusesereze hanyuma ahave yiruka nka mujeri.ko manifestation vyanse,amerika vyanse,iburaya vyanse,muze turekere rugira yama igirira neza abarundi murabe yuko itazokwishuza ishusho ryayo yamariko arahonyanga uko yishakiye.

      et s’accrocher au pouvoir jusqu’à ce que Dieu – seul et personne d’autre – vienne l’en empêcher

  6. Monsieur MPITABAVUAMA, I agree with you! Very well spoken! The content is powerful kandi wavuze ushishura!

  7. Tout ce que vous proposez aura pour seul conséquence « faire souffrir le peuple burundais surtout le petit peuple qui vit au jour le jour. Alors s’il vous plaît NEGOCIEZ…embargo nous avons connu mais on a fini par négocier…

  8. Il y a pas de communauté internationale, c’est un terme inventé par des journalistes occidentaux, sans effets et sans suivis.
    Chaque pays en occident regarde ses intérêts, mais quand ce pays est touché, il peut demander (mener des actions diplomatiques, des propagandes, d’explications) à d’autres pays, via leurs accords. Les autres pays, peuvent marcher ou prendre le temps pour voir où va les choses. C’est pourquoi, un pays peut basculer dans les violences,voire dans le génocide,alors que cette communauté internationale est là. La différence avec l’Onu est que même si elle est dirigée par cette fameuse communauté internationale (qui n’existe pas je le répète), il y a aussi l’influence des Ongs. A ce moment, les pays peuvent ou UN peut enfin prendre des résolutions. Pour le cas du Burundi, il y a pas un seul pays occidental qui se sent menacé et physiquement et économiquement actuellement. Donc, c’est un problème interne. Quand ce problème sera aussi externe, tous seront débout et c’est ce qu’on appelle une crise régionale qui génère beaucoup d’argent.

  9. Le Burundi est un pays model. Ubuntu burihabwa, Uburundi butihaye ubuntu ntawuzova hanze azanywe no guterera agahuzu kuburundi bwambaye ubusa!!!. Donc c’est au Burundi de choisir entre UBUNTU CANKE UBWAMBURE, AMAHORO CANKE AMARONKO. Iyo aba ari wewe wohise mwo iki? Ico womenya coco izo declarations mugira nizo zituma ibiganiro vyobaye bitaba, kuko Umurundi wese asoma ivyo mwandika arabona neza ko, la communaute international igendera kuvyiyumviro mwayitamitse. None ni nde yo kwumvira umuhuza atagira ijambo kuko iryo afise ariryo yatamitswe?
    There is something you don’t understand; Abarundi bariteguriye kurara ubusa aho kwambara ubusa.
    Ayo mabi ya communaute International nayo nibayagumye, kuko nakare niyo ariko acanishamwo Abarundi kuko bose bishwe n’ukwifuza, umunoho urabishe. Bamwe banka kurekura abandi nabo ngo ntakojeje ko intoke ndakwica. None bimaze iki ivyo mwita ivyiza vya communaute International?
    The third World; ntituzotera imbera tudatejwe imbere!!! Is it that right?
    Umurundi wese yokwijukira kurima ibiharage no kworora kugira aronke amata, nta Communaute Interantional twokenera; tuyikeneye naho ntiyodutera ubwoba ngo iragiye, kuko ihaba canke itahaba nta munyagihugu yo kwicwa na kwashi.

    • Hora sha hora!aha worima iyo siha nayo ukayisoromana?urinda unanirwa kunwa icayi sosumo iriko ikorera mugihugu cawe,ivyo worima ukorora nibiki?mbega ayo masi yokurimamwo yobatunga ava h?mwese mufise imirima nkiyo irya siha yiha?reka kwitiranya intwaro!ubwo ntiwibaza kotugitwarwa n’incabwenge President Jean Baptiste BAGAZA?Nyenicubahiro Umukuru w’igihugu c’Uburundi yari BAGAZA pas iyo mburakimazi,isahura,ikiba ikica!ico rukozeko cose umenga kiravumwe!natembe yomoke abandi bagerageze!kandi none neho sinumva icagikora kuko vyose vyaheze,hahhahh!uwuramvye azobona!!ntitwari twipfuje kumubona afashwe none karivyo yipfuje ntakundi!mubwire yitond kubamucungera!muga c’est trop tard!

    • va ibuzimu ureke gukurikira ubwije canke muzojana na nkurumbi

      • No. No. Nkurunziza ntituzojana kuko ntituri mumufuko umwe, kandi a part que il est mon President, il ne me connait pas. Ntazi aho mba kandi na commentaires zanje ntazo azi. Je ne travail pas pour lui; donc ntaho jewe na Nkurunziza duhurira atari k’Uburundi Imana yaduhaye ngo tububungabunge.
        But hariho ico nzi nigishijwe n’Imana; n’ uko atakuganza kutava kumana ( Uko kuri kwose). En plus handitse ngo ntugatunge urutoke mujisho ry’ uw’ Imana yasize amavuta, kuko ngo Imana ica iruvuna. Tahura neza; si umuntu aruvuna n’ Imana yo nyene igwivunira.
        Uwo Imana yahaye ni nayo imwaka. Detrompez vous, votre coalution n’a pas d’effet si Dieu n’est pas d’accord! Umbabarire kuko mvuze ivyo udashaka kwumva, ariko niko biri.
        President Nkurunziza turamusengera cane, kuko kugeza uyu munsi il est notre President, rero duhamagarirwa kumwubaha no kumwumvira nimba tubikunda canke tuvyanka.
        Bamwe mubamuvuma bazovunika urutoke, kandi bazobimenya, kuko uwo Imana ihanye imuha no gutahura ko ariyo yamwihaniye kugira yihane ntapfire muvyaha vyiwe.
        Fait attention Mlle/Mme Chelsea, fait attention, Imana irahana!!!!!!!!!!!!!!!!

        • Murundazimwiza,ubwo wunva ntasoni ufise reka basi tuvuge ko Nkuru ari Imana yahamushize,ariko nubwo yahamushize ntiyahamushize ngo yice, yibe akore amabi atacamira,none twemere twicwe,twibwe,onzara iduhitane, nu bukene butwugarije ngo nuko uyo mugabo ashaka kwizirika kubutegetsi,reka ndakubwire ivyo mbona urabona YUDAurya yagurishije YESU bagendanye azi neza ko azomugambanira aranavuga ngo muri mwe hari uhava angurisha bisa rero nivya NKURUNZIZA kuko IMANA Imuha kuyobora igihugu ntiyariyobewe ko i yovyose azobikora kugira ngo abarundi tuzohangayike,dutabaze binanirane ubu ndakubwiye abarundi turiko duca mwishure ryo kumenya Imana we MURUNDIKAZI mwiza tegereza sinzi ngo niryarri kuko ivyi Mana birateba ariko biza ari vyoza cane uzobona amaherezo yuwo mugabo ushigikiye, ariko abarundi turi kune gutanu ushigikira gute umwicanyi kubera agapande kumutsima abantu bariko barafa

          • Well say Maza Karire, Turiko duca mw’Ishure ry’ Imana. Nione wewe woba uzi icatumye Yesu areka Yuda iruhande rwiwe kandi azi neza ko ariwe azomugurisha?
            N’ uko vyari bikwiye ko Yuda ahaba kugira amugurishe nyene; Yuda yakoze son role qui est atribue’ kuri we naho we atavyo arazi.
            None iyo Yuda atagurisha Yesu, Yesu yarigupfa gute?
            Iyo Yesu adapfa, twari gucungurwa gute?
            Rero igikorwa ca Yuda cari gikwiye kuko niho hari itanguriro ry’urugendo gwa Yesu gwo kubabazwa kugira aturonkeshe kuruhuka.
            Nimba Imana yatoranije Nkurunziza izi ko azotwica nk’uko ubivuze, kuki utobaza Iyo Mana igituma yaramuhisemwo?
            Iyo Imana itamutoranya ntaba yicaye aho yicaye uyumunsi;
            Iyo atahicara ntaba ariko aratwica nk’uko ubivuze!!!
            None a qui la faute? Nkurunziza ou bien Dieu?
            Twovuze ko ari Imana, ariko kandi Imana iragororotse!!!! Yah biragoye.
            Rero ico utatanze nyushobora no kucaka umuntu, kiretse ucivye; aho naho uca witwa umusuma.
            Nkurunziza est la for a purpose; uwuzomwica azokwitwa umwicanyi directement.
            Nimba arumwicanyi naho hari ho inzira zindi nyinshi zo gucamwo kugira ashengezwe!!!!
            Uwo Yesu nyene wavuze yarabujije Petero kwihora, kuko uguhora ari ukw’ Imana.
            Ntukice, ntukibe, ntukagirize abandi ibinyoma, ntubeshe; Vyongeye ntukifatanye nabakora ibisa gutyo. Ndagusavye usome Bibiliya Yera urabe inbintu bisesema Imana ivyarivyo, kugira ngo ubashe kwirinda. Ntiwibagire ko abarementanyi aribenshi muri iki gihe, benshi babikora kugira bamenyekane. None bimaze iki kumenywa n’isi yose Imana itakuzi, ikwita igisesema?
            Mugihe Nkurunziza akiri notre Presisent de la Republique, duhamagarirwa kumwubaha, kumwumvira no kumuyoboka.
            Ivyaha navyo bikorwa mugihugu, bitegerezwa kuvugwa atawurinze gutukana, gusuzugurana no guterana ingumu.
            Nkurunziza nta Bus andihira, nta boujie yo kwatsa muzu iwanje angurira, ndetse ntazi, ariko ndamukunda nawe ndagukunda, ndamwubaha, si ndamusivya kuko ururimi rwanje ntiruvyemerewe. Uko ndi nakugizwe n’ijambo ry’ Imana bifatanije n’uko Uburundi ari igihugu canje nkunda, kandi mpamagarirwa kubungabunga.
            Haraho mwabonye umwana aja hanze agasemerera ngo DADA, PAPA WANJE ASOBA AHO ARYAMYE? Iceyi ntikija kuri se wenyene, kija kuri uwo muryango woseeeeeeee.
            Be carefull
            Murakoze.

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