Avec ou sans le Général Ndayirukiye, la révolution ne recule pas !

https://www.scmp.com/sites/default/files/2015/05/15/pierre-coup.jpgLe pouvoir Nkurunziza ne cesse de nous étonner! Comment peut-il mobiliser une armada de policiers pour aller séquestrer et torturer des prisonniers? Ils sont déjà locataires des prisons depuis plus de quatre mois, on les a fait le tour de presque tous les établissements pénitentiaires du Burundi, mais on les craint!

Quels sont les mobiles de tels actes? Selon la Ministre de la Justice, Aimée-Laurentine Kanyana, on a rassemblé tous les présumés putschistes à Gitega pour des raisons de facilité de leur procès, étant donné qu’ils étaient au départ détenus dans les différentes prisons du Burundi notamment Gitega, Muramya, Muyinga, Rumonge, Rutana et Ruyigi.

Si cet argument de la Ministre était valable, pourquoi s’empresser à un ériger un second mur à l’intérieur d’une prison déjà clôturée pour isoler les présumés putschistes de tout contact avec les autres détenus et leur priver l’accès au soleil ou l’accès à la cour intérieure de la prison?

Pire encore, le Procureur Général de la République, travaillant sous les ordres directs de la Ministre de la Justice ordonne d’isoler les présumés putschistes dans des cellules individuelles, au loin de la vie « normale » de la prison, où personne ne saura ce qui pourrait leur arriver, où ils seront privés de tout contact avec les autres.

Les idées provenant de certains cercles proches du pouvoir de Nkurunziza disent que c’est pour les faire mourir à huis clos! D’autres disent que le pouvoir Nkurunziza craindrait que le mouvement de réhabilitation de l’État de droit s’en prenne à la prison de Gitega pour faire libérer les présumés putschistes et que c’est pour raison qu’on les isole dans un lieu difficilement accessible. Une troisième raison, consécutive à cette dernière, serait de les garder sous une surveillance facile quitte à les tuer en cas de moindre attaque par les opposants au régime de Nkurunziza, ce qui affaiblirait leur moral. Une quatrième raison est que le pouvoir craint qu’il y ait des évasions à l’instar de El Hadj Hussein Radjabu et qu’une fois évadés, ils rejoignent et renforcent la résistance surtout que la quasi-totalité des prisonniers présumés putschistes étaient des officiers de police ou de l’armée, très respectés et très appréciés par les hommes sous leurs ordres. Pour contrer tout cela, le pouvoir décide de les maltraités et d’en faire d’éventuels boucliers.

Nkurunziza veut faire mourir les présumés putschistes par l’humiliation, par la terreur, par les tortures, etc. Il croit que certains de ces détenus vont déprimer, que d’autres vont mourir de maladies consécutives aux mauvais traitements, quitte à se décharger plus tard et fabriquer des certificats de décès à la Blaise Compaoré pour Thomas Isidore Noël Sankara!

Au sein de tous ces prisonniers présumés putschistes, un nom revient souvent; c’est celui du Général Cyrille Ndayirukiye, un homme honnête, intègre, discipliné! Pierre Nkurunziza a toujours gardé contre lui une rancune du temps où il était Ministre de la Défense Nationale et il voudrait saisir l’opportunité présente pour le liquider.

Nous encourageons nos militaires et policiers emprisonnés à continuer à garder le moral et nous n’en doutons pas qu’ils en sont capables! Ils l’ont témoigné à maintes reprises et ils ont le soutien des citoyens! « Je sens mon cœur pomper l’espoir et le diffuser dans toutes les parties de mon corps, où il me réchauffe le sang et me remonte le moral. Je suis convaincu qu’une avalanche de calamités personnelles ne peut pas écraser un révolutionnaire déterminé, pas plus que le brouillard obscur qui accompagne de telles tragédies ne peut le faire suffoquer. L’espoir est au combattant de la liberté ce que la bouée de sauvetage est au nageur : la garantie qu’il ne se noiera pas, qu’il restera à l’abri du danger » dixit Nelson Mandela.

A Madame Aimée-Laurentine Kanyana, Monsieur Valentin Bagorikunda, les Commissaires Birutegusa et Ndayambaje et les autres serviteurs de Pierre Nkurunziza, apprêtez-vous à affronter l’histoire tout en sachant, comme le dixit le Comédien Ivoirien, que bientôt les rôles pourraient être inversés.

Avec ou sans le Général Ndayirukiye et ses co-détenus, la révolution continue son chemin de manière irréversible !

http://hopeforburundi.unblog.fr/

Publié le 8 octobre 2015, dans BUJUMBURA News. Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. bavukanyi mwihorere Imana yonyene niyo izohora abayo,

  2. Sadam a été pendu à la prison d’abou grayib qu’il avait spécialement construit pour executer ses opposant,pourtant il etait plus sanguinaire que notre despote de buye en plus d etre riche en petrole dollar ,ce que n a pas nkuru,l histoire recente devait nous apprendre

  3. harigihe aho bubaka hazoba ahabo bwegu!baribuka kiramvu asohoka agasho uko yavuze!nakamatela yararako uwo yagasigiye!ruriy abandi…, rumwibikiye

  4. Nkurumbi narindire ashobora kubona ibirenze Ivyo ariko akorera abandi

  5. C’est bien dit et ça dit long. Merci pour votre analyse.

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