L’ONU va-t-elle prendre ses responsabilités ?

RAPPORT SUR LES VIOLATIONS DE DROITS DE L’HOMME AU BURUNDI :

L’ONU va-t-elle prendre ses responsabilités ?

https://i2.wp.com/africpost.com/wp-content/uploads/2015/08/08-04-burundi-demonstrate.jpgSilence, le président burundais, Pierre Nkurunziza, massacre son peuple.

C’est le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme qui le dit dans un rapport rendu public le 28 septembre dernier. Au total, 134 meurtres ont été enregistrés depuis avril dernier ainsi que des centaines d’arrestations et de détentions arbitraires dont 704, rien que pour le mois de septembre courant. Et ce n’est pas tout. Car chaque jour qui passe, des corps sans vie sont retrouvés dans les rues de certains quartiers de la capitale, sans compter les cadavres recélés dans les placards. Si fait que le Burundi est devenu, pour ainsi dire, une nécropole et une prison à ciel ouvert, tant on tue et emprisonne à tour de bras.

C’est clair. Nkurunziza veut en découdre avec tous ces jeunes adultes aux  mains nues qui ont décidé de lui pourrir la vie depuis sa réélection contestée à la tête de l’Etat burundais. Et pour y parvenir, il a choisi la terreur comme arme, convaincu  qu’il viendra à bout de ses contempteurs. C’est peu dire que Nkurunziza est devenu le Néron des temps modernes ; lui qui a choisi de bâtir son régime sur les cendres des cadavres de ses compatriotes dont le seul pêché, s’il en est, est d’avoir dit non à la violation de la loi fondamentale de leur pays.

Bien des rapports ont été produits sans être suivis d’effets

Et tout se passe comme si l’homme bénéficiait du soutien de la communauté internationale qui, à l’exception de certains pays comme la Belgique et dans une moindre mesure, les Etats-Unis, assiste passivement aux tueries massives perpétrées au Burundi. Même l’Union africaine (UA) est devenue depuis peu atone ; elle qui s’était, pourtant, montrée ferme à l’endroit des auteurs du coup d’Etat au Burkina Faso, qui avaient voulu confisquer les acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Pourquoi donc une telle mollesse vis-à-vis du président Nkurunziza qui, en l’espèce, aura aussi commis un putsch constitutionnel en foulant au pied les accords d’Arusha ? Peut-être était-ce parce que la plupart des chefs d’Etat qui composent l’UA, dans leur majorité, épousent la cause funeste que défend Nkurunziza. En tout cas, il faut espérer qu’avec la publication de ce rapport, l’ONU prendra ses responsabilités pour mettre fin aux risques d’un génocide au Burundi. Car rien ne sert de commanditer un rapport sur des violations de droits de l’Homme s’il n’y a pas de mesures concrètes prises sur le terrain pour y mettre un terme, le plus rapidement possible.

Or, en la matière, l’ONU détient la palme d’or. D’autant que bien des rapports ont été produits sur des pays en crise sans être suivis d’effets. Du reste, était-ce nécessaire de produire un nouveau rapport sur la situation au Burundi quand on sait que peu avant, Amnesty International en avait publié un autre très accablant pour le régime de Bujumbura ? Ce dont le peuple burundais a besoin, c’est d’assistance et non pas d’éternels rapports.

Boundi OUOBA, http://lepays.bf

Publié le 30 septembre 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. l’ONU est vielle et mérite une restructuration car il ne sert pratiquement plus à rien. ses soient disant experts se moquent des gens par leurs rapports qui n’ont pas d’issu. il est temps que l’ONU se déclare inapte à son rôle.

  2. Allerte Allerte.
    Génocide en action au Burundi.
    Un des jeunes qui a survecu la nuit d’hier au quartier Nyabagera,reconte qu’ils étaient plus de cent enfermés dans une seule maison à Kamenge et la police a commencé à tuer un à un depuis 9h du matin.Ils sont restés au nombre de quatre et leur tour est arrivé à 19 h où il a pu s’échapper.La police vient de tuer une personne au quartier Nyabagera. Le jeune originaire de Musaga du nom de Clovisa été arreté avec ses 2 amis par la police à Musaga et ont été transpuorté à commune kamenge ,minotés.puis vers 19h on lui a amené au quartier Nyabagere où il a été fusié dans le ventre,croyant qu’il est mort on lui a laissé et jeunes du quartier lui ont trouvé encore vivant et ont appelé le chef du quartier qui a par la suite appelé la police.Arrivé sur terrain,ils sont tombés dans une embuscade de ces criminelles et le jeune n’a pu être sauvé.Il a peri sur le champ.ce qui est sur est qu’on connait le chauffeur de ces policier qui ont comis cette criminalité.

  3. Je suis d’avis que les histoires d’ONU, OUA, EAC, UE risquent d’être ou sont tout simplement des médecins après la mort. Le peuple n’aura qu’à s’en tenir à lui-même pour défendre sa dignité à l’instar du Burkina Faso.

  4. Il n’y a pas eu un moment où le Burundi a eu un besoin aussi pressant qu’en 1993 après l’assassinat de Ndadaye et son entourage par l’armée mono ethnique qui par la suite continuait a pourchasser l’élite hutue (je ne parle pas de la masse de paysans tutsi massacrés par les hutu enragés par la perte de leur président), mais ces nations inutiles (comme dit Mamane de la RFI) ne sont pas intervenues. Il a fallu que les burundais, dans leur sobriété, se sacrifient eux-mêmes en prenant les armes pour faire face à cette armée meurtrière. Si les hutu de 1993 ont pu monter, à partir de zéro, une armée qui a pu faire face a la redoutable armée de feu colonel Bikomagu, à plus forte raison aujourd’hui où tous les atouts sont la, il n’est pas difficile de rassembler les militaires hutu et tutsi épris de paix, les démobilisés, et les jeunes aujourd’hui pourchassés par le cercle sanguinaire de Nkurunziza.
    Mais Je suis désolé qu’on n’apprend rien de l’histoire, même récente. La crise d’aujourd’hui ressemble étrangement a celle éclatée en 1993. En 1993, l’armée renverse les institutions démocratiques, une rébellion nait, le pouvoir putschiste des tutsi refuse de négocier avec la rébellion hutue sous prétexte que la masse hutu a massacrée les tutsi dans la campagne; en 2015, Nkurunziza viole la constitution et l’accord d’Arusha en se maintenant au pouvoir pour n mandat illégal, le burundais descendent dans la rue pour manifester, le pouvoir de Nkuru les massacre, et petit a petit se constitue une rébellion, le pouvoir refuse de négocier avec les opposants soit disant parce qu’ils ont anime l’insurrection. La différence c’est qu’en en 1993, le problème était ethnique tandis qu’aujourd’hui il est politique. Il reste alors à prendre les armes pour forcer Nkurunziza, non pas à négocier, mais plutôt à rendre le tablier. Si vous attendez les nations unies pour le faire, vous ne le verrez pas.

  5. BAGORIKUNDA Samuel

    Si l’onu a échoué à prendre de la position commune en syrie,encore moins en ukraine,elle le pourra au burundi?? Et d’ailleurs les sanctions ne feront qu’agraver les conditions de vie misérables du bas peuple, et non de Nkurunziza !!

  6. BAGORIKUNDA Samuel

    Le salut du Burundi viendra du peuple burundais et non de l’ONU ni de l’UE : Cfr ce qui se passe en syrie ,en ukraine,en RCA, au mali ,ect .

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