Les affrontements reprennent au Burundi

Horreur-à-CibitokeUne quinzaine de civiles ont été tués, samedi 3 octobre, dans la capitale burundaise, Bujumbura. Le nombre d’arrestations, de détentions et de meurtres augmente de manière alarmante depuis le mois de septembre.

La capitale du Burundi, Bujumbura, a connu, samedi 3 octobre, une nouvelle flambée de violences. Quinze civils ont été tués dans des affrontements entre la police et des opposants au président Pierre Nkurunziza. Depuis la réélection de ce dernier, le 21 juillet, l’opposition burundaise est victime d’arrestations et de meurtres impliquant la police burundaise.

Dans les quartiers nord de Bujumbura

Les violences ont débuté dans la matinée du samedi 3 octobre lorsque des policiers ont voulu arrêter des jeunes à Mutakura, un quartier dans le nord de Bujumbura. Selon des témoins, ces arrestations ont été extrêmement brutales. Des jeunes manifestants qui protestaient contre ces interpellations se sont interposés. Des grenades et des tirs de kalachnikov sont alors partis de part et d’autre. Les affrontements se sont étendus dans d’autres quartiers nord de la capitale burundaise, vers Cibitoke et une partie de Kamenge et de Ngagara.

Une quinzaine de morts

Entre samedi et dimanche matin, une quinzaine de civils ont été retrouvés morts dans les rues de la ville. Selon des témoins rapportés par l’AFP, ces civils auraient été tués par des balles tirées dans la tête.

« C’était cauchemardesque. Toute la journée, on a entendu des explosions de grenades et des crépitements d’armes automatiques », a expliqué à l’AFP un habitant de Ngagara.

Toujours selon des témoins, la police a détruit deux maisons à la roquette à Mutakura et procédé à des dizaines d’arrestations, essentiellement à Mutakura et Cibitoke.

Augmentation alarmante des arrestations et des meurtres

Ces violences se sont produites moins d’une semaine après que le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a dénoncé l’augmentation du nombre d’arrestations, de détentions et de meurtres au Burundi.

Dans un communiqué rendu public le 28 septembre, il notait : « Presque chaque jour, des corps sans vie sont retrouvés dans les rues de certains quartiers de Bujumbura. Dans de nombreux cas, les victimes semblent avoir été tuées par des balles tirées à bout portant. Leurs corps portent parfois des traces de torture et sont souvent retrouvés les mains liées dans le dos. » Il ajoutait que « nombre de ces personnes avaient été arrêtées par la police ou par le Service national de renseignement (SNR) avant leur mort ».

Depuis le mois d’avril, il y aurait eu 134 meurtres dans le pays, selon le Haut-Commissariat aux droits de l’homme. Mais aussi des centaines d’arrestations et de détentions arbitraires, dont 704 arrestations depuis début septembre.

Quatre proches du président sanctionnés par l’Union européenne

Pour protester contre la répression qui souffle au Burundi, l’Union européenne (UE) a gelé jeudi 1er  octobre les avoirs et restreint les déplacements de quatre proches du président Nkurunziza. Sur la liste noire de l’UE, Godefroid Bizimana, directeur général adjoint de la police nationale, accusé d’avoir pris « des décisions opérationnelles ayant entraîné un recours disproportionné à la force et des actes de répression violente ».

Mais aussi le chef de cabinet de l’administration présidentielle chargé de la police nationale, Gervais Ndirakobuca, alias Ndakugarika, « responsable des actes de violence, notamment les 26,27 et 28 avril dans les quartiers de Nyakabiga et Musaga à Bujumbura ».

Ensuite, il y a Mathias-Joseph Niyonzima alias Kazungu, l’un des responsables encadrant la milice Imbonerakure, la Ligue des jeunes du parti présidentiel. Et enfin, l’ex-général Léonard Ngendakumana, que l’UE juge « responsable d’attaques à la grenade, ainsi que d’incitations à la violence ».

L’UE, qui finance près de la moitié du budget annuel du Burundi, pourrait dans les prochains jours limiter son aide. Une décision déjà prise par la Belgique.

La Belgique suspend une partie de son aide

Le vice-premier ministre et ministre de la Coopération au développement du gouvernement belge, Alexander De Croo, a annoncé, vendredi 2 octobre, que son pays suspendait une partie de ses financements pour le développement du Burundi. Sont visés par cette suspension, les sommes atterrissant directement dans les caisses de l’État burundais : soit environ 50 millions d’euros.

Laurent Larche, 4/10/15 – 16 H 22, http://www.la-croix.com/Actualite

Publié le 5 octobre 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. Finie cette lutte fratricide : nous sommes tous Africains , nous sommes tous noirs
    Ne pourrions nous , ne fut ce que pour survie de la race noire , essayer d’œuvrer et de militer pour la paix? nous avons été réduits en esclavage , nous avons été colonisés , cela aurait été le moment , pour nos brillants dirigeants et intellectuels , de faire valoir l’intelligence et les ressources de nous tous : soutenir son peuple au lieu de le décimer

    Je suis triste mais je garde espoir d’un Afrique meilleur sans souffrance

  2. Jew numv numiw mbony nkumviriz aho uburund bugeze! iyaba ababikweze bazi ko kwisi tur’ingenzi, bakamenya ko umuntu ari image de Dieu; ntibari kuba nyirabayazana y’ibi bibazo. mbega umuntu amara imyaka ingahe kugira yizingitire kuvyisi kugeza aho akwegera abantu nkuku? Dieu ne dor pas, vous verrez sa reaction et la fin de tous ces créateurs de de larme envers les barundi.

  3. S’il vous plaît!!!!!!!!!!!!!!!!!! On a mare de ces scènes!!!!!!!!!!!Mbega ko twimirije kwibuka incungu za Indépendance na Démocratie, hazovugwa amajomba ki???? Ninde azokwubahuka ivyo avuga n’ako kambaro k’ibara????

    La malédiction est tombée sur le Burundi n’ayo aba declara ivyo badéclara bo, impfu n’impfane birajana, ni barigite yamara bakwiye gusubiza inkota m’urwubati, ejo ni kera?

    Nta n’isoni tukigira mu kuba rurangiranwa mu ma kungu mugusesa amaraso, emwe ntaco tucambariye nimba ata nokumaramara mu ma costumes n’amavutano!!!!

  4. Alice aravuga ukuri.Bafatiye ibihano abataribo!!!!Il fallait nkuru,nyamitwe,other nyamitwe niyindi mihimbiri yindi.Abo nibareke tuzobafatisha iminwe bitebe bitebuke

  5. Eheeeee ibara aho ibiziga vy,abantu umenga n,iyarara baca iruhande batera umugere ukamengoooooooo!Ewe Mana ubona vyinshiiii,abana bawe bararushe basi!Baribwa n,ibisiga!!!!Kandi ari ishusho yawe ga Mana!!!Girimbabazi Mana!!!!Umva gutaka kw,abana bawe Mwami,bahishe mumababa yawe!!!!!!!Amen!

  6. None ahomwavugiye nomber yabo bishe baguma kuri 134 canke baza barenga?Ivyo bihano baciriye aba bagabo ga ntibazi ko hanze batahazi batarahonyozayo n,ikirenge ikitavuzwe co n,amatongo ntibagirayo namba ,mu Burundi gusa niho bajojota basha,iyo misega yojahe!Bomenya naho batumbera! Nibareke kwitwengera bagira ni nkabarya babo! HeeeeeeH!Nibafate barya bashebuja, ko babatinya gaaaaaaaaa!

Bienvenue sur notre forum de discussion. Postez votre commentaire en restant courtois et poli. Les commentaires redigés en MAJUSCULES ne passeront pas. Merci.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :