NKURUNZIZA provoque le Rwanda pour éthniser le conflit burundais

https://i1.wp.com/www.newsofrwanda.com/wp-content/uploads/2013/07/m_1.jpgL’actualité burundaise est plus que chargée. Pourtant, elle est remplie de rumeurs. Le watsup a détrôné l’actualité. Tout de même, la vérité est que la violence a doublé d’intensité depuis que le Burundi n’a plus de Président  légal. Un Président illégal est celui qui par la force s’impose aux autres. Ce n’est pas la force qui fait de lui Président.

Pour se maintenir à une place qui ne lui appartient pas, Nkurunziza fait tout contre le peuple Burundais en massacrant ceux et celles qui n’acceptent pas ce viol démocratique. Comme si le conflit burundais ne suffisait pas, Nkurunziza rentre dans une nouvelle de provocation.

Viser le Rwanda pour impliquer la sous- région

Dans le passé, des rois créaient des conflits avec les voisins au moment où le royaume connaissait des problèmes. Une guerre à l’extérieur servait à ressouder son peuple. Aujourd’hui, Nkurunziza pense surtout à ethniser. Il compte en se trompant à rallier des hutus contre le « méchant rwanda dirigé par un tutsi ». C’est le langage des salons du CNDD-FDD actuel.

Le Burundi a expulsé le conseiller d’ambassade Mr Nyaruhirira. Volcano, une société de transport de nationalité rwandaise,  est malmenée et ce jeudi soir, ses bureaux ont été incendiés. Des Rwandais de Kayanza expulsés.  Nkurunziza accuse le Rwanda d’être responsable de tous ses maux. Il oublie que le Président Kagamé fut le seul Président présent lors de son investiture en 2010.

La provocation ne s’arrête pas seulement aux expulsions. Nkurunziza est en train de passer à une vitesse supérieure en accueillant les bataillons des FDLR. Il tient à provoquer le Rwanda, une façon de l’implorer pour l’attaquer.

Les forces en présence

Est-ce qu’il y a encore une force au Burundi? La réponse est claire. C’est non. Ce Nkurunziza qui provoque le Rwanda qui dispose d’une grande armée que ce soit en nombre cinq fois plus que le Burundi, en équipement, en entrainement et en cohésion, n’a plus d’armée. Nkurunziza a détruit son armée volontairement. Il veut la remplacer par des imbonerakure. Les 20 000 militaires éparpillés dans tout le pays, en Somalie et Centrafrique ne sont pas prêts à défendre Nkurunziza. Que les Burundais comprennent aussi, cette armée n’est pas prête à défendre Nkurunziza comme elle n’est pas prête à défendre le peuple. C’est une armée carriériste. Ce sont des fonctionnaires dans un système hérité de la colonisation.

Les ex-Fab sont dans un complexe d’infériorité, d’attentisme voire de défaitisme. La peur les ronge. Ils sont ridiculisés et sont désorganisés. Le sursaut s’impose car c’est cette peur qui les rend vulnérables. Ils ne défendront pas le peuple mais à un certain moment ils ne se défendront pas et d’ailleurs comme les ex-FDD qui ne sont pas avec Nkurunziza.

L’armée est en miette. Quand un chef d’Etat Major peut tenir une réunion à l’Etat Major qu’avec des ex FDD et de surcroit tous hutu dans une armée de 50 % hutu et 50 % tutsi, sans même la présence du chef d’Etat Major adjoint, c’est que la vie de cette armée se rapproche de la fin. Cela rappelle pour certains la tension qui régnait entre l’armée et la gendarmerie en 1965.

La police est prise en otage. Elle est cible d’attaques. Les policiers  meurent tellement nombreux que la police a décidé de ne plus les enterrer avec des cérémonies. Ils sont enterrés ensemble sans la présence de leurs familles qui sont informées après. Ceci pour cacher la réalité de la situation. Les policiers sont déboussolés de voir d’autres gens porter leurs tenues et commettre des méfaits au nom de la police. Demain, les imbonerakure seront plus forts que la police surtout quand ils seront renforcés par les FDLR.

Au Burundi, une autre force est apparue. Elle est invisible. Elle frappe et disparaît. Elle fait peur aux gens du pouvoir. Ce sont des gens qui sont bien entrainés compte tenu de leurs professionnalisme. Certains disent que ce sont des groupes des militaires, d’autres parlent des rebelles. Contrairement aux dires des gens du pouvoir, ces rebelles n’entrent pas par la frontière du Rwanda mais du Congo, même de la Tanzanie. De plus en plus cette rébellion urbaine inquiète. En même temps, le pouvoir en profite pour assassiner ceux qui ont manifesté.

Félicien Kabuga, hébergé par Nkurunziza au Palas de Ngozi et Nkurunziza dans un trou à Mweya

Félicien Kabuga est recherché par toutes les polices du monde pour son implication dans le génocide du Rwanda en 1994, sauf celle du Burundi. Et pour cause, il est l’hôte de l’ancien Président Nkurunziza. Un journal avait écrit en 2010 que Kabuga était au Burundi. Aujourd’hui, de sources dignes de foi, Félicien Kabuga est logé dans le Palais de Ngozi. Tous les Burundais savent que Nkurunziza avait fait de Ngozi sa capitale. Il recevait de Ngozi. En réalité, il rejoignait son ami Kabuga. Kabuga n’est pas au Kenya mais bel et bien au Burundi.

Nkurunziza n’a pas digéré le fait de recevoir à quelques dizaines de mètres deux bombes au Palais de Bujumbura. Il est parti très tôt le matin le lendemain de l’attaque à Gitega. Il a fui Ngozi. Officiellement il est au Palais de Gitega mais officieusement il est entre Gitega et Mweya à une dizaine de kilomètres de Gitega vers le Sud. Nkurunziza se trouve dans un véritable trou en attendant la fin de la tempête. Il a tout déconnecté et il a dit à ses proches de soumettre toutes les questions à Bunyoni. Nkurunziza recevra que des chefs d’Etat. Comme il n’ y a aucun Président qui ira au Burundi, Nkurunziza a le temps de rester dans son trou dans la province de Gitega.

Par Gratien Rukindikiza, Burundi news, le 09/10/2015

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Imbroglio diplomatique entre le Burundi et la Belgique

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Marc Gedopt, ambassadeur belge au Burundi, en novembre 2014 lors de la signature du projet d’appui au cycle électoral de 2015. Source : PNUD Burundi

Plusieurs sources officielles burundaises ont assuré à RFI ce vendredi 9 octobre que l’agrément de l’ambassadeur belge à Bujumbura lui avait été retiré et que les autorités belges en avaient été informées. Le ministère belge des Affaires étrangères a annoncé en fin de journée avoir convoqué l’ambassadeur burundais à Bruxelles pour demander des éclaircissements.

Selon plusieurs sources officielles burundaises, le ministère burundais des Relations extérieures aurait adressé ce vendredi 9 octobre une note verbale aux autorités belges leur annonçant le retrait de l’agrément de leur ambassadeur à Bujumbura. Officiellement, ce serait en raison « d’une dégradation de la confiance ». « Cette décision a pour but de renforcer nos relations avec la Belgique », explique l’une de ces sources. Une autre explique que la mauvaise opinion qu’a le gouvernement belge viendrait des mensonges de leur ambassadeur à Bujumbura.

Le ministère belge des Affaires étrangères a d’abord dit, avant de confirmer l’information, ne pas avoir été informé de cette décision. Et, en fin de journée, il a annoncé par la voix de son porte-parole que l’ambassadeur burundais à Bruxelles serait convoqué pour demander des éclaircissements.

La note verbale s’est-elle perdue en chemin ?

Le gouvernement burundais n’a jamais officiellement réagi à la suspension de quelque 60 millions d’euros d’aide au développement par la Belgique, annoncée il y a tout juste une semaine. Une suspension conservatoire qui doit être maintenue le temps que démarrent les négociations sur la poursuite de l’aide au développement qui devraient s’ouvrir à la fin du mois entre l’Union européenne et le Burundi.

Les représentants des pays de l’UE à Bujumbura ont publié un communiqué conjoint plutôt incisif appelant à « la fin des violences, de l’impunité » et à un dialogue inclusif. Un communiqué qui rappelle que l’UE a investi au Burundi plus de 2 milliards d’euros entre 2000 et 2015 et que le maintien de cette assistance dépend du respect de certains principes et valeurs.

le 10-10-2015 à 03:52, http://www.rfi.fr/afrique

Le Burundi retire à l’ambassadeur de Belgique son « agrément »: une source interne confirme

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La résidence de l’ambassadeur de Belgique au Burundi. – © ERIC LALMAND – BELGA

Une information circule sur les réseaux sociaux selon laquelle le Burundi retire son « agrément » à l’ambassadeur de Belgique suite à « une dégradation de confiance ». Une source interne de l’ambassade de Belgique au Burundi avec qui nous nous sommes entretenus, confirme cette information.

Contactée par nos soins, l’administration du ministère belge des Affaires étrangères affirme cependant, ne pas être courant d’une pareille démarche de Bujumbura. Le cabinet de Didier Reyders annonce quant à lui avoir convoqué l’ambassadeur du Burundi à Bruxelles pour éclaircir la situation. L’ambassadeur de Belgique au Burundi a également été convoqué pour venir, lui aussi, clarifier la situation à Bruxelles.

Le porte-parole de la présidence burundaise indique pour sa part ne pas avoir été informé non plus d’une telle décision. Il nous indique par ailleurs que le ministre burundais des Affaires étrangères se trouve actuellement en visite à Bruxelles.

La Belgique vient d’arrêter la coopération policière avec le Burundi et de suspendre une série de projets dans le pays pour intensifier la pression politique et mener les dirigeants burundais à la table des négociations avec l’opposition.

le vendredi 09 octobre 2015 à 20h17, http://www.rtbf.be/info

Pierre Nkurunziza, les exilés politiques et le Rwanda

https://i2.wp.com/static.panoramio.com/photos/large/58607807.jpgSous la première et la deuxième république, les relations entre le Burundi et le Rwanda n’ont jamais été bonnes. A chaque fois, c’est de justesse que la guerre était évitée. A l’époque, les dirigeants rwandais faisaient tout pour monter une partie de la population burundaise, contre le pouvoir établi à Bujumbura. Il aura fallu la maîtrise de soi, l’assurance militaire et le savoir-faire diplomatique des anciens dirigeants burundais, pour n’est pas tombé dans les pièges des présidents Grégoire Kayibanda et Juvénal Habyalimana. Avec la troisième république, le Burundi est tombé de son esplanade. Cette fois-ci, c’est l’héritier politique de ces anciens dirigeants rwandais, Pierre Nkurunziza, qui semble jouer leur jeu, en cherchant à provoquer par tous les moyens, le Rwanda sous les auspices du Président Paul Kagame. Les rôles se sont inversés !

Le SNR manipule l’opinion sur les réseaux sociaux

C’est dans cette logique que 48 ressortissants rwandais sont expulsés de la province de Kayanza au Nord du Burundi. Ils y exerçaient paisiblement leurs activités quotidiennes, sans perturber l’ordre public et en toute légalité. C’est aussi pour cela que le gouvernement illégal, illégitime et terroriste du 3e mandat, vient de déclarer personae non grata, Mr Désiré Nyaruhirira, un natif de kumoso (Rutana), diplomate rwandais accrédité au Burundi, depuis 2003. C’est le paroxysme de l’idiotie diplomatique du despote Pierre Nkurunziza qui est aujourd’hui atteint. Depuis quelques mois, on sentait des perturbations brusques de la méteo diplomatique, dans les nuages entre Kigali et Bujumbura.

En fait, conscient qu’il n’a pas les moyens humains, techniques et financiers pour déstabiliser directement le Rwanda, le despote Pierre Nkurunziza cherche à s’attaquer systématiquement aux intérêts du Rwanda au Burundi, ainsi qu’aux rwandais vivant au Burundi. C’est sous cet angle que le bureau de l’agence de voyage volcano a été incendié hier soir à la gare du Nord de Bujumbura. Quelques heures seulement, après qu’un message émanant probablement du Service National de Renseignement du Burundi, la police présidentielle, annonçait sur les réseaux sociaux qu’il devrait être fermé avant 48h. Comme si c’était un avertissement à tous les usagers des réseaux sociaux, pour lire désormais ces messages, avec plus d’application et de concentration. En effet, plusieurs messages sur les réseaux sociaux, c’est uniquement pour manipuler l’opinion. Et préparer le prochain acte de ce terrorisme d’Etat, sous la bénédiction du despote Pierre Nkurunziza.

Les grimaces contre Kigali

Le 3e mandat accuse le Rwanda de donner refuge aux militaires putschistes de mai 2015, à la plupart d’opposants politiques, aux activistes de la société civile, y compris les journalistes indépendants et privés. En même temps, Pierre Nkurunziza, ses singes, ses perroquets et ses « idiots utiles » disent que les diplomates rwandais font l’espionnage au profit de ces exilés politiques. En fait, il s’agit des proies privilégiées du 3e mandat. Le despote Pierre Nkurunziza pense qu’en neutralisant ces exilés politiques, le 3e mandat va arriver à terme, en 2020 ! Il croit que ses grimaces contre Kigali vont pousser le Président Paul Kagame à renvoyer chez eux, ces exilés politiques burundais. Surtout que la réciprocité reste une règle sacrée en matière diplomatique et dans les relations internationales.

Dans ce plan chimérique du despote Pierre Nkurunziza, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu, le Général-Major Godefroid Niyombare, … et tous les autres patriotes qui l’empêchent aujourd’hui de dormir tranquillement, vont ainsi se retrouver à Bujumbura pour tomber vite dans la gueule du SNR ! Trop simpliste ce raisonnement d’un despote en manque chronique des stratèges en géopolitique et en sciences militaires. Il est déjà conscient que ce 3e mandat est dans un coma irréversible et que sa chute pourrait arriver à tout moment. Pour certains analystes, le despote Pierre Nkurunziza serait aujourd’hui préoccupé, particulièrement, par la gestion des Imbonerakure. Et de toutes les autres milices néo-nazies, recrutées récemment par lui-même, afin de protéger son 3e mandat illégal, illégitime et terroriste.

Vers une « révolution de palais ? »

Comme un malheur ne vient jamais seul, les fissures s’observent actuellement dans l’entourage de ce despote en perte de vitesse. Certains Généraux qui lui étaient encore proches, ainsi que certains Hommes d’affaires, traditionnellement en accord avec lui, chercheraient désormais à se débarrasser au plus vite, de ce colis encombrant, susceptibles de faire voler en éclats leurs acquis socio-professionnels. Pourquoi pas leur vie, en les engageant sur une pente glissante, une voie suicidaire ? Une « révolution de palais » n’est pas à écarter complétement pour sauver les meubles de ce 3e mandat. La vigilance s’impose pour tous les patriotes burundais.

C’est dans ce cadre que le despote Pierre Nkurunziza serait sur le point de déménager de son palais de Ngozi, vers celui de Gitega, la deuxième ville du pays. En fait, il se croit ainsi loin des frontières rwandaises et dans le voisinage des principaux leaders des imbonerakure. Ces derniers lui auraient déclaré qu’ils vont mourir avec lui ! Qu’à cela ne tienne, Gitega reste au Burundi et le 3e mandat est combattu sur tout le territoire national. Les carottes sont presque cuites pour le despote Pierre Nkurunziza.

Le Souverain des milices néo-nazies des Grands-Lacs

Le Rwanda est suffisamment outillé pour refuser de tomber dans les pièges politico-sécuritaires du 3e mandat du despote Pierre Nkurunziza. C’est un pays qui a d’autres chats à fouetter. Et tout laisse croire que le despote Pierre Nkurunziza constitue pour nos voisins du Nord, un petit détail de l’Histoire politique du Burundi. C’est qui est certain, le Rwanda le connait mieux que ce prédateur de la sécurité sous-régionale ne connait le Rwanda. Sur toutes les facettes de cette « guerre froide » entre le 3e mandat et le Rwanda, le despote Pierre Nkurunziza reste perdant sur toute la ligne. La grande question du moment, consiste à savoir s’il n’y aurait pas une autre force négative, nationale ou internationale, qui serait derrière le despote Pierre Nkurunziza, afin de l’entrainer dans cette aventure suicidaire, pour lui et tous ses lieutenants ? C’est trop osé !

Il s’est autoproclamé Souverain de toutes les milices néo-nazies des Grands-Lacs. Il faut qu’il en assume toutes les conséquences inhérentes à ce choix maladroit et criminel. Sa tentative de rallumer les clivages ethniques à l’heure où tous les peuples du monde entier s’organisent dans des grands ensembles sous-régionaux, en brisant les frontières politiques, par une intense activité économique commune, confirme son retard sur le monde moderne et révolutionnaire. Personne ne devrait cautionner qu’il continue de nous faire reculer d’une quarantaine d’années sur nos voisins et le reste du monde !

Avec une lutte positive, l’avenir nous appartient

C’est pourquoi, tout le monde doit s’organiser pour le laisser sur le trottoir. En attendant de continuer notre voyage, en toute Dignité, Indépendance et Liberté. Pour tous les burundais, partout où ils se trouvent sur les cinq continents et au Burundi, l’urgence est de s’unir pour inciter le despote Pierre Nkurunziza à déposer son tablier, de gré ou de force. C’est la condition sine qua non pour retrouver notre Honneur sur la scène internationale. Après avoir phagocyté la FDN et la PNB pour les remplacer par ses groupuscules néo-nazies des Grands-Lacs (Burundi, Rwanda, RDC) ; après avoir également instrumentalisé systématiquement le pouvoir Judiciaire et atomisé les principes démocratiques au Burundi, le despote Pierre Nkurunziza a dit non à notre identité nationale ! Et à la Nation burundaise, aux pouvoirs et aux missions régaliennes de l’Etat !

Face à cette situation, restons unis, armons-nous de notre courage, de notre intelligence, de notre lucidité et de notre détermination. Si le présent est fait de lutte positive, l’avenir nous appartient. C’est une certitude ! « La Patrie ou la Mort, nous vaincrons. Malheurs à ceux qui baillonnent le peuple ! » Dieu est Grand !

Thierry Ndayishimiye

Retrait de l’agrément de l’ambassadeur de Belgique à Bujumbura

https://i2.wp.com/www.sudantribune.com/local/cache-vignettes/L320xH213/untitled-32-8e035.jpgLe Burundi a retiré son agrément à l’ambassadeur de Belgique, a appris RFI de source officielle burundaise. Il y a une semaine, Bruxelles avait suspendu pour plusieurs dizaines de millions d’euros de coopération dans l’attente de l’ouverture de négociations entre l’Union européenne et Bujumbura dans le cadre de l’article 96 de l’accord de Cotonou. Ces négociations pourraient aboutir à un arrêt de toute coopération.

Ce retrait d’agrément serait dû à «une dégradation de confiance. Cela a pour but de renforcer notre relation avec la Belgique», assure cette source officielle burundaise.

le 09/10/15 à 16:49, http://www.rfi.fr/

Invitation de l’ambassade du Burundi à Bruxelles aux cérémonies du 54 ème anniversaire de l’assassinat du Prince RWAGASORE Louis

Rwagasore

Les présumés putschistes n’ont pas été torturés

https://i1.wp.com/www.isanganiro.org/IMG/arton10015.jpgLes 28 présumés putschistes incarcérés à la prison de Gitega été mis en isolement dans la même prison, depuis le 07 Octobre. Ils se portent bien selon le représentant de l’Aprodh à Gitega. Mais, ils demandent qu’ils quittent ce quartier d’isolement.

Les 28 présumés putschistes vont bien selon le représentant de l’Aprodh dans la province de Gitega. « Ils ne présentent aucune trace physique qui prouve qu’ils auraient subi des violences », a affirmé Nestor Nibitanga. Il indique qu’ils ont droit aux visites de leurs familles et connaissances même depuis qu’ils sont dans leur quartier d’isolement.

Néanmoins, le représentant de l’Aprodh à Gitega dénonce l’isolement de ces présumés putschistes qu’il qualifie de contraire au règlement d’ordre intérieur régissant les établissements pénitentiaires.

Ce règlement précise que les prisonniers sont placés en isolement lorsqu’ils se sont mal comportés en prison. Ce qui n’est pas le cas pour ces présumés putschistes, a dit Nestor Nibitanga. Il estime qu’ils devraient être emprisonnés dans les mêmes conditions que les autres prisonniers.

Concernant leurs cellules d’isolement, elles sont au nombre de 7. Chacune mesure à peu près 3 mètres sur 3. Quatre présumés putschistes partagent une cellule.

Le directeur de la prison de Gitega a promis qu’il va bientôt établir un horaire de visite pour ces prisonniers, selon Nestor Nibitanga. Cet horaire devra même préciser les jours où ils pourront se faire soignés selon la même source.

Isanganiro , vendredi 9 octobre 2015  à 13 : 11 : 22

Le bureau de Volcano saccagé

https://i2.wp.com/www.bonesha.bi/local/cache-vignettes/L600xH341/arton2786-5bdaa.jpgLe bureau de l’agence de transport Volcano et la buvette d’un certain Ndikuriyo Fulgence situés à la Gare du Nord commune Ntahangwa ont été attaqués dans la nuit de ce jeudi 9 octobre 2015 par un groupe de gens armés. Les ordinateurs de l’agence, le stock de la buvette et le comptoir ont été endommagés par des explosions de grenades comme l’indique le porte-parole adjoint de la police. Pierre Nkurikiye explique que l’attaque a eu lieu à 23h.

Le matin de ce vendredi le bureau de volcano à la Gare du Nord était gardé par des policiers furieux et des militaires contrôlant tout mouvement. Les gens n’étaient pas autorisés à s’approcher du lieu du crime ou de regarder.
La police indique qu’elle a déjà entamé des enquêtes.

Malgré cet incident, les activités de transport de cette compagnie ont continué ce vendredi matin
Comme d’habitude, au marché de Buyenzi communément appelé « kwa siyoni », les bureaux de Volcano étaient ouverts et les passagers étaient entrain d’acheter des tickets pour se rendre au Rwanda. A la Gare du Nord, le personnel de cette agence occupait un petit local qui se trouve à côté du bureau attaqué pour servir les clients qui se rendent à l’intérieur du pays.

le 9 / 10 / 2015 par http://www.bonesha.bi

Le mari de la fille du Président de l’APRODH tué en pleine journée à Bujumbura

https://scontent-bru2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xpl1/v/t1.0-9/12115596_10203882514458343_3917082091250080506_n.jpg?oh=5161842942a639d10da05158455bcdee&oe=56968354Nshimirimana Pascal rentrait chez lui prendre son repas de midi quand des hommes armés l’ont attaqué à l’entrée de son domicile au quartier neuf dans la commune urbaine de Ntahangwa en mairie de Bujumbura. Les auteurs de l’attaque ont utilisé des armes et ont fait exploser des grenades pour s’assurer qu’ils ne ratent pas leur cible.

Ce mari de la fille du Président de l’Association pour la Protection et la Promotion des Détenus et des Droits Humains exerçait comme commerçant. Ses proches et certains de ses voisins disent avoir identifié les présumés criminels mais se gardent de dévoiler leurs identité.

Son beau- père, Pierre Clavers Mbonimpa a échappé de justesse à une tentative d’assassinat le 03 Août 2015. Nshimirimana Pascal laisse derrière lui deux orphelins et une veuve.

le 9 / 10 / 2015 par http://www.bonesha.bi

L’eau et l’électricité coupés pour contraindre les familles à quitter les camps militaires

https://i2.wp.com/www.rpa.bi/media/k2/items/cache/013018afcf84fd53ed1be7bac0415c88_XL.jpg« Je suis obligée de déménager mais je vais gêner mes colocataires » s’exprime indignée une des femmes contrainte de quitter le 11ème bataillon blindé communément appelé ‘’ Camp Para’’ avec ses enfants.

En effet, elle s’exécute après l’ultimatum qui leur a été donné de quitter ce camp au plus tard le 5 octobre et le 12 octobre pour la plupart des autres camps militaires. Ainsi, alors qu’elle s’attendait à rejoindre son habitat, cette mère de famille se précipite à sortir du camp pour qu’elle et ses enfants n’attrape pas des maladies des mains sales.  Et pour cause, l’alimentation en eau dans le camp a été coupée depuis le 6 octobre au moment où l’électricité l’a été le 5 octobre, date limite de cette opération de déménagement forcé. Cette famille craint des maladies pour une si grande communauté sans eau.

Une autre femme du camp MUHA a été aussi sommée de quitter le camp avec sa famille. « Nous cherchons toujours où loger, nous n’avons pas encore eu de maisons à louer. Et ce n’est pas toujours facile d’en avoir. D’abord, plusieurs quartiers restent inaccessibles ; aussi les propriétaires des maisons nous exigent le paiement de trois mois de caution et enfin on nous a donné très peu de temps pour nous y préparer, du moins on nous a signifié que nous devrions déménager le 2 octobre ».

La même pression pèse sur les militaires célibataires mutés à l’intérieur du pays qui ont reçu des appels téléphoniques leur signifiant de revenir à Bujumbura pour récupérer leurs effets avant le 12 octobre 2015.

Pour rappel, cet appel à déménager ou démanteler les camps militaires du 11ème Bataillon blindé et du Bataillon Para a commencé à être mis en exécution suite au discours du Président Nkurunziza qui accuse les militaires de ces 2 camps d’être toujours impliqués dans des coups d’Etat. Les deux camps vont être redéployés respectivement à Muzinda en province Bubanza et Mujejuru en province Bujumbura.

vendredi, 09 octobre 2015 14:07, http://www.rpa.bi